surma-route.net
Les précédents éditoriaux
Le lecteur trouvera ici un archivage des textes éditoriaux publiés depuis le lancement du site.

Octobre-Novembre 2012
On refait le «match»!!

Quand j’ai parcouru la nationale 1 historique pour la première fois en septembre 2006, je ne savais pas encore ce qu’allait devenir le site Sur ma route… Ce fut surtout, à l’époque l’occasion d’une «chasse» amusante au vieux panneau l’espace d’un weekend ensoleillé de fin d’été…

Je venais alors de terminer mon voyage sur la nationale 5 historique de Paris à Genève et je constatais avec inquiétude la disparition rapide d’un petit patrimoine routier a priori dénué d’utilité mais qui, quelques années plus tard, allait me fournir la base me permettant d’approfondir le contenu de ce site… En soulevant la question de la mobilité au fil des âges, on entre dans toutes les thématiques liées à la route : histoire, géographie, sociologie, traditions locales, bizarreries diverses…

Ce mois-ci, après une longue et malheureuse interruption due à une main plâtrée en raison d’un accident de la circulation… même pas sur la route (!), mais dans une banale rue parisienne, nous allons revenir –petit à petit- sur les trajets déjà réalisés. Et c’est donc la route nationale 1 de Paris à Calais (trajet 1959) qui sera «réétudiée» de bout en bout. Au cours d’un périple hivernal, début 2012, je me suis rendu dans plusieurs médiathèques et bibliothèques présentes le long de la route afin d’y trouver de plus amples renseignements sur un axe majeur… celui qui a fait se rapprocher –ou s’opposer- Français, Anglais, Flamands…

Le nouveau voyage, réalisé durant les frimas hivernaux a néanmoins été d’un grand intérêt pour l’amateur de l’histoire des mobilités que je suis… Quel rapport entre les dépouilles des rois de France, le commerce du poisson frais et le ramassage du crottin de cheval? Et bien, cette route, le chemin de Paris à Calais, aujourd’hui remplacé par l’autoroute A16, qui a également supporté les cavalcades effrénées de l‘Empereur jusqu’à Boulogne… et ses rêves de conquête d’une Angleterre bien protégée par la Manche…

Bref, en évoquant la RN1 d’antan, qu’elle se soit dénommée route royale ou impériale, nous voilà, au bout de la chaussée toujours aux côtés de l’histoire, grande et petite… C’est avec la joie d’un explorateur que je me suis remis à arpenter le bitume, de Saint-Denis à Beauvais, d’Abbeville à Boulogne-sur-Mer… Voici la première partie: les 77 kilomètres qui séparent Notre-Dame de la vieille ville de Beauvais… Tant d’Histoire! Tant d’histoires…

A mes lecteurs: les routes de l’Est reviendront très vite à la Une du site Sur ma route avec des promenades documentées en Bourgogne et dans le Jura…

A bientôt!!

Marc Verney
Auteur du site


Juillet-Octobre 2012
Bonnes vacances d'été 2012!

Voici encore un nouvel été, synonyme de promenades sur les routes et dans les campagnes… Certains trouveront aussi le temps de lézarder au bord des piscines, des étangs, de la mer…

Bref, voilà quelques semaines de répit pour tous… sauf pour le site Sur ma route puisque nous allons petit à petit œuvrer toute la belle saison à entamer la refonte des plus anciens trajets (N1 par exemple…). Nouvelles photos, nouveaux textes, pour aller encore plus loin dans l’univers de l’histoire de nos routes et donc, de notre pays…!

J’espère que vous y trouverez le plaisir de refaire –virtuellement ou réellement- des trajets qui méritent vraiment un petit détour de l’autoroute qui, souvent, lamine les paysages… Ce n’est jamais beaucoup plus long, on y est tranquille et on y épargne de l’essence, des euros et de la mauvaise humeur… Bon, c’est vrai, je suis de parti pris!

En juillet et aoûtvoilà la deuxième partie de notre voyage sur la RN57 de 1959 en direction de Besançon. Au départ d’Epinal, nous prenons la direction de Remiremont pour obliquer ensuite vers Plombières-les-Bains. La route entre en Franche-Comté : Fougerolles, Luxeuil, Vesoul… voilà la Haute-Saône, département méconnu et pourtant riche en surprises historiques, créé à la Révolution française à partir de l'ancien bailliage d'Amont. Enfin, l’arrivée sur le Doubs nous fait visiter l’exceptionnelle cité de Besançon, au passé bouillonnant...

A bientôt!!

Marc Verney
Auteur du site

Juin 2012
Sur ma route… A Paris aussi!!

Le site internet Sur ma route vous a habitué à sillonner les chemins de France et à admirer les beaux paysages, le petit patrimoine dissimulé le long de nos anciennes nationales… Ce jeu de piste automobile (ou cyclable) dure depuis 2005 et c’est avec un plaisir non dissimulé que nous avons partagé ces voyages qui nous ont aussi tant appris sur l’histoire de la France…

Dans la capitale française, nous avons raconté ici l’histoire du boulevard périphérique et nous avons, au fil de quelques pages, collecté tout un petit patrimoine bien caché au fil des avenues et rues parisiennes.

Un livre, sorti récemment nous conforte dans notre démarche de curiosité et d’éveil… Lisez ces extraits de la quatrième de couverture de Curiosités de Paris (éd. Parigramme): «Et si la ville n’était qu’un vaste cabinet de curiosités? Une collection de petits riens intrigants, de plaques désuètes, de graffitis d’un autre âge, d’enseignes révolues… dont le sens ou la raison d’être se sont souvent perdu avec le temps».

Là encore, on ne peut que mesurer la proximité du travail réalisé dans ce livre par notre consoeur Dominique Lesbros avec Sur ma route… Curiosité pour ces petits trésors, qui se trouvent au fil des rues, envie de relier la grande histoire avec les anecdotes qui chantent à nos oreilles…

Paris et les routes nationales, même combat!! Dominique Lesbros, avec sa plume et son regard nous emmène dans une capitale débordante de curiosités, nichées au ras du sol ou à flanc de gouttière… En matière de signalétique urbaine (les fameuses plaques bleues), eh bien l’auteure a réussi à en trouver une qui est en bois!! Rarissime! Bref, en 27 chapitres, du Paris, capitale chevaline, aux stigmates des guerres en passant par d’étonnantes sculptures ou de rigolotes erreurs architecturales, on voltige dans une capitale aux mille signes… et, du coup, l’histoire de cette ville nous semble plus proche, presque familière.

Nous ne pouvons que féliciter Dominique Lesbros pour une œuvre aussi singulière qui fait désormais voyager l’auteur du site Sur ma route le nez en l’air dans une capitale qu’il sillonne pourtant avec gourmandise depuis 1989.

Par ailleurs, ce mois-ci, le site Sur ma route sifflote du Jacques Brel… car nous voici, roulant en direction de Vesoul sur la route nationale 57 historique entre Metz et Besançon. Un total de 267 kilomètres remplis de surprises et de charmants virages.

Dans la région, les routes sont une vieille histoire: à l’orée du XIXe siècle, les chaussées en Lorraine sont bien souvent déjà tracées. En 1800, nous raconte l’Histoire de la Lorraine, la région disposait déjà de nombreuses routes rayonnant autour de Nancy, Lunéville et donc, Metz. Répondant à une logique commerciale, de grandes transversales ont été établies, comme celle des Flandres à Besançon. D’ailleurs, les livres anciens évoquent –dès 1587- un itinéraire postal partant de Metz afin de desservir Pontarlier et Genève.

Bon voyage sur les axes de Lorraine, des Vosges et de Franche-Comté!! On retrouve la deuxième partie de ce trajet lors de la publication datée de juillet 2012. A bientôt!

Marc Verney
Auteur du site

Mai 2012
L'amour des voyages, finalement...


Longue de 42 kilomètres, la route des Sapins, entre Equevillon (Jura) et Levier (Doubs), traverse tout simplement l’une des plus belles sapinières d’Europe. Deux raisons à notre sympathique visite… L’une est que les beaux jours arrivent (voilà une sensationnelle idée de balade remarquablement balisée !) et l’autre est que ces forêt regorgent d’anciennes signalisations que l’on ne voit nulle part ailleurs… Enfin, la forêt de la Joux recèle une merveille: un passage pavé antique qui servait jadis au commerce du sel!

On a compté 21 haltes majeures tout au long de cette balade en forêt. A chaque fois, ce sont des sentiers, des belvédères, des aires d’interprétation du site qui nous font mieux comprendre l’importance historique et économique de cet immense massif forestier, qui se dresse au cœur du Jura.

Ainsi, parmi tous ces bois, la forêt de la Joux (plus de 2500 ha), nous raconte le Guide Vert Michelin du Jura de l’année 1964, est incomparable grâce "aux dimensions exceptionnelles qu’atteignent ses sapins: certains ont jusqu’à 50 m de hauteur et 1,40 m de diamètre. Il faut allernous dit le guide, sous les tropiques ou en Californie pour trouver des arbres plus importants." De fait, rien n’a changé… Alors, partons, non?

Ce site va encore publier deux fois avant les congés d'été: un long trajet sur la N57 ancienne, qui allait de Metz à Besançon. C'est l'une des ultimes grandes nationales se dirigeant vers les monts du Jura à n'avoir pas encore été répertoriée par Sur ma route. Un voyage réalisé lors des vacances de printemps 2012.

Et puis ce livre sur lequel je suis tombé dans une librairie parisienne... Je connaissais les récits de voyage d'Arthur Young faits en France à la veille de la Révolution. C'est une chose d'en avoir entendu parler, c'en est une autre de lire les mots d'Arthur Young... "Au cours de sa traversée à cheval du Royaume entre 1787 et 1789, nous explique-t-on sur la quatrième de couverture de ce livre de poche paru chez Texto, le voyageur anglais fréquente tous les milieux, des auberges à la cour de Versailles en passant par les théâtres".

"Sa description riche et complète du mode de vie des habitants, poursuit l'éditeur, évoqué notamment grâce à l'agronomie, la gastronomie ou encore l'état du réseau routier accompagne parfaitement son propos. Observateur avisé, doté d'une plume aisée, Arthur Young analyse surtout de façon remarquable les moeurs qui régissent la société et l'état d'esprit des Français avant les événements de 1789."

Voyons la description de Young, datant de 1787, dans cette région du sud de la France: "Les routes ici sont des travaux étonnants. J'ai traversé une colline qui avait été percée en plein rocher, pour faciliter une descente; cette tranchée coûte 90 000 livres bien qu'elle ne s'étende que sur quelques centaines de yards. Trois lieues et demi de route de Sigean à Narbonne ont coûté 1,8 millions de livres. Ces routes sont superbes jusqu'à la folie. Des sommes énormes ont été dépensées pour aplanir même de simples pentes. Les chaussées sont surélevées et entourées d'un fossé de chaque côté, formant une masse solide de route artificielle...".

Il est amusant de constater, à plusieurs siècles de distance, comme des voyageurs-écrivains tels qu'Arthur Young au XVIIIe siècle et des écrivains-voyageurs comme Graham Robb au XXIe siècle (voir édito de février-mars 2012) partagent la même passion pour notre Hexagone... Un amour tout britannique, donc...

Bonne route!!

Marc Verney

Auteur du site

Avril 2012
Une nouvelle vie...

L'informatique reste encore de nos jours une grande aventure pour l'amateur éclairé qui souhaite développer lui-même son site en dehors des sentiers battus... C'est-à-dire hors blogs, sites en kit "façon Ikea"ou pages Facebook ! Le site Sur ma route vient de complètement changer de matériel, obligeant l'auteur à de multiples manipulations et vérifications diverses... Bon, le principal est de publier!!

Mais que d'efforts, de suées face à un ordinateur surpuissant mais qu'il faut dompter et à de nouvelles logiques de mise en ligne qu'il nous faut intégrer. La valse des systèmes et du hardware est tellement rapide que l'on peine, parfois, à comprendre et intégrer les logiques à l'oeuvre. Facebook, Twitter, Cloud Computing, applications... Un nouveau vocabulaire est désormais en place... camouflant des contingences mais aussi des possibilités incroyables qu'il faudra bien ici appréhender à leur juste valeur. Patience...

Déjà je viens de mettre en ligne notre nouvelle promenade... Un exploit dans ce contexte très bouleversé! En avril 2012, on ne va pas vous refaire le coup de la "Highway 66" à la française!! La route nationale 66 historique de 1959 relie simplement Bar-le-Duc en Lorraine à Bâle, aux portes du Jura suisse.

Soit un parcours de 287 kilomètres (d'après l'Atlas des Grandes routes de France 1959) qui nous fait sillonner la Lorraine, contourner les ballons des Vosges, traverser les vignobles d'Alsace... et finir au pied du Rhin, dans cette croquignolette région du Sundgau. Nous voilà encore une fois sur un antique axe commercial majeur, qui a jadis relié le nord -riche- de l'Italie à la Lotharingie... Le trajet a été effectué (d'une traite) en octobre 2011.

Et puis, pour nos internautes les plus impatients, je leur ai préparé le "petit" cadeau de notre page principale de ce mois: deux photos retrouvées dans mes archives. Elles évoquent une période fantastique de ma vie professionnelle: la couverture -pour mon média- de la Coupe d'Afrique des nations de football de l'année 2008 au Ghana. Les stades se trouvaient à plusieurs centaines de kilomètres de distance les uns des autres et la voiture était le moyen de transport essentiel.

Avec mon chauffeur Abraham, nous avons sillonné pendant un mois le pays de long en large, traversant les zones les plus incroyables de ce pays d'Afrique. Les routes étaient parfois jalonnées de belles bornes au chapeau rouge qui m'ont immédiatement rappelé leurs soeurs françaises... Alors, un jour, sous les yeux étonnés des Ghanéens, j'ai fait arrêter notre voiture et j'ai sauté sur le bas-côté pour ramener une image de ces bornes kilométriques. C'est celle que vous voyez à gauche de cet éditorial.

Bonne route!!

Marc Verney

Auteur du site

Février-mars 2012
Voyages et voyageurs...

En Haute-Corrèze, la route n°140 a été très longtemps appelée "la route des boeufs d'Egletons à Paris" en raison du fort trafic commercial de ces animaux sur sa chaussée... c'est ce que le lecteur va notamment apprendre lorsqu'il ouvrira la deuxième et dernière page consacrée à la route nationale 140 d'antan...

Nous voici au-delà de Guéret... Devant nous se trouvent les kilomètres les plus escarpés du chemin: d'abord les sympathiques reliefs de la Creuse jusqu'à Bourganeuf, un passage boisé dans la Haute-Vienne, de beaux virages en Corrèze... au bout de la route, le Lot et Figeac. La France aura été traversée dans une aimable transversale nord-sud... Au final, le soleil est au rendez-vous sur le sommet des causses car ce voyage a été réalisé en août 2011!!

Le mois dernier, j'évoquais, dans cet éditorial, ceux et celles qui ont écrit ou bien sont en train d'écrire autour de leurs voyages en France... Une démarche profitable qui m'a encore plus ouvert les yeux sur les richesses qui se trouvent sur les rayons de nos libraires préférés...

Voilà Graham Robb. cet écrivain britannique, qui a déjà écrit une Histoire de Paris vient de publier chez nous Une histoire buissonnière de la France chez Flammarion (publiée en 2007 en anglais). "Ce livre est le résultat de vingt-deux mille cinq cents kilomètres à vélo et quatre années en bibliothèque. Il décrit la vie des habitants de la France de la fin du XVIIe siècle au début du XXe siècle"... C'est tout à fait les pages susceptibles d'enthousiasmer l'arpenteur des anciennes nationales que je suis...

Chaque été, depuis une vingtaine d'années, Robb sillonne les routes de France à la recherche des forces -parfois antagonistes- qui ont créé ce pays: langue, traditions, politiques de centralisations, modes de transport... C'est sur le sujet de l'évolution des mentalités (souvent contraintes) que l'auteur nous entraine avec brio dans ce tourbillon de modernité qui a façonné la France contemporaine.

Ainsi, sur les déplacements: "Un voyage en diligence était une aventure dont on gardait le souvenir jusqu'à la fin de ses jours. En 1827, la Gazette universelle de Lyon recommandait aux chefs de famille de "songer par précaution à leur testament" avant de s'embarquer dans une expédition aussi téméraire"...

Et de poursuivre: "Proportionnellement, un siège de diligence rapide revenait aussi cher qu'un billet d'avion de première classe aujourd'hui". L'amélioration des communication, leur rapidité, a irrémédiablement changé la vision que l'on se fait d'un paysage: "Une fois que l'échelle de la locomotion humaine eut été rééchelonnée en fonction des machines à vapeur et des voitures circulant à belle allure sur les routes macadamisées, toute autre forme de transport parut trop lente pour être digne d'intérêt"...

Ces chambardements et ces évolutions nous sont narrés au fil des pages par Graham Robb, qui avoue: "Ces pages devaient à l'origine composer le guide historique que j'aurais voulu lire lorsque je me suis lancé à la découverte de la France"... On est d'accord!! Cet ouvrage est un vrai petit bijou ciselé, comme jadis, par un de ces voyageurs éclairés qui prennent le temps de voir et d'écouter ce qui se trouve autour d'eux...

Au lecteur: ce site va se reposer un moment, histoire de régénérer un matériel informatique devenu presque obsolète. La course à la modernité nous impose un changement continuel dont, hélas, nous ne pouvons nous retirer.

Marc Verney

Auteur du site


Janvier 2012
La route raconte des histoires...

Ce mois de janvier 2012 nous allons carrément sortir de nos sentiers habituels... La route nationale 140 historique de 1959 nous propose en effet un trajet des plus singuliers qui soient...

Entamés dans le Loiret, ses premiers kilomètres de bitume nous emmènent sur les bords de la Loire, traversée à Gien sur un pont centenaire. Puis nous voilà filant tout droit vers Bourges, l'ancienne cité royale; le vert Berry s'ouvre devant nous jusqu'à la Châtre dans l'Indre.

Voici ensuite la Creuse et Guéret... puis un court extrait de Haute-Vienne avant d'entamer le long cheminement autour des monts corrézien et de rejoindre -enfin- Figeac et le Lot, sous le soleil, exactement!!

Ce sont quand même 453 kilomètres de magnifiques chaussées -souvent à l'ancienne- qui se profilent devant nous... La première partie traitée ce mois nous emmène de Gien à Guéret, patrie des maçons qui ont contribué à bâtir les plus beaux édifices parisiens et lyonnais.

Et qui ont sans doute voyagé comme jamais sur ces axes poussiéreux traversant le Berry, l'Orléanais, le Gâtinais...

Une fois de plus, la route raconte une histoire, mille histoires, qui, se chevauchant, vont nous entraîner dans la grande Histoire de France, ce roman vrai, intense et passionnant que nous dévorons depuis la création de ce site en 2005.

D'autres initiatives viennent, au fil du temps, renforcer notre conviction que ces voyages enrichissent, nous font devenir plus sensibles, plus ouverts à l'autre, aux autres...

C'est le brillant photographe Raymond Depardon qui, en images, nous a récemment donné à voir une autre France, modeste et colorée. C'est aussi l'écrivain Jean-Christophe Bailly qui, avec son ouvrage Le dépaysement, voyages en France (le Seuil) nous livre aujourd'hui sa vision de notre pays...

Son livre est une sorte de "coupe mobile" de l'Hexagone, avec un auteur qui déambule entre des lieux marqués par la grande histoire vers d'autres, plus discrets -à l'opposé d'un Mont-Saint-Michel- comme les résurgences de la Loue dans le Doubs ou le cimetière de Toul...

Cet intérêt pour les voyages en France est confirmé par les projets récents de l'acteur Lorant Deutsch. Dans les colonnes du Nouvel Observateur du 15 décembre (supplément TV-Paris), on peut lire que le comédien souhaite arpenter la France en 2012 et rédiger un ouvrage racontant l'histoire de France à travers les grands axes de circulation... cela ne vous rappelle rien?

C'est vrai que la France passionne. Il suffit de hanter les brocantes et les foires aux vieux livres pour voir de multiples ouvrages consacrés aux balades dans l'Hexagone. Pour ne citer que ces deux-là, je me suis récemment procuré La France inconnue, de Georges Pillement (Grasset) ainsi que Le Jura, de Gustave Fraipont, dans la collection Les montagnes de France (Henri Laurens éditeur)...

Ces livres sont tous bâtis sur le thème du voyage et de la surprise que le promeneur rencontre au tournant suivant... Et cette passion ne date pas d'hier: Georges Pillement a écrit ses ouvrages dans les années cinquante, Gustave Fraipont, au tout début du XXe siècle...

Et puis, on n'oubliera pas ces grands voyageurs du XIXe siècle, Français, Britanniques, Allemands, qui ont tous foulé la poussière de nos routes, racontant leurs chevauchées, leurs émotions...

Bonne année 2012 à tous nos amis voyageurs...

Marc Verney

Auteur du site


Décembre 2011
Une promenade "hors les murs"!!

Après la publication, ce mois de décembre 2011, de la dernière partie de la balade sur la RN79 historique, nous allons réaliser pour ce début 2012 un voyage exceptionnel sur une route qui traverse la France quasiment de part en part...

Il s'agit de l'ancienne nationale 140 qui relie la N7 près de Gien à Figeac. Non seulement cette route a un parcours incroyable, mais son macadam sillonne les plus belles provinces de notre pays, entre le Centre et le Sud-Ouest.

Les fans de petit patrimoine routier seront ravis. Tout au long de cet ancien bitume, une ribambelle de vieilles signalisations (Michelin et autres) qui ont été photographiées lors de plusieurs trajets aller et retour.

Alors, pourquoi se priver et voir -un peu- le site Sur ma route sortir de ses sentiers habituels...!

Dès février, le site reprendra cependant ses bonnes habitudes dans l'est de la France avec une visite à la "Road 66" française, la RN66 qui relie Bar-le-Duc à Bâle.

Le trajet a été réalisé cet automne, et là aussi, il y a de belles choses à visiter... Bonnes fêtes!!!

Marc Verney

Auteur du site


Novembre 2011
Chaussées d'automne et d'hiver

En novembre, le site Sur ma route vous propose une promenade sur la route nationale historique n°79. Numérotée en 1824, la 79, qui succède à la route impériale 97, nous dit le site Wikisara, relie Nevers à Genève par Decize, Digoin, Paray-le-Monial, Charolles, Mâcon, Bourg et Nantua.

Voici une belle promenade qui nous fait rouler sans hâte le long de la Loire, zigzaguer entre les monts et les vignobles du Mâconnais ou encore escalader hardiment le Revermont jurassien!!

Le trajet effectué a été réalisé en début d'été 2011, ce qui nous permet de profiter de quelques images bien ensoleillées et qui vont nous rappeler -pour certains- le manque d'eau qui a frappé les campagnes dès avril de cette année...

Un peu comme sur la route blanche Paris-Genève, la N79 est placée sous le signe de l'Helvétie, puisque nombre de traces restantes font référence à la Suisse. C'est toujours amusant de le constater lorsqu'on se trouve à des centaines de kilomètres à l'intérieur des terres françaises!

Après avoir terminé la promenade sur la RN79 historique, le site Sur ma route se penchera exceptionnellement pour le premier mois de l'an 2012 sur une très longue et intéressante route, la RN140, qui débute non long de Gien (Loiret) et qui s'achève -en 1959- à Figeac (Lot).

Un périple remarquable qui coupe la France en deux et qui traverse de magnifiques contrées riches en petit patrimoine en tout genre...

C'est, on va dire une sorte de "cadeau" que je vais ainsi faire à tous les internautes qui s'intéressent à Sur ma route...

Ca fait du bien de "sortir" de notre périmètre habituel!! Bonne route!

Marc Verney

Auteur du site


Octobre 2011
Les routes... kilomètres après kilomètres!!

En octobre, le site Sur ma route vous propose une promenade pas banale. La route nationale historique n°92 de 1959 nous balade de Genève à Valence en passant par Seyssel, capitale d'un petit blanc aux effluves de violette et Romans, capitale de la chaussure peu chère (madame en frétille d'avance!).

Encore une fois nous voici installés dans la grande histoire de France puisque cette route, bâtie en partie par les Sardes, nous rappelle que la France avait par là sa frontière avec le royaume de Piémont-Sardaigne jusqu'en 1860.

Le trajet n'affole pas le compteur kilométrique du véhicule: environ 190 km de bons et loyaux services... Un ruban de bitume à suivre cependant en deux parties tant est riche la documentation et l'iconographie récoltées tout au long de cette R.N.92; première partie de Genève à Seyssel et deuxième tronçon, de Seyssel à Valence.

Kilomètres après kilomètres, notre (votre!) site avance patiemment au travers des paysages français. Toutes ces années n'ont pas émoussé ma curiosité, loin de là...

Très bientôt, nous allons revenir sur quelques anciennes routes déjà "traitées". Il s'agit, vous l'aurez remarqué sur les derniers papiers publiés, d'enrichir les informations -touristiques et patrimoniales- déjà récoltées par des données techniques et anecdotiques...

De plus, nous n'oublions pas, loin de là, le trajet initial de ce site, la route blanche nationale 5 de Paris à Genève et Saint-Gingolph. Nous avons visité l'ensemble des archives départementales, municipales localisées le long du ruban de bitume...

Une masse considérable d'informations passionnantes a été ainsi rassemblée... Il en sera bientôt question ici! En attendant, bonne route à toutes et à tous!

Marc Verney

Auteur du site


Septembre 2011
Déjà la fin de l'été...

Parfois, je me dis que si j'étais une route, je serais la RN75! Entamant son trajet au milieu du vignoble sud-bourguignon, voilà qu'elle batifole entre gastronomie bressanne et jurassienne avant d'entrer au pays des cimes, royaume des raclettes et fondues...

Car, oui, au bout de la route, il y a toujours la gourmandise, le plaisir de l'étape, la joie pétaradante de la découverte... En fait, bon... il vaut mieux être le véhicule qui parcourt le macadam, non?

Alors, nous voilà donc, pour la publication de septembre 2011 aux portes des Alpes pour la deuxième partie du trajet. Sous nos yeux, la R.N.75 historique se lance à l'assaut des contreforts alpins...

Après le carrefour des Abrets, la chaussée file en direction de Grenoble non sans avoir longé le lac de Paladru et traversé Voiron, la ville imprégnée par la Chartreuse...

Après Grenoble et le col de la Croix-Haute, notre promenade s'achève à Sisteron, ville au goût de lavande, parfumée par les prémisses de la Provence...

Une belle histoire,
donc, pour conclure un été capricieux au sens météorologique du terme mais qui nous aura permis néanmoins d'arpenter les voies dont nous vous raconterons l'histoire dans les mois prochain.

Toutes, ont, comme souvent ici, l'occasion de se donner rendez-vous au pied du massif jurassien qui ne cesse de nous étonner, par la diversité de ses paysages et sa tranquille certitude d'être un lieu précieux, loin des folies urbaines et des plages surpeuplées...

Marc Verney

Auteur du site


Juillet-Août 2011
Les routes des vacances nous attendent

Une nouvelle fois le site Sur ma route prend ses quartiers d'été et part vadrouiller sur le bitume brûlant de nos anciennes routes nationales.

Comme d'habitude, on nous retrouvera dans l'est du pays... mais, c'est vrai, notre activité est bien plus discrète que la Google Car, rencontrée en ce début 2011 à Châtillon-sur-Seine et qui photgraphie méthodiquement les paysages de France. Bon, on ne joue pas dans la même catégorie...

Pour ces mois de juillet et d'août, on va s'intéresser à l'un des axes les plus importants du pays, l'ancienne N75. C'était, dans les années soixante, la route des Parisiens se précipitant dès les premières neiges à l'assaut des stations de ski des Alpes.

La route nationale 75 historique reliait Tournus en Saône-et-Loire à Sisteron (Alpes de Haute-Provence). Un pied dans le nord, un pied dans le sud, la route passe au raz du Jura, s'ouvre sur les paysages du Bugey avant de traverser Grenoble et de grimper lentement jusqu'au col de la Croix-Haute, sommet du parcours à 1179 m.

Puis le bitume redescend joliment vers Sisteron au son des premières cigales; nous aurons roulé un peu plus de 300 km sur cette "autre route blanche" (aux côtés de la RN5 Paris-Genève) au rythme de l'Atlas Michelin des routes de France 1959... On vous livre tout d'abord la première partie: Tournus-Les Abrets.

Et puis nous publions également la troisième partie de la promenade autour et dans Paris...Si les abords de la capitale sont riches (encore un peu!) en ancien patrimoine routier, on ne peut en dire autant de la capitale intra muros, qui a, année après année, renouvelé sa signalisation.

Paris a d'ailleurs installé relativement tard des indications routières: le premier sens unique est instauré en 1907 et le premier signal directionnel n'est posé que le 5 mai 1923 sur les quais de la Seine (rive droite).

On vous souhaite donc plein de découvertes et de jolies surprises le long des routes de France... On se retrouve dans le coeur du mois d'août 2011 pour la publication de la deuxième partie de la promenade sur la R.N.75 historique.

Bon été!!

Marc Verney

Auteur du site


Juin 2011
Passionnants voyages!

Que ce soit autour du périphérique, sur une petite départementale perdue, ou bien encore sur l'une de nos anciennes grandes nationales, l'histoire, petite ou grande, nous saute à la figure à chaque tournant... C'est l'un des plaisirs de ces voyages sur les belles chaussées hexagonales...

Le trajet qui nous intéresse ce mois-ci ne déroge pas à la règle... Charleville-Mézières-Luxeuil par Verdun, voilà le long trajet (un peu plus de 300 km) de la route nationale 64 de 1959. La voie longe les plus importants champs de bataille de l'histoire de France: Sedan, l'Argonne, Saint-Mihiel, Verdun...

Et de toutes les époques... Le 31 août 1944, c'est à Verdun que l'armée Patton franchit la Meuse et se tend irrémédiablement vers le coeur du IIIe Reich; le 1er septembre 1870, c'est à Sedan que Napoléon III est fait prisonnier par les Prussiens... Plus au sud, nous croiserons une fois de plus le souvenir de Jeanne d'Arc puisque la chaussée nous amène aux portes de la maison de la pucelle d'Orléans...

Mais il n'y a heureusement pas que les guerres: à Commercy, voici les madeleines, tandis qu'à Verdun nous croquerons dans de savoureuses dragées... Et finalement, nous croquerons à belles dents dans un sympathique jambon macéré au vin du Jura tout en buvant la bonne eau de Contrexéville...

Petite histoire encore sur cette surprenante N64: c'est à Neufchâteau, en pleine forêt lorraine qu'un certain Walt Disney débarque en 1918 avec les troupes américaines venues batailler contre les Allemands au côtés des Français et des Anglais... Y imagina-t-il son Bambi?? Et un peu plus loin, c'est à la minuscule bourgade de Darney que le nouveau président tchécoslovaque Masaryk réserve sa première visite en France... Pourquoi? Eh bien à vous de le découvrir au fil des kilomètres de cette N64...

Un dernier mot sur la rocambolesque affaire des radars: tout au long des routes de France, des centaines de ces machines traquent le kilomètre/heure supplémentaire, synonyme de points perdus... Elles ont, jusqu'à présent, permis de préserver des vies (il faut se rappeler que dans les années 70, c'était l'équivalent d'une petite cité qui périssait dans les accidents de la route...).

Supprimer les panneaux avertissants ces radars ne pose pas de problème au voyageur -lent- des anciennes nationales... Encore faut-il que les limitations de vitesse qui nous sont imposées soient clairement affichées et que leur but soit la sécurité... Il faut, du coup, dire non à certaines limitations abruptes sur quelques centaines de mètre et qui peuvent, parfois, être vues comme des pièges pour automobilistes!

Marc Verney

Auteur du site


Mai 2011
Après le périph', un peu d'air!!

Mes promenades à pied autour du boulevard périphérique parisien m'ont fortement incité à chercher très vite un peu d'air pur... Eh bien voilà, du côté du nord de la Bourgogne se trouve l'amorce d'une ancienne nationale emplie d'histoire et de paysage, la RN80.

Celle-ci, sillonnant joliment les campagnes bourguignonnes entre Châtillon-sur-Seine et Cluny, propose de mieux faire connaissance avec les paysages du Morvan et de découvrir un mignon chapelet de cités de caractère: Châtillon-sur-Seine, Montbard, Semur-en-Auxois, Saulieu ou bien encore Autun.

Une touche d'histoire: de place en place, le macadam de cette voie recouvre certains grands axes de la Gaule gallo-romaine... Ce fut aussi, un temps, une concurrente efficace à la route de poste Paris-Lyon par Arnay-le-Duc...

Et puis l'Empereur est passé par là... Un dernier mot: lors de sa création, en 1824, l'itinéraire est décrit comme étant la voie de Châtillon-sur-Seine à Mâcon par Autun. Pour notre part, nous suivrons le chemin de 1959 tel que visible sur notre vieil -mais néanmoins fidèle- atlas Michelin (un trajet effectué en octobre 2009 et en février 2011).

D'ici l'été nous arpenterons encore quelques axes nationaux déclassés dans l'est et le sud-est de notre beau pays... Le périmètre éditorial de ce site n'a pas changé: faire découvrir les anciennes routes d'un grand quart nord-est de l'Hexagone.

Je réalise avec plaisir ce site de manière bénévole depuis 2005, je le construit aussi -bien sûr- pour une idée: celle de contribuer à retrouver les plaisirs du voyage lent, où l'on s'arrête au gré de nos envies et non en suivant un chemin prédéterminé...

Vous me connaissez maintenant, j'aime butiner! Mais faut-il plus aller vers le vieux patrimoine routier (qui disparaît rapidement) ou bien compléter la balade avec de plus amples infos touristiques?? La balle est dans votre camp, amis lecteurs!

Marc Verney

Auteur du site


Avril 2011
Promenades de printemps

Dans quelques paires d'années sans doute, les historiens se demanderont pourquoi les Occidentaux aimaient tant tourner en rond sur les pistes de bitume qui encerclaient leur cités d'un rideau de métal et de béton quasi inexpugnable... Bon, nous n'en sommes pas encore à décrypter le mode de vie du Parisien moyen qui cherchait avant tout à aller le plus vite d'un point A (son domicile) à un point B (son boulot) en utilisant pour ce faire un transport individuel gourmand en espace et en énergie: sa voiture...

Notre deuxième promenade aux alentours du boulevard périphérique parisien nous emmène de la porte de la Chapelle à la porte d'Italie. On y découvrira que, dès le XVIIe siècle, une véritable organisation industrielle -le chasse-marée- apportait de nuit à Paris le poisson fraîchement pêché à Calais, Boulogne ou Dieppe... que l'histoire industrielle de la capitale a profondément marqué le nord de Paris (les Grands Moulins de Pantin, les abattoirs de la Villette...), qu'un canal napoléonien a failli devenir une autoroute en pleine cité... Nous frôlerons aussi les twin towers parisiennes à la porte de Bagnolet et nous remercierons Serge Gainsbourg de "couvrir" le périph'...

Enfin, le site retourne sur la route nationale 5 historique... Quand on se promène au rythme de Sur ma route on ne va pas vite il est vrai et c'est tant mieux... Du coup, on se fait plaisir en regardant, kilomètre après kilomètre, les paysages changer, évoluer... Et qu'est-ce que l'on voit, au milieu des herbes poussant sur les bas-côtés?? Ces bonnes vieilles bornes qui égrènent les distances sur nos routes depuis les siècles passés... Nous vous présentons les échantillons représentatifs vus tout au long de la RN5 historique...

Bonnes promenades! Après tout, le printemps s'installe, non?

Marc Verney

Auteur du site


Mars 2011
Un tour autour de l'anneau!!

Pour le piéton, s'aventurer sur les bords immédiat du périphérique parisien s'apparente à un suicide. C'est dit.

Non, il faut virevolter autour de l'anneau par les rues adjacentes, retrouver le tracé des Maréchaux, passer les portes au milieu de la circulation tonitruante... retrouver quelques havres de paix surprenants, mais aussi oser traverser certaines zones "difficiles", espaces urbains en déroute, qui en disent long sur la nature de notre civilisation...

Cette promenade dans l'ouest parisien est loin d'être touristique. On y rencontre du béton, du métal et du plastique. Des gens, aussi... Il y aurait quand même 100 000 personnes habitant autour de ce cercle de bitume...

Notre périple va commencer dans un toussotement! Nous voilà à la porte d'Orléans, enserrés dans une masse métallique mouvante et bruyante. C'est un dimanche de retours de week-end. Les Parisiens sont nombreux à tenter de se faufiler entre les rames du moderne tramway qui sillonne désormais le boulevard des Maréchaux...

Mais auparavant, il faut entrer dans Paris par l'autoroute du Sud... Et là, depuis 1960, le trafic se concentre sur un triangle de bitume où convergent les véhicules venus d'Orly, de Longjumeau (RN20) et de la RN7 au sud de Corbeil... Mais en 1954, un projet prévoyait d'amener l'autoroute directement au coeur de la capitale à la place Denfert-Rochereau! Tentative heureusement retoquée par le Conseil municipal...

Et puis cette promenade va nous faire redécouvrir certaines grandes nationales historique au départ de Paris, comme la nationale 20 (porte d'Orléans), la nationale 10 (porte de Sèvres), la nationale 13 (porte Maillot) ou bien encore la nationale 14 (porte de Clignancourt).

Marc Verney

Auteur du site


Février 2011

"Minor roads, big joy !" (*)


En 1959, quand je consulte attentivement mon Atlas Michelin des routes, la route nationale 67 se lance en direction des monts jurassiens depuis Saint-Dizier.

Une bien originale traversée de l'est français, entre Lorraine et Franche-Comté, sur une chaussée, aujourd'hui déclassée ou réaménagée en voie rapide. Du coup, au fil des kilomètres, à Joinville, Champlitte, Marnay ou Ornans, on retrouve cette agréable sensation: voyager tranquille pour découvrir un pays écarté des autoroutes.

La troisième et dernière partie de cette balade sur la RN67 historique de 1959 nous emmène d'ailleurs de Besançon à la frontière suisse en passant par la vallée et la source de la Loue, les alentours du magnifique Mont-d'Or...

Eh oui, les monts du Jura cachent aussi quelques unes de leurs plus belles merveilles dans le Doubs...

C'est toujours un plaisir sans cesse renouvelé qui me fait rouler, marcher ou trottiner le long de ces anciennes chaussées de bitume craquelé. A chaque virage ou presque, une nouvelle surprise visuelle, des paysages à taille humaine...

Et il est enthousiasmant de voir que cette thématique a été et est encore partagée par beaucoup (y compris dans le passé!!)... En fouillant dans les stocks d'une librairie d'occasion du boulevard Saint-Michel à Paris, je suis tombé sur un guide de langue anglaise édité en 1974 par Darton Longman & Todd.

Quel est le contenu de l'ouvrage, rédigé par Peter Brereton et intitulé Through France on minor roads? Et bien, tout simplement, "Meet the real France that everybody loves but few foreigners discover"...

Nos amis britanniques, déjà pionniers des voyages au XIXe siècle, seraient-ils aussi des pionniers du slow travel motorisé? L'ouvrage propose en tout cas sept itinéraires traversant la France... dont la fameuse et charmante route buissonnnière déjà évoquée ici par le site Sur ma route.

Quelques mots en VO (pour le plaisir) d'une description de la route N437 historique entre Morteau et Pontarlier: "After Morteau the road proceeds by the narrow and spectacularly beautiful gorges of the River Doubs. On either side of the road and the sparkling, crystal-clear river, immense vertical rocks overshadow the scene. Higher still, in the background, are the pine forests".
Mignon, non?

(*) Petites routes, grande joie!

Marc Verney

Auteur du site

Janvier 2011
Une bonne année 2011!

Eh bien voilà, nous sommes en 2011, cinq ans après les débuts du site Sur ma route. La France a été parcourue en long et en large; il semble bien qu'il y ait encore tant d'endroit et de jolies chaussées à découvrir, comme celle-ci, thème de ce mois de janvier 2011...

La route N469 historique
(aujourd'hui D469) pique tout droit vers l'une des plus belles régions du Jura, la reculée des Planches et la ville d'Arbois capitale du vignoble jurassien, aimablement située au coeur de ce "bon pays" qui touche tous les amateurs de bonne chère...

Oh, le trajet est remarquablement court...
à peine une trentaine de kilomètres, mais suffisamment pour passer de la plaine à la montagne et pour trouver, sur notre chemin, d'anciennes signalisations forestières perdues au creux des bois touffus!

Les amateurs des voyages et des routes vont noter cet anniversaire 2011
: il y a deux siècle, fin 1811, était établi sous le 1er Empire le tout premier système de numérotation des routes appartenant à l'Etat.

A l'époque, l'Empire français s'étendait dans le nord de l'Europe et comprenait aussi une partie de l'Italie. En 1811, il y avait donc au total pas moins de 130 départements français!

Le système de numérotation
fut créé en fonction de ce large territoire et comprenait des routes maintenant situées à l'étranger.

Ainsi, par exemple, les numéros allant de 1 à 14
correspondaient aux quatorze routes de 1ère classe reliant Paris aux grands ports militaires ou aux grandes cités de l'Empire. Numérotées dans le sens des aiguilles d'une montre au départ de Paris, le n°1 fut logiquement attribué à la route de Paris à Calais.

Là, c'est l'importance stratégique
qui a compté dans le choix de cette numérotation puisque Napoléon comptait bien débarquer un jour outre-Manche... En 1811, la route nationale 5 ("notre" route blanche) porte le nom de route impériale n°6 de Paris à Rome en passant par Dijon, Genève et Milan. Long de 1420 km, l'itinéraire passait par le fameux col du Simplon. Nous y reviendrons. Bonne route!!

Marc Verney

Auteur du site

Octobre, novembre et décembre 2010
Savez-vous que...

En 1959, la RN77 relie la Belgique (vers Bouillon) à Nevers, en passant par Sedan, Châlons, Troyes, Auxerre, Clamecy... Voilà une belle percée de 395 kilomètres, d'ailleurs souvent mise à profit par les envahisseurs venus de l'Est!!!

C'est aussi un bel itinéraire transversal comme on les aime qui nous fait décourir certaines des plus jolies villes de la Champagne et de la Bourgogne. Ce séduisant macadam, largement déclassé, permet de glisser tout en douceur des rudes coteaux ardennois à la douceur des bords de Loire. Tentant, non?

Eh bien, c'est le thème de cette fin 2010 puisque je me vois obligé de ralentir -très provisoirement- la production sur ce site en raison d'un changement à venir de matériel...

Ah, progrès technologique... Ca n'est hélas pas toujours pour le meilleur... Cette période est mise à profit pour peaufiner mon travail sur le trajet Paris-Genève!

A ce propos, savez-vous qu'au n°302 de la rue de Charenton, porte d'entrée de la route blanche dans Paris, on trouvait, en 1790, l'une des plus fameuses guinguettes du coin, le Cabaret de la Grande-Pinte, repaire du bandit Cartouche...

Savez-vous encore que, quelques kilomètres plus loin, on se baignait sans problèmes à Charenton au XVIIe siècle! Les beaux jours, il pouvait même y avoir jusqu'à quatre mille baigneurs sur les bords de la Marne... et que l'on y pratiquait même le naturisme!!!

Et puis, savez-vous encore que, sur la route de Melun, le week-end de la Pentecôte 1904, auront circulé 702 automobiles, 182 motos et 7683 bicyclettes... Ou bien encore que Tonnerre en Bourgogne voit naître le renommé Charles de Beaumont d'Eon, un agent secret du roi Louis XV qui se déguisait en femme...

Ou enfin que le canal de Bourgogne, qui longe sur de nombreux kilomètres la route blanche a vu aussi passer en 1885 un torpilleur de guerre... Quand on cherche bien, il est tout simplement incroyable de voir le nombre d'informations de tous genres que l'on récolte autour de l'histoire d'un trajet...

Drôles, parfois pathétiques ou bien tout simplement passionnantes, ces anecdotes et infos accompagnent notre voyage, nous font mieux approcher la réalité des régions traversées... En un mot, en ces temps où certains commencent à redécouvrir les plaisirs du "voyage lent"... ces petits riens nous guident et nous transportent dans la vraie vie. A déguster sans modération, non?

Marc Verney

Auteur du site

Septembre 2010
Rentrée des casses (*)

Lyon, voilà une cité qui nous étonnera toujours. Dotée d'un prestigieux passé, la cité n'a pourtant été, longtemps, qu'une étape encombrée sur la route du soleil. Et les voyageurs des années cinquante à aujourd'hui de souvent citer la traversée de la ville comme un cauchemar motorisé à peine adouci par le percement des tunnels de la Croix-Rousse puis de Fourvière...

L'image est injuste, car Lyon et ses trésors millénaires méritent bien plus qu'un regard, esquissé depuis le bitume d'une autoroute A7 parfumée par les gaz de millions de touristes européens...

Le site Sur ma route fait aboutir à Lyon deux des nationales historiques desservant les monts du Jura: l'axe N83, qui mène à Strabourg et la nationale 84, une bien belle chaussée, qui desservait Bellegarde et Genève. Mais Lyon, irriguée depuis la capitale française par les célèbres N6 et N7 a constamment été un des carrefours majeurs de cette partie de l'Europe.

En une page, nous abordons ce qui a fait le charme et toute la difficulté de la traversée de cette cité éminement attachante...

Ces mois d'été passés sur les routes de France me le confirment: le petit patrimoine routier se meurt à grande vitesse. Sans quitter notre principal objectif, la description des plus jolies routes touristiques menant au Jura et dans l'est de la France, je m'autoriserais, de temps en temps, la publication de galeries de photo liées aux vingt grandes routes nationales hexagonales traitées sur ce site. Sur ma route progresse à une allure d'escargot, c'est vrai, mais il y a ici, toujours présente, la volonté de donner le meilleur de ce que je recueille lors de mes trajets hexagonaux. Et de vous le faire partager.

Vous aurez noté de petits changements de couleur... et de mise en page. Voilà notre contribution au modernisme affiché par cette société hantée par le changement... Le rythme de parution évolue hélas de mois en mois; il y a d'une part mes lourdes obligations professionnelles et la concrétisation -d'autre part- d'une étude beaucoup plus poussée réalisée sur la route blanche Paris-Genève...

Il en sera bientôt question!!! Bonne rentrée!!!

(*) Une casse est la boîte utilisée en imprimerie pour ranger les lettres nécessaires à la confection de la page...

Marc Verney

Auteur du site

Juin-juillet-août 2010
Voilà l'été!

Oui, voilà l'été et les longs voyages sur les jolies routes françaises... Le moment de décompresser et de se changer les idées en admirant les paysages de l'Hexagone. L'auteur de ce site s'autorise une longue pause en raison de plusieurs projets, dont certains sont étroitement liés à la route blanche... On en reparlera!

Pour vous "aider" à patienter toute la belle saison (!), Sur ma route vous propose une longue promenade sur l'une des nationales les plus atypiques de ce pays, la N73 historique, qui, avant de traverser les plaines de la Saône et de la Loire passe un bon bout de temps au milieu des vallons du Sundgau, des monts jurassiens et des vignobles de la Bourgogne... Un superbe périple d'environ 400 kilomètres, nous indique l'Atlas des grandes routes de France Michelin de 1959...

Autre route mythique
et nettement plus fréquentée, la N7 refait parler d'elle grâce à Thierry Dubois. Plusieurs années après un premier ouvrage sur le sujet, cet auteur et dessinateur bien connu des "nostalgiques" de la route publie chez Drivers un nouveau livre consacré à la nationale 7. Il a bien voulu répondre à nos questions... Cette publication est passionnante à plus d'un titre: on y trouve de nombreuses photos inédites ainsi que de nouveaux dessins de l'auteur, qui montre-là un talent véritable à nous remettre en mémoire les années épiques de la route Paris-Côte-d'Azur!! Merci à lui!

Enfin, de nombreuses informations
nous prouvent que le temps du petit patrimoine routier qui reste encore en place au bord de nos chaussées est bien compté. Les destructions de panneaux Michelin et les ravalements de façades sont légions, du nord au sud du pays. Alors, à vos appareils photos (argentiques ou numériques)...

Bon(s) voyage(s)!!

Marc Verney
Auteur du site

Avril-mai 2010
Un bis pour le numéro 5!

Nous voici à nouveau sur le trajet de la route blanche ce printemps... Plusieurs portions du trajet Paris-Genève ont porté le numéro 5 bis entre Brie-Comte-Robert, Melun, Fontainebleau et Montereau.

Dans l'Yonne, la boucle, de Sens à Saint-Florentin par Villeneuve-sur-Yonne et Joigny a porté un temps le numéro 5 bis jusque dans les années 40 (pour être ensuite remplacé par le n°6)...

L'itinéraire emprunte l'un des anciens chemins de poste Paris-Dijon avant qu'il ne soit décidé d'ouvrir une voie plus directe par Cerisiers et la forêt d'Othe...

L'occasion est belle pour aller visiter sur 53 kilomètres quelques jolies cités de la vallée de l'Yonne...

Nouveauté, cette courte promenade est agrémentée de conseils aux voyageurs et d'informations touristiques sur les endroits traversés.

Finalement, c'est un peu le sens de ce site... Vous donner envie de prendre la route et de déguster les paysages, n'est-ce pas la finalité de tout ce travail??

Marc Verney

Auteur du site

Mars 2010
Désirs de printemps, de beau, de nouveau...

En 1959, la route nationale 60 reliait Châteauneuf-sur-Loire (non loin d'Orléans) à Toul en passant par Montargis, Sens et Troyes. Ce bel axe transversal croisait la RN5 (route blanche) à la hauteur de Sens et partageait avec elle quelques kilomètres de bitume jusqu'au carrefour du Petit-Villiers. La nationale 60 historique nous rappelle un gros morceau de l'histoire de France: la route relie Orléans, ville délivrée par Jeanne d'Arc en mai 1429 à la région de Vaucouleurs, où Jeanne, débarquée un an plus tôt de Domrémy, son village natal tout proche, est venue raconter ses visions à Robert de Baudricourt. Celui-ci lui donna par la suite une escorte pour aller voir le roi de France... On connaît la suite! Du coup, voilà que ce bout de macadam transversal prend une toute autre allure... Sur ma route vous propose donc de remonter le temps, et de faire un voyage jusqu'aux "sources" de l'épopée de la Pucelle d'Orléans... Pas mal pour entrer dans le printemps, non?

"No parking, no business"

Dès les premières minutes de vie du site Sur ma route nous avons été confrontés à cette "chose" tentaculaire qu'est la banlieue commerçante... Un très intéressant dossier sur le sujet a été publié dans le magazine Télérama du 13 février dernier. Il en ressort que, dans les années soixante, "l'empire du hangar", comme le dit joliment l'hebdo a très rapidement pris le dessus sur toute autre forme de développement urbain sous la pression d'architectes, d'entrepreneurs et d'ingénieurs qui n'ont souvent pour seule ambition que de rattraper le "retard" pris à l'époque par la France en matière de liaisons rapides et de modernisme made in USA...

Le tout voiture devait être le modèle à venir: un habitat de lotissements relié aux centres commerciaux et aux zones d'activité où l'homme ne peut se déplacer qu'en véhicule motorisé... Appliqué aux vieilles cités françaises parfois encore entourées de leurs murs féodaux, ce modèle allait finalement vite se montrer désastreux sur le plan environnemental et social.

"L'urbanisme raconte ce que nous sommes, dit encore Télérama. Le Moyen-Age a eu ses villes fortifiées et ses cathédrales, le XIXe siècle ses boulevards et ses lycées. Nous avons nos hangars commerciaux et nos lotissements"...! Aujourd'hui, cette dégradation de l'espace se poursuit sur fond de guerres commerciales entre enseignes rivales, de crise du logement, de spéculation foncière qui détruit les meilleures terres agricoles...

Comment désormais retrouver le goût de la cité, du vivre-ensemble?? Il y a urgence. La banalisation et l'uniformisation de nos paysages est désormais une réalité. De ville en ville, les mêmes zones laides et inhumaines... La solution? Pour l'architecte David Mangin, c'est la ville hybride, métissée, où commerces, habitat et activités se juxtaposent sans s'opposer, où la culture retrouve une place centrale... A ce propos, un chiffre amusant: il y a désormais 30 000 ronds-points en France, soit la moitié du total mondial... On n'a pas fini de tourner en rond dans cette civilisation en tôle ondulée...

Marc Verney
Auteur du site

Février 2010
Apologie du voyage lent...

Voyager lentement, quelle idée loufoque... Découvrir un pays grâce à ses voies de communication, quelle étrangeté...

Deux informations parues dans le quotidien Libération entre fin 2009 et début 2010 ont fait "tilt" dans mon esprit.

Il s'agit tout d'abord de l'initiative de la chaîne de TV norvégienne publique NRK2 qui a diffusé un gigantesque documentaire de 7 heures sur les 100 ans du Bergensbanen, le train qui relie Bergen à Oslo sur une distance de 496 km.

Imaginez un documentaire sur le Mistral en prime time sur France 2!!! Et l'émission a été un énorme succès: un quart de la population a voyagé -minute après minute- avec les caméras de NRK2 sur la ligne qui traverse, nous précise Libération (16-17 janvier 2010) les montagnes enneigées "où ont été tournées des scènes de la planète glaciale Hoth, dans Star Wars, épisode V: l'Empire contre-attaque"...

Et la télé norvégienne ne s'est pas arrêté en si bon chemin... L'intégralité du contenu est à télécharger librement sur internet (lire)...

Mis en ligne sous la licence Creative Commons, le film est totalement libre de droits, si bien que chacun est totalement libre d'en faire ce qui lui plait...

Autre type de voyage lent... ce fabuleux travail réalisé dans les Alpes-de-Haute-Provence par l'artiste britannique Andy Goldsworthy...

L'homme a placé sept "refuges d'art" et trois "sentinelles" sur un magnifique sentier montagneux culminant à 1600 m d'altitude pour une randonnée de près de 150 kilomètres de long!!

L'information a été publiée dans le Libération des 14 et 15 novembre 2009. Il n'est là pas question d'automobile ni d'un quelconque véhicule...

Mais juste de marcher, de souffrir un peu pour découvrir ce mariage entre art et nature. Et si voyager, c'était aussi aller là où l'oeil nous porte?

Libération cite un érudit humaniste du XVIIe siècle: "Ambulo ergo sum" ("Je marche donc je suis") avait-il écrit à Descartes... Bonne fin d'hiver!

Marc Verney
Auteur du site



(éditos précédents)