A Domrémy, sur la R.N.64 de 1959, ce panneau Michelin se trouve devant la maison de Jeanne d'Arc. Un lieu très touristique (photo: EF, janvier 2010).
Il y a un deuxième panneau Michelin à Domrémy (photo: MV, janvier 2010).
AMI LECTEUR: les textes, photos et dessins de ce site sont soumis au droit d'auteur. Pour toute autre utilisation, contacter l'auteur de Sur ma route. Merci de votre compréhension...
SOURCES ET DOCUMENTS: Atlas des grandes routes de France (Michelin, 1959); Les belles routes de France de Paris à l'Alsace et à la Lorraine (Michelin, 1953-54); carte Michelin Chaumont-Strasbourg n°62 (1941, 1969); carte Michelin Dijon-Mulhouse n°66 (1967); Bulletin des lois de la République française, Imprimerie nationale (1882); Bulletin des lois du royaume de France, Imprimerie royale (1842); De la corvée en France et en particulier dans l'ancienne province de Franche-Comté, S. E. Hyenne, J. Jacquin, impr.-libr. (1862); De l'avenir des établissements d'eaux minérales dans les Vosges, Nicolas B. Bailly, A. Cabasse (1862); Guide Bleu France automobile (Hachette, 1954); Guide Bleu Franche-Comté (Hachette, 2006); Guide du Routard Alsace-Vosges (Hachette, 2003-2004) Guide du Routard Lorraine (Hachette, 2011); Itinéraire général de la France, Adolphe Joanne, L. Hachette et Cie (1868); Jeanne d'Arc à Domremy: recherches critiques sur les origines de la mission de la Pucelle, accompagnées de pièces justificatives, Siméon Luce, H. Champion, libraire-éditeur (1886); Jeanne, la bonne Lorraine, à Domrémy, Pierre Marot, SAEP (1980); La Haute-Saône autrefois, Jean-Louis Claude (éd. Horvath, 1996); La Haute-Saône: dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département, L.Suchaux, imprimerie et lithographie de A. Suchaux (1866); «La Haute-Saône sous la domination des Romains, les voies romaines de la Haute-Saône», M. Poly, Bulletin de la société d'agriculture, sciences et arts du département de la Haute-Saône, typographie de A. Suchaux (1895); La terre, la charrue, les écus, Alain Jacquet (Presses universitaires de Nancy, 1998); Le Petit Futé Lorraine-Vosges (NEU, 2006-2007); «Les voies romaines de la partie occidentale de la cité des Leuci», J.F. Gaudé, Revue historique de la Lorraine, volume 14 (1865); Les Vosges, Georges Poull (éd. France-Empire, 1985); Les Vosges sous le Consulat et l'Empire, Jean-Paul Claudel (Gérard-Louis éditeur, 1992); Libération des Vosges, Jean Laurain (Gérard-Louis éditeur, 1994); Luxeuil pas à pas, Bernard Desgranges (imp. Lalloz-Perrin, 1993); Luxeuil: ville, abbaye, thermes, saison d'eaux, environs et promenades, Emile Delacroix, Georges Chamerot (1875); Neufchâteau en Lorraine au Moyen-Âge de Pierre Marot (compte-rendu par Jules Vannerus), Revue belge de Philologie et d'Histoire (1935); ccov.fr; darney.fr; lignes-oubliees.com; onf.fr; saint-loup.eu; tourisme-vaucouleurs.fr; Wikipédia; Wikisara. Merci à la Bibliothèque publique d'information du centre Georges-Pompidou.
A Vaucouleurs, la R.N.64 rencontrait la R.N.60, qui prenait ici, vers l'est, la direction de Nancy (photo: MV, avril 2011)
VILLES ET VILLAGES TRAVERSES par la R.N.64 historique (1959), en italique, les anciennes RN principales croisées:
Commercy (N58)
Void-Vacon (N4)
Vaucouleurs (N60)
Neuville-lès-Vaucouleurs
Burey-en-Vaux
Maxey-sur-Vaise
Goussaincourt
Greux (N66)
Domrémy-la-Pucelle
Coussey
Neufchâteau (N65, N74)
Rebeuville
Villars
Certilleux
Landaville
Aulnois
Morville
Bulgnéville
Contrexéville
Dombrot-le-Sec
Provenchère-lès-Darney
Relanges
Darney
Hennezel
Gruey-lès-Surance
Hautmougey
Bains-les-Bains
Fleurey-lès-Saint-Loup
Saint-Loup-sur-Semouse
Les Baraques-Chardin
Fontaine-lès-Luxeuil
Luxeuil-les-Bains (N57)
Saint-Sauveur
Citers
Quers
(Croisement N19)
A Maxey-sur-Vaise, un petit bout de l'ancien bitume subsiste au coeur du village (photo: MV, avril 2011).
La plaque de Darney (photo: EF, avril 2011).
Deux anciennes plaques directionnelles se superposent sur un chemin vicinal à Gruey-lès-Surance. Notez qu'un village s'appelle... Moscou... (photo: MV, avril 2011).
Ancienne signalisation touristique après Bains-les-Bains (photo: MV, avril 2011).


Nos belles routes de France
R.N.64: LA VOGE AVANT LES VOSGES... (II)
Voilà la deuxième partie de notre périple sur la route nationale 64 de 1959. La Meuse n'est plus notre seul horizon. Voici que se dessinent, à portée de regards, les avant-postes des Vosges. On traverse des régions boisées, vallonnées, sillonnées par un bitume qui se fait discret au coeur de petites villes d’eau au charme indéfinissable... D’ailleurs, cette chaussée suit en partie «la Route Thermale» des Vosges, un itinéraire de 70 km qui relie les principales stations de cette région. On respire enfin l'air franc-comtois car nous achevons notre promenade dans le département de la Haute-Saône, à côté de Lure, après avoir visité Luxeuil. Nous publions en mars 2021 un nouveau texte bien mieux renseigné sur l’histoire de cette route et qui remplace celui de 2011… Bon voyage!

La route nationale 64 historique dans le petit village d'Hennezel, dans la Vôge (photo: Marc Verney, avril 2011). En cliquant sur l'image vous revenez à la première page du site (clic!)

Notre route n°64 historique sort de Commercy en direction de Void par l’actuelle rue des Capucins. Le chemin est clairement tracé sur la carte de Cassini (XVIIIe) publié par le Géoportail de l’IGN. On traverse le bois de Ville-Issey, qui est l’extrémité est de la forêt de Commercy. Nous voici au Faubourg-Caillou, peu avant Void, où, jadis, la route n°64 s’incurvait et rencontrait la chaussée de Paris à Strasbourg (R.N.4). On voit, sur la carte d’état-major de 1952 (publiée sur le Géoportail), le projet de contournement du bourg par la nationale 4 (partiellement réalisé en 1958, Wikisara), ce qui a également chamboulé l’irruption de la R.N.64 dans Void. Celle-ci ne passant plus par les rues Jeanne-d’Arc et Louvière. Le petit pont sur le canal de la Marne au Rhin disparaît, remplacé par un ouvrage situé un peu plus à l’est, déjà visible sur la photo aérienne de l’IGN en 1958. Void a vu naître Nicolas-Joseph Cugnot, le 25 septembre 1725. C’est l’inventeur –en 1769- d’une machine roulante à vapeur, le fardier, qui fut l’ancêtre de nos véhicules à moteur. Le fardier de Cugnot était capable, dans l’une de ses versions, de transporter 5 tonnes à 3,5 km/h! On quitte les lieux par la «route de Vaucouleurs», localité située à onze kilomètres.

R.N.4: ALLER REJOINDRE LES CIGOGNES
La N4 file plein est vers Strasbourg... Terres de Champagne, de Lorraine et d'Alsace, nous voilà! D'ailleurs, voilà encore un bout de macadam qui va nous rappeler des pans entiers d'histoire de France... (lire)

Jusqu’à Neufchâteau, écrivent les historiens, on trouve la voie romaine venant de Verdun: d’après l’ouvrage Jeanne d'Arc à Domrémy (1886), cette route antique avait encore acquis plus d'importance «depuis que le mariage de Philippe le Hardi avec Marguerite, fille de Louis de Male, avait réuni dans la même main la Flandre, l'Artois et la Bourgogne. Cette réunion avait eu pour effet d'activer les échanges entre les possessions extrêmes des princes bourguignons, et ces échanges avaient continué de ce faire en majeure partie par le grand chemin qui de temps immémorial partait de Dijon pour gagner les plaines de la Belgique en suivant une direction parallèle au cours de la Meuse et en longeant la rive gauche de ce fleuve entre Neufchâteau et Domrémy». On verra, que, plus tard, lors de la réalisation, sous l’Ancien Régime, de la chaussée de la «route de Mézières à Neufchâteau», on suivra plutôt la rive droite. Mais notre route atteint déjà Vaucouleurs et –à nouveau- la vallée de la Meuse. Joli nom pour cette petite cité liée à l'histoire de Jeanne d'Arc puisque c'est de là que partit en 1429 la petite bergère de Domrémy pour s'en aller rejoindre le roi Charles VII et connaître un destin incroyable. «En 1026, écrit le site tourisme-vaucouleurs.fr, la ville se dote de son premier château, sous la direction d'Etienne de Vaux. Détruit en 1056, son fils Geoffroy Ier le fera reconstruire. Au XIe siècle, sous Louis VI, la cité se pare d'une enceinte fortifiée. Pour la première fois, en 1325, la cité est rattachée au royaume de France sous le règne de Charles V, qui y nomme un gouverneur». Pour pénétrer dans l'agglomération, il est nécessaire de s'extraire de la moderne déviation qui enserre au plus près les maisons en suivant le tracé d’une ancienne voie ferrée et de suive l’avenue André-Maginot. Difficile de se l'imaginer, mais Vaucouleurs, ville royale depuis le XIVe siècle était défendue par un rempart renforcé de 17 tours! Une vraie «petite Carcassonne»!! Le voyageur y croise la route nationale 60 historique d'Orléans à Toul. Cette route coupe Vaucouleurs de part en part avant de franchir -à l'est- la Meuse sur un pont en direction du village de Chalaines. Tous les ans en février, Vaucouleurs se souvient de Jeanne d'Arc et commémore son départ en direction des pays de la Loire. Au matin, une jeune femme jouant le rôle de Jeanne, parade à cheval devant une foule habillée de costumes d'époque. Et à midi, tous se restaurent au cours d'un vaste banquet médiéval! En sortant de Vaucouleurs, la route suit l’avenue de Domrémy et l'ample val de Meuse. On suit le petit canal de la Haute-Meuse; voilà d’abord Neuville-lès-Vaucouleurs. Durant la guerre 1914-1918, écrit Wikipédia, «l'une des granges du village servait d'hôpital pour les ânes blessés sur le secteur de Verdun». Des centaines d’animaux y étaient soignés en permanence et repartaient en direction du front dès leur guérison. De Burey-en-Vaux, il reste trois kilomètres pour atteindre Maxey-sur-Vaise. La route y est déviée, laissant le coquet village s'assoupir toujours un peu plus... Par là, on retrouve toujours des restes de voirie antique entre Maxey-sur-Vaise et Domrémy, connue, explique J.F. Gaudé en 1865 dans la Revue historique de la Lorraine, «sous le nom de voie du Neufchâteau» et «encore pratiquée il y a moins d’un siècle».

A Vaucouleurs. Photo: MV, janvier 2020.

R.N.60: LES VOIES DE JEANNE...
Entre Orléans et Toul via les belles cités de Sens et Troyes, voici une route qui vit au rythme de la grande histoire de France... Jeanne d'Arc, nous voilà!! (lire)

Encore environ mille cinq cent mètres vers le sud-est, et la chaussée se courbe vers la droite en un large virage qui laisse joliment de côté le château de Montbras, vers le village de Taillancourt. Au-dessus de Goussaincourt, la route a été légèrement rectifiée en suivant l’ordonnance du 26 juillet 1841 publiée dans le Bulletin des lois du royaume de France (1842). La route nationale 64 historique entre maintenant dans le département des Vosges. Une anecdote sur ce département: pour honorer l’engagement soutenu des Vosgiens à soutenir la Révolution, Bonaparte ordonne, le 20 septembre 1800, de renommer l'ancienne place Royale parisienne en nouvelle place des Vosges! On arrive à Greux, où s'embranche la R.N.66 historique, la chaussée de Bar-le-Duc à Bâle, qui va se confondre dans la route n°64 (D164) jusqu’à Neufchâteau. La Situation des travaux de 1842 y signale la construction d'un ponceau «dans la traverse» du village. Et voici le fameux bourg de Domrémy, le village natal de Jeanne d'Arc. Les quelques habitants voient débarquer, jour après jour, les milliers de touristes venus en apprendre un peu plus sur le drôle de destin de celle qui a «entendu des voix» lui demandant de sauver la patrie!! On y franchit la Meuse sur un pont de pierre réalisé à la moitié du XIXe siècle, écrit Pierre Marot dans l’ouvrage Jeanne, la bonne Lorraine, à Domrémy, qui précise aussi: «Jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, cette route suivait la rive gauche sur le flanc du coteau couronné par le Bois-Chenu. En 1747, on modifia son tracé: elle traversa la Meuse sur un pont de bois que l'on établit au niveau de l'ancien château des seigneurs du lieu».

R.N.66: DE BAR A BALE
La route nationale 66 historique de 1959 relie simplement Bar-le-Duc en Lorraine à Bâle, aux portes du Jura suisse. Une belle promenade à faire en toutes saisons (lire)

A VOIR, A FAIRE
Bon, on ne peut rater la maison natale de Jeanne d'Arc, amplement signalée (tiens, un panneau Michelin!), qui présente de la manière la plus complète l'épopée de la jeune femme. Plus loin, sur la départementale 53, on pourra faire un saut en direction de la basilique du Bois-Chenu, construite de 1881 à 1926, qui domine toute la vallée de la Meuse (vue).

La route nationale 64 historique prend la direction de Coussey au milieu de beaux alignements d'arbres (du moins c’était le cas en 2011). Sept kilomètres plus loin, voilà Rouceux, puis Neufchâteau, où l’on arrive par la rue du Benelux. Au XIXe siècle, la jonction avec la route n°74 se fait par le biais des lacets de la rue de la Bervaux. Neufchâteau, au confluent de la Meuse et du Mouzon, est un important noeud routier: Verdun, Bar-le-Duc, Chaumont, Langres, Luxeuil, Epinal, Nancy peuvent être (en 1959) directement rejoints par axe national depuis la sous-préfecture des Vosges. L’histoire de la ville est marquée par ce destin de carrefour routier… Fondée par le duc de Lorraine Thierry II à la fin du XIe siècle, novum castrum est «composée d’un château, de fortifications, d’une église (sous le patronage de Saint-Nicolas) et d’un prieuré», raconte le site ccov.fr de la communauté de communes de l'ouest vosgien. Le site, sur un éperon rocheux naturel et au confluent de la Meuse et du Mouzon, est éminemment favorable. Première ville libre du duché de Lorraine en 1231, la petite cité accueillait souvent les assemblées chargées de régler les différends entre le duché de Lorraine et les voisins français. L’implantation quasi parfaite fait la fortune de Neufchâteau au Moyen Age: outre l'antique voie romaine qui reliait encore à l'époque les villes rhénanes à l'Italie, nous signale Jules Vannerus dans une synthèse du livre de Pierre Marot, Neufchâteau en Lorraine au Moyen Age, «se détachait à Neufchâteau même, un chemin qui conduisait en Belgique le long de la Meuse, en passant par Verdun (une enquête de 1390 nous montre les Bourguignons charretains suivre le fleuve depuis sa source jusqu'à Mézières); à Neufchâteau encore, une route très importante rencontrait ces deux voies: traversant la Lorraine de part en part, elle avait amené du grand Saint-Gothard et de Constance, par Bâle et Mulhouse, les voyageurs qui gagnaient la Flandre en passant par la Champagne. Aussi, ce noeud de routes devait-il particulièrement bénéficier de la grande renaissance commerciale du XIe siècle; le carrefour devint relais et un portus de marchands se constitua, que le duc Thierry aura tenu à abriter dans une ville forte».

Avant Neufchâteau. Photo: EF, avril 2011.

A VOIR, A FAIRE
Les églises Saint-Christophe et Saint-Nicolas, une sympathique promenade dans les rues Neuve et Poincaré puis sur la place Jeanne-d'Arc et enfin, l'hôtel de ville, édifice Renaissance (XVIe siècle).


R.N.65: TONNERRE SUR LOIRE
Entre Bonny-sur-Loire et Neufchâteau, la route n°65 de 1959 relie Auxerre, Chablis, Tonnerre, Châtillon et Chaumont... une voie de caractère! (lire)

R.N.74: DE L'EAU DANS LE VIN...
En 1959, la route nationale 74 relie l'Allemagne à Paray-le-Monial (Saône-et-Loire) en passant notamment par Sarreguemines, Nancy, Langres, Dijon, Beaune... (lire)

C’est le 30 juillet 1881, dans une loi promulguée par le président Jules Grévy, que la route n°64 est prolongée jusqu’aux environs de Lure. On lit dans le document qu'une «voie partant de Neufchâteau, passant par ou près Bulgnéville, Contrexéville, Bains, Saint-Loup, Luxeuil, Saint-Sauveur, et se réunissant à la route nationale n°19 près de Lure» sera réalisée «conformément au tracé du plan dressé par l'ingénieur en chef du département des Vosges à la date du 13 août 1875; la route nationale n°64 ainsi prolongée prendra la dénomination de Route nationale de Mézières à Belfort», apprend-on dans le Bulletin des lois de la République française de 1882. Difficile de ne pas imaginer ici, dans la création de ce prolongement, la réalisation d’un nouvel axe stratégique contournant au plus large l’Alsace-Lorraine, alors occupée par les Allemands… On quitte donc Neufchâteau par la route du même nom qui descend vers la vallée du Mouzon jusqu’à Rebeuville. Jadis, une chaussée, numérotée route départementale n°17, descendait en lacets vers le Mouzon et Rebeuville depuis l’ancienne voie antique qui suit la «route de Pompierre» (D1). Jusqu’au XIXe siècle bien entamé, on passait même la rivière sur un pont de l’Ancien Régime et on suivait la rive droite du Mouzon jusqu’à Certilleux en longeant le rebord supérieur de la vallée par le bois de l’Enfer et la chapelle Saint-Martin. Il y a vingt kilomètres entre Neufchâteau et Bulgnéville. La route quitte la vallée de la Meuse et serpente au milieu de paysages verdoyants et agricoles. Les travaux de rectification de ce qui était encore une départementale ont, ici, été menés tardivement, comme sur les «côtes de Landaville» (décret du 1er août 1864). A la hauteur d'Aulnois, à Beaufremont, une butte de près de 500 m recèle les importants restes d'un château féodal. Plus loin, Bulgnéville reste dans l'histoire pour la victoire d'Antoine de Vaudémont en 1431 sur René 1er d'Anjou; les deux hommes se disputant la succession de la Lorraine... L'automobiliste soucieux de suivre le trajet historique de la R.N.64 en direction de Contrexéville doit ici emprunter les lacets de la route traversant la forêt de Bulgnéville. Ce qui n'a pas toujours été le cas, puisque, jadis, la route menant à Darney file sur Suriauville, plus à l'ouest. On peut la suivre sur la carte d’état-major du XIXe publiée par le Géoportail de l’IGN. Sortant en ligne droite de Bulgnéville, elle suit –un court moment- la D14 pour descendre brutalement vers la «ferme des Evêques» et atteindre Suriauville à nouveau par la D14. On suit ensuite la «route de Dombrot» qui virevolte dans le paysage jusqu’à… Dombrot. Contrexéville est totalement évitée par ce chemin.

La plaque de cocher de Villars est située juste après le virage du pont. Photo: Marc Verney, avril 2011.

Plus tard, la R.N.64 descend donc vers Contrexéville par des virages, visibles sur la carte au 1:200.000 de 1886 publiée par CartoMundi. L'Itinéraire général de la France de 1868 semble aussi décrire cette nouvelle chaussée: «On traverse la forêt de Bulgnéville dans toute sa largeur; puis contournant un frais vallon, on descend en ligne droite vers Contrexéville». Nous roulons maintenant en direction des établissements thermaux situés au centre de la cité thermale. Voilà la rue Ernest-Daudet puis celle du Shah-de-Perse. En ces temps de «global warming» il est bon de se souvenir de ce qu’on pu écrire certains guides touristiques… Ainsi en 1868, on lisait ceci dans l’Itinéraire général de la France: «La situation de Contrexéville, à une assez grande altitude et dans le voisinage des montagnes, en rend le climat rude, variable, et nécessite souvent l'usage de vêtements d'hiver. Les malades feront bien d'y porter toujours de la laine»... «Dans le vallon verdoyant du Vair, affluent de la Meuse», nous dit le Guide Bleu de la France automobile 1954, Contrexéville est une «station hydrominérale très fréquentée» dont la saison va du «20 mai au 20 septembre». Les eaux, embouteillées manuellement dans des cruchons de grès cachetés à la cire au XVIIIe siècle, soigneraient les maladies des reins, du foie et l'arthritisme. Mais tout n’était idéal, jadis… «Ce n'était pas un village abordable que Contrexéville il y a dix ans», écrit Nicolas B. Bailly dans l'ouvrage De l'avenir des établissements d'eaux minérales dans les Vosges en 1862... «Qu'on se représente une longue rue formée par des maisons de ferme. La place des trottoirs était occupée par des engrais épâtés à plaisir et la chaussée par un ruisseau fangeux». Cependant, on doit admettre, poursuit Nicolas B. Bailly, «qu'il y a eu beaucoup de fait, la route de Neufchâteau à Darney a été conduite à Contrexéville, et, en traversant ce village, on a dû nettoyer, aligner, faire, enfin un véritable quai bordé de trottoirs»... La station thermale a vu passer, à la Belle Epoque, dans l’Entre-Deux-Guerres, nombre de têtes couronnées qui y venaient en cure (un peu) et faire la fête (beaucoup)... Aujourd'hui, c'est l'argument minceur qui prédomine et tous les restaurants du lieu ont signé une charte garantissant une cuisine diététique!! Gargantua s'abstenir!

Contrexéville: l'espace thermal. Photo: Marc Verney, avril 2011.

A VOIR, A FAIRE
Surtout une gentille balade dans le centre de la ville, autour du casino et du parc thermal (ah, jouer un mini golf sous les frondaisons...). On peut visiter -sur inscription à l'office du tourisme- l'usine d'embouteillage de l’eau minérale. Promenades pédestres dans les environs.

La route prend maintenant la direction de Dombrot-le-Sec par la rue Reine-Isabelle (D164) qui suit le vallon du Vair et coupe, peu après, le tracé rectiligne d'une voie romaine (il s’agit ici de l’itinéraire de Langres à Strasbourg encore tracé sur la carte de Cassini). En franchissant le peu spectaculaire col du Haut-de-Salin au niveau du «seuil de Lorraine», la R.N.64 de 1959 entre dans le bassin de la Saône. Les cartes du XVIIIe ne mentionnent rien. Une vaste rectification du tracé de la «route de Neufchâteau à Darney» est à l’œuvre au cours du XIXe siècle. La route départementale n°17 ancienne sortait de Dombrot-le-Sec par la rue de la Sauvegarde pour couper la voie romaine au niveau du lieu-dit de la «Voie de Saint-Baslemont» et descendre sur Provenchères-lès-Darney par les Petits-Pâquis. Puis on suit la D25 jusqu’au niveau de Belmont-lès-Darney, on coupe ensuite le ruisseau de Lichecourt au sud de la forêt domaniale de Darney et on atteint Darney par la Tuilerie et la route de Monthureux (ex-R.N.460). Ce tracé, désormais oublié dans les bois, est remplacé par la route traversant Viviers-le-Gras, les gorges de la Garbionne et Relanges (visible sur la carte au 1:200.000 de 1886 publiée par CartoMundi). Darney, écrit Wikipédia, «est bâtie sur les flancs d'un promontoire dominant la vallée de la Saône». «Lors de la conquête de la Gaule par César, voit-on sur le site darney.fr, les Romains s'installèrent dans ce district forestier et y construisirent un château pour surveiller la contrée». C'est une ville fortifiée au Moyen Age; elle est flanquées de tours et de deux portes fortifiées. on l'appelle même la «cité aux trente tours». C'est au duc Thiébaud II de Lorraine que l'on doit l'église paroissiale en 1308. Mais son histoire a des moments tragiques: Darney est détruite au Moyen Age et la cité démantelée en 1634. C'est là, durant la guerre de Trente Ans, au tour des Suédois de Bernard de Saxe-Weimar d'incendier la localité... Mais c'est aussi là, dans ce lieu retiré, que Raymond Poincaré, le 30 juin 1918, a reconnu le droit à l'indépendance des Tchèques et des Slovaques! Pourquoi Darney? Durant la Première Guerre mondiale, le lieu servait en fait de point de regroupement pour les soldats tchécoslovaques combattants aux côtés des Alliés... Et Tomas Masaryk, premier président tchèque élu, fera sa première visite officielle à Darney! On sort de la cité par la rue de la Gare. Car le chemin de fer (ligne de Jussey à Darnieulles-Uxegney) passait depuis 1886 aux portes de la ville, au sommet de la côte du Calvaire, rectifiée en 1889 (Wikisara).

Belle plaque de cocher à Gruey-lès-Surance. Photo: Marc Verney, avril 2011.

Au XIXe siècle, on s'enfonce dans la belle forêt de Darney par un ancien chemin de grande communication. Ce massif, signale le site de l'ONF (onf.fr) «raconte une belle histoire, celle du travail des hommes qui lui ont taillé une rare envergure. Depuis Colbert au XVIIe siècle et les appétits de la marine royale en beaux bois pour équiper les flottes conquérantes du Roi Soleil jusqu'aux besoins en combustible des hauts fourneaux lorrains»... Aujourd'hui, heureusement, c'est plus calme! Au cours du XVIIIe siècle, l'industrie du verre s'investit fortement au coeur de ces bois en raison de l'abondance du combustible et de l'eau, deux ingrédients nécessaires à la fabrication des objets. C’est le cas notamment à Hennezel, ce village prenant d’ailleurs le nom de l’une des familles de verriers à l’origine de ce développement. La route, étroite, mais tracée sur la carte d’état-major au 1:80.000 de 1845 de CartoMundi, aboutit en amont de Gruey-lès-Surance sur une plus large chaussée, la «route de Mirecourt à Vauvillers», signalée en construction sur la carte du XIXe siècle (1820-1866) publiée par le Géoportail de l’IGN. Nous voici au coeur de la Vôge, petite région installé au pied des Vosges. Les paysages rappellent déjà la belle Franche-Comté voisine... Au sortir de Gruey, notre chemin (D164) quitte la «route de Mirecourt à Vauvillers», qui d’ailleurs n’existe plus de nos jours. On s’oriente vers Hautmougey. Là, dans ce vallon verdoyant, il n’y a –au XIXe siècle débutant- aucune chaussée jusqu’au village suivant, où l’on se raccroche à la «route de Mirecourt à Bains». C’est une voie d’origine ancienne comme il y en a beaucoup dans la région. Notre itinéraire de 1959 franchit d’ailleurs la vallée de la Coney et le canal de l'Est au même emplacement que cette chaussée qui file droit vers Bains-les-Bains, toute petite station thermale connue depuis l'époque romaine. Abandonnée dès le Moyen-Age, elle revit au cours du XVIIIe siècle, puis se développe à nouveau au XIXe. Les onze sources sont censées soigner l'hypertension artérielle. En 1944, les troupes américaines qui libèrent l'est de la France y installent un de leur plus grand centre de repos. Un vieil autobus faisait d'ailleurs la navette entre le front des Vosges et les hôtels de Bains nous précise Jean Laurain, dans son ouvrage Libération des Vosges. Des films étaient projetés aux soldats rescapés qui pouvaient également danser et se confesser. L'histoire n'en dit pas plus mais les Américains -prévoyants- avaient aussi installé ici un escadron de la Military Police... Notre route n°64 historique suit maintenant la D434 et la rue du Général-Leclerc pour aller plus avant dans la petite ville d’eau. On passe à côté de l’établissement thermal (rue de Verdun) pour obliquer à l’est par la rue Pasteur (D4). Ce n’était pas le cas dans la première moitié du XIXe siècle: une chaussée rectiligne ancienne rejoint Saint-Loup-sur-Semouse par les Trémeures. En suivant la route moderne, nous roulons sur la «route de la Gare»; voilà une indication sur la datation du chemin que nous empruntons… La station de Bains-les-Bains (située à l’ombre du bois du Clerjus, à 4,5 km du centre-ville) est mise en service le jeudi 24 septembre 1863, sur la ligne d’Épinal à Vesoul. Pour une bonne desserte de la ville d’eau, «Il sera donc nécessaire de modifier le tracé de la route de Bains à Luxeuil», lit-on sur Wikipédia.

Luxeuil, le centre-ville. Photo: EF, avril 2011.

Après avoir franchi la voie ferrée, la route entre en Haute-Saône (Bourgogne-Franche-Comté) par les belles hêtraies du bois de Lyaumont (la route devient D64 jusqu’à son terme). Premier village traversé, Fleurey-lès-Saint-Loup, traversé par la rue de Bains. Le bourg de Saint-Loup-sur-Semouse précède de douze kilomètres l'entrée dans Luxeuil. Là aussi, les voies rapides ont bien changé la configuration des lieux. Il convient de ne pas se perdre parmi les rond-points et les multiples centres commerciaux, qui, désormais, émaillent toute entrée de ville française... Puristes de la R.N.64 historique, suivez Magnoncourt, Saint-Loup, les Baraques-Chardin, Fontaine-lès-Luxeuil puis Luxeuil centre… Mais pour le moment, nous voici à Magnoncourt, aux portes de Saint-Loup. Ici, notre nationale 64 rencontre la R.N.57bis, une route qui avait été réalisée entre 1861 et 1864 (Wikisara) pour desservir Plombières-les-Bains depuis la station de chemin de fer d’Aillevillers (et prolongée en 1933 jusqu’à Saint-Loup). On traverse la Semouse peu après Magnoncourt.Le bourg de Saint-Loup-sur-Semouse, entre Bourgogne et Lorraine, eut longtemps à souffrir de cette position frontière. Dont notamment au XVe siècle face aux Bourguignons. En 1477, raconte le site saint-loup.eu, Louis XI s’empare de la Bourgogne et s’accorde avec René, duc de la Lorraine voisine. La région devient «terre de surséance», c’est-à-dire que l’on y surseoit aux conflits frontaliers… Une sorte de neutralité, en fait. Si la ville souffre durant la guerre de Trente Ans, elle reste intacte lors des attaques de la France contre les Francs-Comtois (1668 et 1674) pendant lesquelles la région est dévastée, voit-on dans La Haute-Saône: dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département. En 1704, Saint-Loup, terre lorraine, est rattachée à la France. La région est industrieuse et les activités nombreuses: «Moulins à huile ou à farine, tanneries et usines à chaussures, activités textiles, fabrication de chapeaux de paille (jusqu’à trente fabriques!), clouteries et pointeries, fours à gypse ou à chaux, fabrication de cierges et chandelles, et dès 1859, les travaux des employés de chemin de fer qui démarrent le réseau dans la région, activités agricoles»... énonce le site saint-loup.eu. En avril 1829, on installe à Saint-Loup la première poste aux chevaux. On quitte le bourg par la longue avenue Albert-Thomas. Après avoir franchi la Combeauté, notre R.N.64 de 1959 atteint les Baraques-Cardin et met le cap sur Fontaine-lès-Luxeuil. Jusqu’à Luxeuil, l’ancienne chaussée filait bien plus droit au travers de la forêt domaniale de Luxeuil-les-Bains que la D964 actuelle. Elle arrivait dans la ville thermale par la rue Georges-Moulimard alors que la route nationale de 1959 y entre par l’avenue Jean-Moulin.

A VOIR, A FAIRE
La vieux centre-ville de Luxeuil, concentrée autour des places Saint-Pierre et de la Baille est belle, avec de nombreux bâtiments historiques. A visiter, l'ancienne abbaye et la basilique Saint-Pierre avec son orgue massif et les restes du cloître. Puis toute une ribambelle de maisons anciennes autour de la rue principale. Autres traditions locales, la dentelle de Luxeuil, inspirée de celle de Milan et Venise, et le jambon, issu de porcs de la région et que l'on laisse macérer quatre semaines dans le vin du Jura...


R.N.57: "T'AS VOULU VOIR VESOUL"!
La route nationale 57 historique de 1959 relie Metz à Besançon en passant par Nancy, Epinal, Vesoul... Un coin de France cher aux chanteurs! (lire)

Ce sont les sources d'eau minérale qui ont fait le succès de Luxeuil. Les Séquanes, puis les Romains (sept voies antiques desservaient les lieux) avaient fortement apprécié la qualité des eaux salines qui sont ici censées remédier aux maladies féminines mais aussi aux rhumatismes et aux maladies de la prostate. Après les invasions barbares (les Huns en 451), l'endroit est rayé de la carte. Plus tard, au VIe siècle, un moine irlandais, Colomban, fait construire une abbaye qui pourra se développer sous la protection de Charlemagne. Au cœur de la cité, les itinéraires antiques Sud-Nord se «réunissaient en passant le Breuchin sous la principale rue de la ville actuelle, lit-on dans l'ouvrage Luxeuil: ville, abbaye, thermes, saison d'eaux, environs et promenades. Les travaux faits sur toute cette ligne en 1858, pour l'établissement des canaux et des trottoirs, ont mis à découvert cette belle voie antique, construite d'épaisses couches d'un gros gravier, tellement lié par un ciment ferrugineux qu'il avait acquis toute la solidité d'un poudingue bien résistant». Après une période terrible de pillages et de destructions, une bourgade, nous précise Wikipédia, «va alors se développer au Haut Moyen Âge, puis une ville ceinte de remparts dès le XIIIe siècle comptant environ 1500 habitants, trois églises et quatorze chapelles». La période de la domination espagnole (jusqu’au XVIIe siècle) constituera l’âge d’or de la cité comtoise. Les thermes sont issues de plans réalisés à la fin du XVIIIe siècle. Les rues Jules-Jeanneney et Edouard-Herriot nous emmènent au faubourg du Chêne et à Saint-Sauveur où l’on franchit le Breuchin. Là, pour franchir le Breuchin, jusqu'au XVIe siècle, il n'y avait qu'un gué. La première passerelle date de 1546; il faut 36 ans pour réaliser un vrai pont en bois qui est inauguré en 1720. Mais c'est seulement sous le Second Empire qu'un pont en pierre sera réalisé! Elargi en 1890, il fut dynamité par les Allemands durant la Deuxième Guerre mondiale. L'ouvrage actuel date de 1952.

L'ancienne route nationale 64 dans le village de Citers. Photo: EF, avril 2011.

Il ne reste qu'une grosse quinzaine de kilomètres à parcourir sur la R.N.64 d'antan. On laisse de côté la base aérienne 116 et ses Mirage 2000-5 de défense aérienne (la fameuse «escadrille des Cigognes» auparavant installée à Dijon s’y trouve) et on entame l'ultime partie du trajet. La route de 1959 serpentait au travers d'un pays de forêts et d'étangs... c'est aujourd'hui une quatre-voies (D64) qui coupe au plus court. L’itinéraire –jusqu’aux portes de Lure- est ancien, puisqu’on le retrouve sur la carte de Cassini (XVIIIe) publiée par le Géoportail de l’IGN. L’ouvrage De la corvée en France et en particulier dans l'ancienne province de Franche-Comté donne des précisions sur la réalisation de ce chemin: «La première partie de cette route, de Lure à Luxeuil, a été faite entre les années 1737 et 1744, la seconde, de Luxeuil aux limites, a été tracée peu de temps après et distribuée aux communautés en 1749, 1750 et 1751. (...) Ce qu'il y a de sûr, c'est que la Lorraine sentait bien quel avantage cette route lui procurerait, puisqu'elle se soumit à faire, en effet, 2400 toises de longueur sur le territoire de la Franche-Comté, vu le peu de forces des communautés comtoises de ce côté-là». Après le rond-point du «Pont-Vaudot», où s’écoule le trafic conséquent de la R.N.57 multivoies, on ne peut que suivre la voie rapide quasi autoroutière qui coupe les bois du «Vay de Brest». Et au nord-est de ce vaste massif, on trouve Brest et les Fouillies-de-Brest… (on est loin du bord de mer…). Mais là, en Franche-Comté on prononce «bré»… On attrape quelques derniers restes de la R.N.64 de 1959 au Faubourg-de-Citers; là, par exemple, il est nécessaire de suivre la D143 qui surplombe les étangs d’Esboz. Nous nous trouvons approximativement sur le tracé de la voie antique de Luxeuil à Mandeure. Vers Quers, où l’on roule aujourd’hui sur la D134, on l’aurait «souvent mise à nu en construisant le chemin de fer qui la longe sur une grande longueur», précise M. Poly en 1895 dans un article du Bulletin de la société d'agriculture, sciences et arts du département de la Haute-Saône. Puis, 6,5 km plus loin, après avoir coupé le bois des Franches-Communes, c'est l'arrivée sur la route Paris-Bâle (R.N.19), à moins de deux kilomètres de Lure, non loin du moulin Notre-Dame.

Marc Verney, Sur ma route, février 2021

R.N.19: PAR ICI, L'HELVETIE !
En 1959, il faut parcourir 490 kilomètre pour joindre Paris à Bâle, en Suisse, en passant par Troyes, Chaumont, Langres, Belfort et Saint-Louis, non loin de Mulhouse... (lire)

R.N.486: BALLONS ET VALLONS
La route nationale 486 de 1959 virevolte autour des ballons vosgiens et s'insinue en Franche-Comté par le beau pays des "Mille-Etangs"... Etonnant! (lire)

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