Ancienne borne kilométrique de la nationale 60 à Villemandeur, à la sortie de Montargis, en direction d'Orléans (photo: MV, mai 2008).
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Une autre vieille borne de la N60. Celle-ci se trouve sur le pont enjambant le Loing, en plein centre de Montargis, une cité riche en anciennes signalisations (photo: MV, mai 2008).
Documentation écrite utilisée:, Atlas Michelin des Grandes Routes de France (1959), Atlas routier Michelin France 2007, Guide du Routard Châteaux de la Loire (Hachette 2007-2008), Guide du Routard Week-ends autour de Paris (Hachette 2009), Guide Bleu France Automobile (Hachette, 1954), Guide Vert Bourgogne (Michelin 2007), Petit Futé Champagne-Ardenne (NEU, 2002), Petit Futé Lorraine-Vosges (NEU, 2006-2007), Wikipédia, et les documents touristiques des endroits concernés.
Plaque de cocher de la "route impériale N°60" à Foissy, dans l'Yonne (photo: MV, juillet 2006).
Panneau Michelin à la sortie de Troyes, en direction de Piney (photo: MV, janv.2010).
Plaque indicatrice de la N60 conservée à Doulevant-le-Château par José Pillard (photo: MV, janvier 2010).
Statue de Jeanne d'Arc à Vaucouleurs. Le trajet de la Pucelle vers Orléans n'a bien évidemment pas suivi le tracé de la N60. La jeune femme est passée plus au sud, à Auxerre et Gien (photo: MV, janvier 2010).

Principaux bourgs et villages traversés par la N60 (1959):

Châteaneuf-sur-Loire, Bellegarde, Ladon, Villemandeur, Montargis, La Chapelle-St-Sépulcre, Courtenay, Subligny, Paron, Sens, Malay-le-Petit, Pont-sur-Vanne, Foissy-sur-Vanne, Villeneuve-l'Archevêque, Vulaines, Villemaur-sur-Vanne, Estissac, Fontvannes, Sainte-Savine, Troyes, Pont-Sainte-Marie, Piney, Lesmont, Brienne-le-Château, Soulaines-Dhuys, Trémilly, Nully, Doulevant-le-Château, Dommartin-le-St-Père, Courcelles-sur-Blaise, Dommartin-le-Franc, Nomécourt, Joinville, Thonnance-les-Joinville, Montreuil-sur-Thonnance, Saudron, Bonnet, Houdelaincourt, Delouze-Rosières, Montigny-les-Vaucouleurs, Vaucouleurs, Chalaines, Blénod-les-Toul, Toul.
Le roi de la plaque émaillée habite à Doulevant-le-Château!!! José Pillard est un collectionneur dans l'âme. Et ce qui l'intéresse, ce sont les traces du passé de nos régions: portes-clés, vieux arrosoirs, petites voitures et surtout anciennes plaques émaillées... On ne peut rater son domicile lorsque l'on passe à Doulevant sur l'ancienne N60: les murs de sa maison sont constellés de plaques publicitaires comme celle qui est montrée ci-dessous. L'homme est éminement sympathique et ne dédaigne absolument pas parler de sa passion... On le retrouve chaque année à la braderie de Lille et dans les brocantes de sa région (photo: MV, janvier 2010).
Plaque publicitaire émaillée de la marque Dunlop conservée par José Pillard à Doulevant-le-Château (photo: EF, janvier 2010).
Plaque de la RN60 à Nully, en Haute-Marne. On note la sobriété des mots employés: "Hte- Me", "Rte 60" (photo: MV, janvier 2010).


Belles routes de France
R.N.60: LES VOIES DE JEANNE
En 1959, la route nationale 60 reliait Châteauneuf-sur-Loire (non loin d'Orléans) à Toul en passant par Montargis, Sens, Troyes et Joinville. Ce bel axe transversal croisait la RN5 (route blanche) à la hauteur de Sens dans l'Yonne et partageait avec elle quelques kilomètres de bitume jusqu'au carrefour du Petit-Villiers. La nationale 60 historique nous rappelle un gros morceau de l'histoire de France: la route relie Orléans, ville délivrée par Jeanne d'Arc en mai 1429 à la région de Vaucouleurs, où Jeanne, débarquée un an plus tôt de Domrémy, son village natal tout proche, est venue raconter ses visions à Robert de Baudricourt. Celui-ci lui donnant finalement une escorte pour aller voir le roi de France... Et on connaît la suite! Du coup, voilà que ce bout de macadam transversal prend une toute autre allure... Sur ma route vous propose donc de remonter le temps, et de faire un voyage jusqu'aux "sources" de l'épopée de la Pucelle d'Orléans...

Entre Villemandeur et Bellegarde, l'ancien tracé de la RN60 est totalement délaissé par le trafic de transit. Du coup, on se met à flâner sur le bitume apaisé (photo: Marc Verney, janvier 2010). En cliquant sur l'image vous retournez à la page index.

Tout d'abord, il faut se mettre d'accord sur le point de départ de la route: Châteauneuf-sur-Loire jusqu'en 1972, Orléans, de 1972 à 2005. Bon, on va se caler sur les bords de Loire à Orléans et sortir de la ville plein est en direction de Montargis. A la sortie des faubourgs d'Orléans, n'hésitez pas à faire un saut en direction du joli petit village de Combleux, en bord de Loire. L'endroit, avec ses vieilles maisons de mariniers et ses écluses désaffectées est tout simplement charmant. Retour sur la route principale, qui, en 1959, portait le numéro 152. A l'époque, celle-ci reliait Angers à Briare en suivant fidèlement les bords de la Loire. Un trajet amusant d'ailleurs: la chaussée se pose, la plupart du temps sur les digues qui bordent le beau fleuve, ce qui donne à l'automobiliste des points de vue exquis sur l'eau en mouvement...

A Chécy, nous voici à nouveau en pleine histoire de France: c'est ici que Jeanne traversa la Loire en avril 1429 pour délivrer Orléans assiégée par les Anglais. La route se retrouve un peu à l'écart du fleuve jusqu'à Saint-Denis-de-L'Hôtel, petit bourg faisant face à une autre localité, Jargeau. Le lieu a vu la sanglante victoire (le 22 mai 1429) de la Pucelle et de ses compagnons d'armes sur les Anglais. La jeune femme y fut d'ailleurs grièvement blessée... Aujourd'hui, Jargeau se montre fière de son... andouille (foire la 3e dimanche de juin). A 29 kilomètres d'Orléans, voilà Châteauneuf-sur-Loire. On l'a dit plus haut, c'est ici que débutait la N60 historique de 1959. Le château du bourg domine la Loire. On pourra donc jeter un ultime coup d'oeil au fleuve en empruntant une allée jusqu'au bord de l'eau... Une dizaine de kilomètres à l'est par la départmentale 60, l'automobiliste en promenade pourra aller visiter l'abbaye de Fleury (XIe, XIIe siècle) à Saint-Benoît-sur-Loire. On y retrouve une tête connue: c'est là que Jeanne s'y est reposée de ses multiples combats contre l'Anglais...

On prend maintenant la direction de Bellegarde. La route nationale historique entame la traversée d'une portion de la vaste forêt d'Orléans. Avec ses 40 000 ha, c'est l'une des plus importantes forêts de France. Au petit village de Combreux, blotti sur les rives du canal d'Orléans, on peut s'intéresser à un étonnant château (XVIe siècle). Après le Pont-des-Besniers, il ne faut pas emprunter la route moderne qui file directement sur Montargis mais suivre la direction de Bellegarde-du-Loiret. Après y avoir admiré le château de pierre et de brique, l'automobiliste se trouve face à plusieurs kilomètres d'antique macadam national, passant par Ladon, Saint-Maurice-sur-Fessard et Villemandeur. A la hauteur de ce dernier bourg, il faut bien prendre garde à ne pas se laisser entraîner par la moderne quatre-voies...

Collection de plaques indicatrices de la RN60. En haut à Piney (Aube), à gauche et au centre, à Montargis (Loiret), à droite, à Villeneuve-l'Archevêque (Yonne). Photos: Marc Verney, mai 2008, janvier 2009 et janvier 2010.

On entre dans Montargis par l'ancienne voie nationale. La petite ville porte le surnom de "Venise du Gâtinais" en raison des 128 ponts qui enjambent ses canaux et le Loing. C'est en effet au coeur de la cité, célèbre pour ses praslines, que se rejoignent canal du Loing et de Briare. Pour les amateurs de la chose routière, c'est à Montargis que la N60 croise la N7 Paris-Menton. Au carrefour, on peut encore voir (en levant la tête) les plaques de cocher de ces deux antiques nationales.

R.N.7: LA ROUTE DES MILLE BORNES
La N7 est sans doute la plus connue de nos nationales historiques. Voilà la plus sympathique des balades vers la Côte d'Azur. A déguster depuis Montargis... (lire)

Aussitôt sortis de la cité, nous voici, roulants en direction de Courtenay, au milieu des arbres de la forêt de Montargis. Puis c'est la campagne ondulante jusqu'à Courtenay (aujourd'hui déviée), qui fut, nous raconte le Guide Bleu de la France automobile (1954), le siège d'une seigneurie, dont "trois titulaires furent, au XIIIe siècle, empereurs de Constantinople"... Bigre! La chaussée passe en Bourgogne et franchit l'autouroute A6 peu avant Les Dornets. Peu à voir pendant les 23 kilomètres qui nous séparent de Sens... La route entre dans la capitale du Sénonais après avoir longé l'Yonne sur deux km. La rivière est traversée sur deux ponts. On se trouve alors face à l'ancienne cité, entourée de boulevards qui reprennent le tracé de l'enceinte romaine. Sens est connue pour sa cathédrale Saint-Etienne (XIe siècle), qui a inauguré (en quelque sorte!) le style gothique en France mais aussi pour son palais synodal (ce fut l'archevêché de Paris quand même!). Cette grande histoire a laissé de nombreuses traces au fil des rues: on peut notamment aller voir la maison "d'Abraham", (XVIe siècle) située sur la rue de la République, qui matérialise à Sens, la route Paris-Lyon.

R.N.6: LA VOIE DES ALPES
La N6 Sens-Lyon-le Mont-Cenis part à l'asaut de nos plus belles montagnes avant de s'évanouir vers l'Italie. Quel beau songe à saisir depuis la capitale du Sénonais... (lire)

On sort de la ville en suivant la route de Troyes (D660). C'est, sur huit km environ, un trajet commun avec la route blanche Paris-Genève. Là encore, la vie moderne a bouleversé les paysages: la belle allée d'arbres qui emmenait le voyageur jusqu'à Malay-le-Petit a été coupée par le ballast de la voie du TGV Paris-Lyon... On quitte l'ancienne RN5 (D905 aujourd'hui) à la hauteur du carrefour du Petit-Villiers.

R.N.5: LA SUISSE PAR MONTS ET PAR VAUX
La N5 Paris-Genève-St-Gingolph se lance, après Sens, à l'assaut du pays d'Othe, ambiances rurales et coins sauvages... La route se perd un peu dans les sous-bois!!! (lire)

Le bitume suit désormais la vallée de la Vanne, une petite rivière bien connue des Parisiens puisqu'elle leur fournit une eau abondante et fraîche par le biais d'un formidable aqueduc de 136 km de long... Souvent en sous-sol, celui-ci est cependant parfois visible depuis la route!

L'aqueduc de la Vanne depuis la RN60 historique. Photo: EF, janvier 2010).
La RN60, le long de la vallée de la Vanne: une succession de petits bourgs pittoresques. Photos: MV, janvier 2010.

A 24 km de Sens, voilà le modeste bourg de Villeneuve-l'Archevêque. C'est pourtant ici que Saint-Louis reçut des Vénitiens en 1239 la fameuse couronne d'épines pour laquelle il construira la magnifique Sainte-Chapelle de Paris. Plus loin, à Villemaur-sur-Vanne, un arrêt se justifie pour aller voir une mignonne église avec cloché et jubé en bois datant des XIIIe et XVIe siècles. Fontvannes, comme son nom l'indique, se trouve près des sources de la Vanne.

Après avoir escaladé une petite colline
, la route dégringole en ligne droite vers Troyes, qui s'étend sur tout l'horizon. L'industrieuse capitale de l'Aube est entourée de vastes faubourgs sans grand intérêt. C'est après Sainte-Savine que l'on entre réellement dans l'une des plus belles cités de l'Hexagone. Voilà, dans un secteur central, qui prend la forme d'un bouchon de... champagne (ça pétille!) une incroyable concentration (unique en France) de maisons à pans de bois... nous emmenant à chaque pas au coeur du Moyen-Age!! A voir absolument, dans cette ville -épargnée par Attila au Ve siècle et enrichie par les comtes de Champagne- la cathédrale Saint-Pierre, la basilique Saint-Urbain ou encore l'église Sainte-Madeleine et toutes les rues autour de la ruelle des Chats (voir notamment la splendide cour du Mortier-d'Or). Un extrait de l'histoire de la cité nous ramène à Jeanne d'Arc: c'est ici que fut signé le 4 mai 1420 le traité qui livrait la France à l'Angleterre... C'est encore là que la jeune femme a fait étape, le 9 juillet 1429, sur la route du couronnement de Charles VII à Reims...

Deux belles vues du centre moyenâgeux de Troyes, un ensemble unique en France (photos: EF, MV, janvier 2010).

Carrefour important, Troyes voit passer en 1959 dans ses rues le trajet des RN19 (Paris-Bâle), RN60 (Orléans-Toul), RN71 (route de Dijon) et RN77 (Sedan-Nevers). Depuis, toutes ces routes ont été déclassées dans le réseau départemental, hormis la N77 (route d'Auxerre).

R.N.77: AUBE SUR LOIRE...
La route nationale Sedan-Nevers traverse une grande partie de l'est de la France. Ardennes, Champagne, Bourgogne... Un trio de régions pour une superbe promenade! (lire)

R.N.19: PAR ICI, L'HELVETIE!
En 1959, il faut parcourir 490 kilomètre pour joindre Paris à Bâle, en Suisse, en passant par la belle cité de Troyes, Chaumont, Langres, Belfort et Saint-Louis, non loin de Mulhouse... (lire)

R.N.71: LA SEINE SUR UN PLATEAU
Au fil de la Seine, une belle promenade qui nous fait emprunter le trajet de la N71 historique entre Troyes et Dijon. On vous le dit: une sacrée mise au vert... (lire)

On quitte (à regrets) Troyes par la route de Piney. Une vaste plaine -la Champagne Pouilleuse- s'offre à nos regards... Un peu sur la droite du trajet, voilà les grands lacs du parc régional de la forêt d'Orient. Ceux-ci, entre Marne et Seine, servent à "piéger" l'excédent liquide, évitant à la région parisienne d'être trop souvent sous les eaux... Ce sont aussi, désormais, de belles étapes pour les oiseaux migrateurs (et pour les promeneurs du dimanche)... On retrouve d'ailleurs la Maison du Parc à Piney. Il faut parcourir 19 km pour atteindre Brienne-le-Château. Fierté de la petite cité, maintes fois envahie (Alamans, Normands, Anglais, Prussiens...): le passage du jeune Napoléon Bonaparte dans son école militaire, entre 1779 et 1784. La nationale 60 historique (D960) prend dès lors la direction de Soulaines-Duys, la "Venise verte" de l'Aube. Au coeur du village (bien préservé -regarder les jolies plaques de rues), la petite rivière Laine, qui coule entre deux quais de pierre dorée.

R.N.396: DELICES DE BOURGOGNE...
Voilà une route qui vous surprendra! Une vraie promenade de plus de 300 km sur un axe qui mérite le label "route buissonnière" (lire)

En haut de la ligne droite, la route Orléans-Toul entre dans le département de la Haute-Marne. On roule, dès la panneau de limites passé, sur la départementale 60. Après les villages de Trémilly et de Nully, voilà Doulevant-le-Château. Il faut encore parcourir 23 km (par Nomécourt) pour atteindre Joinville. Détruite en 1544 par les soldats de Charles-Quint, la cité (où l'on croise la N67 historique), au bord de la Marne, a encore de nombreux beaux restes, dont son château Renaissance, bâti au XVIe siècle par Claude de Lorraine. Détail amusant, le dernier prince de Joinville, le fils de Louis-Philippe fit bâtir Joinville-le-Pont aux portes de Paris et donna son nom à... Joinville au Brésil...

R.N.67: L'ABSINTHE NOUS FAIT CHOCOLAT!
C'est une route qui a le goût de l'histoire... et des bonnes choses!! Entre les foires de Champagne et les monts jurassiens, quelques centaines de kilomètres charmants et à avaler avec joie et passion... (lire)

On passe la Marne en suivant la direction de Vaucouleurs. Sur la droite, peu avant Montreuil-sur-Thonnance, une petite route nous emmène aux lacets de Mélaire. La région, très accidentée, a été surnommée "la petite Suisse" par les habitants du cru... C'est quand même un peu exagéré, mais bien agréable en été! Après Saudron, la route entre dans la département de la Meuse. Nous voici à la hauteur du village de Bure, bien connu des détracteurs de l'industrie nucléaire: c'est là que se trouve le laboratoire de recherche souterrain sur le stockage des déchets fortement radioactifs. Lorsque l'on sait que certains de ces éléments peuvent avoir une durée de nuisances graves se comptant en dizaines de milliers d'années, on frémit... L'avenir énergétique de notre pays ne se trouverait-il pas plutôt (en partie) dans ces éoliennes qui tournent gracieusement dans le paysage?

R.N.66: DE BAR A BALE
La route nationale 66 historique de 1959 relie simplement Bar-le-Duc en Lorraine à Bâle, aux portes du Jura suisse. Une belle promenade à faire en toutes saisons (lire)

Autour de Toul, on retrouve les trace d'un vignoble de caractère: les côtes-de-toul, vers Mont-le-Vignoble ou Charmes-la-Côte (photo: Marc Verney, janvier 2010).

La route nationale 60 historique, après avoir traversé la N66 (auj. D966) à Houdelaincourt, rejoint Vaucouleurs après avoir traversé la forêt du même nom. Nous sommes là au coeur de l'histoire de Jeanne: en 1429, alors qu’elle est enclavée entre le duché de Lorraine (dépendant du Saint-Empire) et celui de Bourgogne, soumis aux Anglais, la ville de Vaucouleurs est restée fidèle à Charles VII et à la France. C'est pour cette raison, que, faisant le trajet depuis Domrémy, Jeanne d'Arc s'est dirigée vers Vaucouleurs. Dans le bourg, un escalier mène aux restes du château de Baudricourt et à la porte de France par laquelle la jeune héroïne partit vivre le 23 février 1429 son épopée. Il faut encore parcourir un peu plus de 20 km jusqu'à Toul. La chaussée se glisse entre les bois sombres et les petits villages meusiens. En Meurthe-et-Moselle, voilà Blénod-les-Toul. Les petits vignobles des côtes-de-toul dominent la route. Au bout d'une longue ligne droite, voilà enfin Toul, ses remparts Vauban et sa cathédrale Saint-Etienne...

La maison de Jeanne d'Arc, à Domrémy dans les Vosges, se trouve à une cinquantaine de kilomètres au sud de Toul. Une bonne idée pour prolonger la promenade de la nationale 60 dans l'est de la France Photo: EF, janvier 2010.

Marc Verney, Sur ma route, janvier 2010

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R.N.4: REJOINDRE LES CIGOGNES
La nationale 4 file plein est vers Strasbourg et le Rhin... Terres de Champagne, de Lorraine et d'Alsace, nous voilà! On rattrape le trajet de cette route à Toul (lire)