Ancien panneau Michelin situé au bord de la route à la sortie de La Bresse (photo: MV, décembre 2020).
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Panneaux indicateurs de la R.D.486 à Gérardmer (photo: MV, déc. 2020).
En cette fin d'année 2020, la neige s'est bien installée au bord des routes vosgiennes (photo: MV, décembre 2020).
Le col de Grosse-Pierre (photo: MV, décembre 2020).

LIEUX TRAVERSES PAR LA R.N.486 (1959):
Gérardmer (N417)
Bas-Rupts
La Bresse
Cornimont
Travexin
Le Ménil
Le Thillot (N66)
Château-Lambert
Le Haut-du-Them
Le Them
Servance
Ternuay
Mélisey
Saint-Germain
Lure (N19)
Vy-lès-Lure
Villersexel
Cubrial
Cuse
Rougemont
Mondon
Montussaint
Avilley
Ollans
Cendrey
La Tour-de-Sçay
Rignosot
Corcelle
Chaudefontaine
Marchaux
Besançon (N57, N67, N73, N83)

SOURCES ET DOCUMENTS: AAtlas des grandes routes de France, Michelin (1959); carte n°62 Chaumont-Strasbourg, Michelin (1930, 1969); carte n°66 Dijon-Mulhouse, Michelin (1967, 1977); Annales de la Societé, volumes 30 à 31, Société d'émulation du département des Vosges, C. Huguenin (1891); Annales de la Société d'émulation du département des Vosges (T. IV), chez Gley, imprimeur de la société (1840); Annales des ponts et chaussées, tome V, Dunod éditeur (1875); Annuaire administratif, historique et statistique du département de la Haute-Saône, L. Suchaux, impr. de L. Suchaux (1842); Annuaire départemental du Doubs, imprimerie d'Outhenin Chalandre fils (1850); Annuaire statistique et historique du département du Doubs, A. Laurens, Sainte-Agathe, l'aîné (1837); Bulletin des lois, partie supplémentaire, volume 19, Imprimerie nationale (1843); De la corvée en France et en particulier dans l'ancienne province de Franche-Comté, S. E. Hyenne, J. Jacquin, impr.-libr. (1862); Documents statistiques sur les routes et ponts, ministère des Travaux publics, Imprimerie nationale (1873); Franche-Comté (Guides Bleus), Hachette (2006); Franche-Comté et Jura, Paul Joanne, Hachette (1888); Guide du Routard Alsace-Vosges, Hachette (2012-2013); Guide Vert Alsace-Vosges, Michelin (1950-51); Itinéraire général de la France: les Vosges, Adolphe Joanne, Hachette (1887); Itinéraire général de la France: Jura et Alpes françaises, Lyonnais, Dauphiné, Savoie, Adolphe Joanne, Hachette (1882); La Haute-Saône: dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département, L.Suchaux, imprimerie et lithographie de A. Suchaux (1866); «Les ponts de la Bresse», La Bresse infos (n°356), juin 2018; «L'industrie dans le Massif vosgien», Jean-Marie Muller, Revue de géographie alpine (1995); Notice historique et descriptive de Gérardmer, Henri Lepage, extrait des Annales de la société d'émulation du département des Vosges (1877); «Utilisation de plans forestiers XVIIIe- XIXe siècles pour une étude archéologique des paysages passés de la forêt de Chailluz (Besançon): l’exemple d’un réseau viaire», Catherine Fruchart, Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre, hors-série n° 9 (mis en ligne le 24 novembre 2015); gerardmer.net; godot.fr; hautduthemchateaulambert.fr; labresse.fr; lure.fr; rougemont.fr; villersexel.fr; Wikipédia, Wikisara. Remerciements: le Géoportail de l’IGN, CartoMundi.
Panneau touristique en lave émaillée du col des Croix (photo: MV, déc. 2020).
Plaque de la "route des Vosges" vers Servance (photo: MV, déc. 2020).
Vers Aillevans. Ce panneau oriente vers l'ancienne route de Besançon à Lure (photo: MV, déc. 2020).
Cette portion de la R.N.486 avant Villersexel n'est plus utilisée (photo: MV, déc. 2020).
A VOIR, A FAIRE
Gérardmer: c’est grâce à son lac de 2,2 km de long, que la petite cité (hélas bien ravagée durant la Deuxième Guerre mondiale) mérite le surnom de «perle des Vosges»… mais autour de la ville, il existe 300 km de sentiers de randonnées et 200 km de voies VTT pour découvrir la forêt vosgienne. Ski en hiver. A proximité, les lacs de Longemer et de Retournemer et le col de la Schlucht (d’où l’on peut s’évader sur la «route des Crêtes», chaussée stratégique réalisée durant la Première Guerre mondiale).
La Bresse: ski alpin, ski de fond et luge en hiver… et 300 km de sentiers balisés en été. On peut randonner autour du lac des Corbeaux, de la tourbière de Machaix.
Le Thillot: les Hautes Mynes, anciennes mines de cuivre exploitées du XVIe au XVIIIe siècle. Un site qui appartenait aux ducs de Lorraine.
Château-Lambert: le col des Croix, frontière entre Lorraine et Franche-Comté. Installé dans une vieille ferme du village, le musée départemental de la Montagne Albert-Demard. A 11 km, par la jolie D16, le ballon de Servance (randonnées).
Servance: la cascade du saut de l’Ognon et accès au plateau des Mille-Etangs, une ancienne vallée glaciaire parsemée de nombreux plans d’eau, fruits du labeur de moines qui y pratiquaient la pisciculture au Moyen Age.
Mélisey: départ de nombreuses promenades dans le secteur sud du parc naturel régional des Ballons des Vosges. A dix kilomètres au sud-est, Ronchamp et sa chapelle Notre-Dame du Haut, réalisée par Le Corbusier.
Lure: promenade dans les rues de la cité; la rue Kléber, qui est bordée d’anciens hôtels particuliers, mène à l’abbaye, rebâtie entre 1770 et 1789 (aux pieds du bâtiment, le lac de la Font, résurgence de l’Ognon); la rue Pasteur suit l’ancien tracé des murailles de la ville (belles demeures). A 11 km à l’ouest, Mollans et ses trois fontaines-lavoirs, typiques de la région).
Aillevans: à l’ouest, par la D123, le château d’Oricourt. Un dolmen trône dans le bois Blusseret, à un kilomètre au sud du village (vers l’ancienne chaussée de Besançon à Lure, d’ailleurs…).
Villersexel: le vaste château, construit fin XIXe par l’architecte de l’opéra de Paris pour le marquis de Grammont. Lors de la bataille de janvier 1871, l’ancien château du XVe a été entièrement détruit. A Marast, trois kilomètres à l’ouest, le village conserve de belles demeures paysannes. Dans le chœur de l’église, on trouve les pierres tombales des seigneurs de Villersexel.
Rougemont: voici une «petite cité comtoise de caractère» (ancienne halle aux grains, lavoir). On trouve aussi d’anciennes maisons vigneronnes le long de la rue de la Grande-Côte (musée). Dans le quartier de la Citadelle, l’ancien château (maison Pihilibert-de-Mollans). Non loin, voici les forges de Montagney.
Mondon: à 5 km au nord-ouest de ce village, voilà Montbozon, son clocher comtois et son château du XVIIe. Maison-forte du XVIe siècle. La fontaine du Cygne (1828).
Forêt de Chailluz (Besançon): promenades.

Besançon: (une visite approfondie de la cité est recommandée) de l'axe du pont de Battant (il y avait là un ancien pont romain) on peut voir la Grande-Rue, voilà ensuite le palais Granvelle (XVIe siècle) et le musée du Temps (on est au pays de l'horlogerie...), la cathédrale Saint-Jean et son horloge astronomique, la porte Noire (dernier vestige romain de la ville), le musée des Beaux-Arts (1, place de la Révolution): dans une ancienne halle aux grains du XIXe, il s'agit de l'un des plus anciens musées de France. La Citadelle, qui surplombe la cité, possède plusieurs musées, espace Vauban, musée Comtois, musée de la Résistance, Muséum... A 15 km à l'est de la ville, à Nancray, magnifique musée de plein air des Maisons comtoises.
Ancienne plaque Michelin de la R.N.486 à Villersexel (photo: MV, déc. 2020).
Longue ligne droite après la petite cité de Rougemont (photo: MV, déc. 2020).
Belle plaque de cocher de la route départementale n°7 à Chaudefontaine (photo: MV, déc. 2020).
AUTRES LIENS: la page Wikipédia de la R.N.486 (lire) ou la page Wikisara de la route des Vosges (lire)

Nos belles routes de France...
R.N.486: DE BALLONS EN VALLONS
Voilà un chemin bien inhabituel… La «route des Vosges» n’est pas l’itinéraire le plus adéquat pour rejoindre Besançon et la Franche-Comté depuis notre bien connue «ligne bleue»… Mais, entre Francs-Comtois et Vosgiens, on partage le même amour pour les routes «tortillonnantes» autour des forêts et des petites montagnes… Notre R.N.486 historique (1959) part donc de Gérardmer pour monter à 1000 mètres à La Bresse, longe l’industrieuse vallée de la Moselotte, entre en Franche-Comté au «pays des Mille-Etangs», traverse Lure et met le cap sur Besançon en passant par Villersexel et Rougemont… soit près de 140 kilomètres au cœur de territoires peu connus, comme la vallée de l’Ognon ou le col des Croix, porte grande ouverte sur l’étonnant «pays des Mille étangs»… Encore un dernier mot, la nationale 486, créée en 1933 à partir de chemins départementaux ou de grande communication (G.C.), a été fortement remaniée au fil des ans, et laisse entrapercevoir de nombreux délaissés, où se niche parfois un intéressant petit patrimoine routier…

L'ancienne R.N.486 au lieu-dit les Combottes (photo: Marc Verney, décembre 2020). En cliquant sur l'image vous retrouvez la page index de ce site.

Nous voici, en cet hiver 2020, ayant passé le col de la Schlucht au milieu des premières neiges, dans la petite cité de Gérardmer, au cœur du massif vosgien. C’est là que s’amorce la R.N.486 (D486) qui monte vers les sapins par la rue du 152e Régiment-d’Infanterie. «L'histoire ancienne de Gérardmer, signale Wikipédia, est liée au duché de Lorraine et à l'abbaye de Remiremont, dont les chanoines gouvernèrent longtemps les lieux». «Les premiers colons, signale Henri Lepage dans la Notice historique et descriptive de Gérardmer, s'établirent primitivement sur la rive orientale du lac, au bord de la petite rivière de Jamagne, en suivant l'ancien chemin, depuis le Vinot jusqu'aux Bruches». En 1540, le bourg, qui compte alors 140 habitants, est érigé en paroisse. C'est au XIXe siècle que l'on aménage les rives du lac avec des hôtels et des villas, propriétés de riches industriels et de notables belges, nancéiens et parisiens, écrit de son côté le site gerardmer.net. Le quai du lac est réalisé en 1862 et un «comité des promenades» (ancêtre des offices de tourisme) voit le jour en 1875. Mais il n’y pas que le tourisme: ces vallées sont industrieuses… Dès le XIXe siècle, raconte Jean-Marie Muller dans son article «L'industrie dans le Massif vosgien», «la région de Gérardmer s'est taillée une solide réputation dans l'industrie textile avec la technique du "blanchiment sur pré". Les pièces de drap, sortant des bains de lessive, étaient étalées sur l'herbe et arrosées sept à huit fois par jour... Au bout de 24 à 36 heures, le linge était d'un blanc parfait, grâce à la pureté exceptionnelle de l'eau». La ville subit une épreuve terrible à la Libération, le 15 novembre 1944: près de 85% des habitations sont détruites par l’armée allemande en déroute…

Sortie de Gérardmer en direction de La Bresse (photo: MV, décembre 2020).

Les anciennes cartes publiées par l’IGN nous montrent une «route de Remiremont à Gérardmer», mais avec deux itinéraires différents. L’ancienne voie du XVIIIe siècle passant par le Phény puis le col de Sapois, et la chaussée plus moderne du XIXe (visible sur la carte d’état-major de 1838 publiée par CartoMundi) qui monte à Bas-Rupts pour ensuite obliquer vers Rochesson. Pour aller à la Bresse, il n’y a encore à cette époque que des chemins peu aménagés. Les Annales de la Société d'émulation du département des Vosges montrent, qu'en 1840, seuls 5,4 kilomètres de la route de Gérardmer à Lure sont à l'état d'entretien. Le reste, est à l'état de terrassement (13,1 km) ou en sol naturel (14,8 km). On peut également lire ceci dans les Annales de la Société d'émulation du département des Vosges en 1877: «Gérardmer n'avait autrefois que la seule route de Remiremont à Saint-Dié par Vagney et le Phény. Le service vicinal a, sous la direction de M. Hogard, entrepris et mené à bonne fin la restauration ou plutôt la reconstruction du chemin de Bruyères, entièrement établi sur un nouveau tracé, il a amélioré le chemin de La Bresse (notre R.N.486, NDLR), créé dans la vallée, entre Saint-Amé et le Tholy, et par le bas de ce village, jusqu'à Gérardmer, des chemins qui ont permis d'organiser des services de diligences»...

Nous roulons en direction de La Bresse (photo: MV, décembre 2020).

La liaison avec La Bresse, établie par le col de la Grosse-Pierre, est parfaitement visible sur la carte au 1:200.000 (1887) éditée par CartoMundi. «Comme la plupart des villes de la région, écrit le Guide Vert Alsace-Vosges de 1950-51, La Bresse est formée par l’agglomération de plusieurs villages, alignés au fond d’une vallée. Fondée au VIIe siècle par une colonie alsacienne (cela se discute aujourd’hui…), cette localité a constitué jusqu’en 1790 une espèce de petite république presque autonome»… «C’est au XIXe siècle, plus précisément après 1830, que la commune prit son essor grâce à l’exploitation de ses ressources naturelles (forêt communale de 3000 ha et granit) et l’implantation des industries textiles. Ces dernières s'implantèrent tout au long des chutes d'eau des rivières», souligne le site labresse.fr. Lors des combats de la Libération, en octobre-novembre 1944, le petit bourg reçoit des milliers d’obus d’artillerie. Le 9 novembre, les Allemands évacuent la population, qui campera misérablement dans les alentours jusqu’au 18 novembre, date de leur prise en charge par les troupes alliées. Peu après La Bresse, juste après le quartier du Daval, notre chaussée franchit la Moselotte au lieu-dit le pont de la Plaine. L’ouvrage, nous raconte le bulletin municipal La Bresse infos de juin 2018, «est l'un des plus anciens ponts de la commune puisque le cadastre de 1835 y fait référence. Le projet du pont en pierre est daté du 1er juillet 1823. Ce pont voûté sera détruit en 1944 et remplacé par un pont en bois provisoire, lui-même emporté par la crue de 1947 et remplacé par un pont Bailey à voie unique jusqu'à sa reconstruction finale en 1954».

Le Ménil (photo: MV, décembre 2020).

Notre voie suit maintenant la vallée de la Moselotte jusqu’à Cornimont. Le paysage est celui d’une ancienne vallée très industrieuse. On remarque, sur la carte de Cassini (XVIIIe) publiée par l’IGN, descendant du «passage du Bramont», une voie arrivant d’Oderen et Thann, passant par La Bresse et s’orientant vers Cornimont. Nous y arrivons au bout de six kilomètres. Ce gros village fait partie d'un ensemble de bourgs qui s'égrainent le long de la vallée. La région était quasi inhabitée avant le VIIe siècle, dit Wikipédia. La haute vallée de la Moselotte n'était alors empruntée que pour relier les monastères de Remiremont et de Munster. Mais, «petit à petit, des colonies se fixèrent sur ce trajet», écrit l'encyclopédie en ligne. De nos jours, le lieu est là encore profondément marqué par les restes de l’industrie textile, avec l'ancienne usine et ses cités ouvrières adjacentes, indique Jean-Christophe Godot sur son site godot.fr. On traverse aujourd’hui ce village par la rue de la 3e DIA, du nom de l’une des divisions de la Ière armée française qui ont libéré la région en novembre 1944. Plus loin, il faut tourner à gauche en direction de Travexin en suivant la «route de Ventron» qui est mentionnée sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle) publiée par le Géoportail de l’IGN. «C'est par cette vallée alors presque déserte que passait autrefois le chemin des Marchands, chemin muletier qui permettait aux gens de La Bresse de commercer avec l'Alsace», écrit Adolphe Joanne dans l'Itinéraire général de la France: les Vosges, en 1887. Mais nous ne suivrons pas longtemps cette voie… notre R.N.486 historique s’oriente vite en direction du Thillot par le col du Ménil. Et là, les cartes publiées par l’IGN (XVIIIe et XIXe) restent muettes sur les origines de notre chaussée… Il faut remonter jusqu’en 1886 pour voir apparaître une route (le chemin de Grande Communication n°8), sur la carte au 1:200.000 éditée par CartoMundi. Nous voici vite arrivés, après le col du Ménil (621 m), au Thillot, bourgade où l’on retrouve pas mal d’animation, en raison du passage ici de la R.N.66 de Bar-le-Duc à Bâle. Le Thillot est le dernier bourg vosgien rencontré sur notre périple. En effet, lorsque nous aurons grimpé le col des Croix, nous serons en Franche-Comté (département de Haute-Saône). Une forte tradition industrielle imprègne les lieux: mines de cuivre des ducs de Lorraine dès le XVIe siècle, manufacture de fer blanc à partir de 1727, tanneries. En 1871, après la débâcle de l'Empire, nous conte l'encyclopédie Wikipédia, le textile «s'implante dans la vallée sur l'impulsion d'Alsaciens fuyant l'annexion allemande». La crise du textile, à la fin du XXe siècle, va cependant accélérer le déclin industriel de ces vallées vosgiennes.

R.N.66: DE BAR A BALE
La route nationale 66 historique de 1959 relie simplement Bar-le-Duc en Lorraine à Bâle, aux portes du Jura suisse. Une belle promenade à faire en toutes saisons (lire)

Le Thillot est un bourg-carrefour encore bien fréquenté (photo: MV, décembre 2020).
Au col des Croix, nous entrons en Haute-Saône (photo: MV, décembre 2020).

Du Thillot à Servance par le col des Croix, une route existe à la fin du XVIIIe siècle, racontent en 1891, les Annales de la Société d'émulation du département des Vosges. Mais ce n’est pas le même itinéraire que maintenant. Sortant du Thillot par l’avenue de la Résistance, il fallait ensuite poursuivre sur le «chemin de la Comté». Côté franc-comtois, la carte de Cassini (XVIIIe) laisse entrapercevoir une voie qui descend vers les Chaseaux (sans traverser le hameau) puis vers le Haut-de-Them en longeant l’Ognon (c’est le même chemin au début du XIXe). Mais on verra plus loin que ce chemin n’était pas idéal… Le col des Croix (758 m) marque aussi la ligne de partage des eaux entre Méditerranée et mer du Nord. A l’origine, signale Wikipédia, «il y avait là un poste de surveillance de l'armée romaine. Au XIIe siècle, le comte de Faucogney, Gislebert de Faucogney, y fait ériger un château-fort» nommé Château-Lambert. Sous la domination bourguignonne (XVe) commence l'exploitation des mines aurifères, puis argentifères situées en contrebas du village, situé de l’autre côté du col. A l’ouest, un fort Séré de Rivières, bâti de 1875 à 1877, contrôlait les crêtes des Monts-Faucille et la vallée de la Moselle. Descendant du col, la route passe désormais par les lieux-dits le Montaillon, la Rochère et surplombe le Haut-du-Them, qu’elle délaisse. Ce village est, croit-on, d'abord habité par des «ouvriers occupés sous la domination espagnole, aux mines de Château-Lambert», indique en 1866 le dictionnaire historique, topographique et statistique des communes de la Haute-Saône. Pendant longtemps, «il n’y eu que des forêts et des prairies à l’emplacement actuel de la commune», souligne le site municipal hautduthemchateaulambert.fr. Celle-ci ne naquit officiellement qu’au début du XIXe siècle et fût longtemps un quartier de Servance, avant d’acquérir le statut de commune le 21 février 1841. Le Haut-du-Them comptait alors 1800 habitants, attirés par une économie plutôt dynamique: scieries, tissages, exploitations forestières, raconte encore la page internet de la municipalité. Mais la suppression, au milieu du XXe siècle, du «tacot», un petit train qui reliait depuis 1895 la Haute-Saône au Thillot, mit fin à cette expansion.

L'ancienne chaussée au Ru-Jeannot (photo: MV, décembre 2020).

Il n’y a que quelques kilomètres jusqu’à Servance. En Haute-Saône, la route ne fut ébauchée que vers 1740, raconte l'ouvrage De la corvée en France et en particulier dans l'ancienne province de Franche-Comté. Mal construite, elle devint rapidement impraticable... et les communautés villageoises ainsi que les industriels de la région émirent la requête -en 1756- de faire perfectionner ce chemin. Il y eut des travaux de 1767 à 1769 pour la confection d'une nouvelle chaussée depuis Lure jusqu'à Mélisey, mais on n'alla pas beaucoup plus loin. En 1783, il fut ordonné de planifier la suite de l'itinéraire vers les territoires d'Alsace-Lorraine... cependant, rien de plus ne se fera sous l'Ancien régime. Le bourg de Servance était un tout petit village très peu peuplé au Moyen Age et jusqu'à la fin du XVe siècle. Il ne s'agrandit qu'après la réforme protestante: «Servance accueillit en effet à cette époque de nombreux catholiques venus se réfugier dans le secteur de Melisey», voit-on sur le site Wikipédia. Plus tard, on y exploite le minerai de fer de 1824 à 1829; une activité de tissage s'y maintient jusqu'au XXe siècle. Toujours à Servance, raconte Adolphe Joanne en 1887 dans l'Itinéraire général de la France: les Vosges, on trouvait aussi des scieries de pierres dures travaillant les granits vosgiens... Et c'est de là, dit-il encore, qu’est sorti «le piédestal en porphyre vert qui supporte le sarcophage de Napoléon Ier aux Invalides»... Notre route prend maintenant la direction de Ternuay. A la hauteur du Ru-Jeannot, on remarque l’ancienne chaussée –encore en service dans les années cinquante- qui s’enroule autour de deux collines. On traverse l’Ognon dans le village de Ternuay sur un pont de maçonnerie construit en 1815, indiquent les Documents statistiques sur les routes et ponts publiés par le ministère des Travaux publics en 1873. Mais un premier ouvrage avait été réalisé en 1776 «dans l’espérance que la route serait continuée jusqu’aux limites de la Lorraine», découvre-t-on dans l’ouvrage De la corvée en France et en particulier dans l'ancienne province de Franche-Comté. Il y a maintenant un peu plus de six kilomètres jusqu’à Mélisey. Notre «route des Vosges» suit toujours les bords de l’Ognon dans un paysage de plus en plus domestiqué. «Occupée au moins depuis le haut Moyen Age, écrit Wikipédia, Mélisey devient au XVe siècle un bourg concentrant toutes les activités de commerce et d'échange de la vallée avant de devenir une petite cité industrielle du textile au XIXe siècle». La localité est également située en bordure de l’étonnant plateau des Mille-Etangs, un ancien espace glaciaire (il y a 12.000 ans!) transformé par l'homme au Moyen Age qui y développe la pisciculture en aménageant de nombreux étangs. Ces vastes réserves d'eau sont ensuite utilisées au XIXe et XXe siècle par les industries textile et papetière locales (Wikipédia). On quitte Mélisey par la route de Lure, distante de dix kilomètres.

Soleil d'hiver peu avant Lure (photo: MV, décembre 2020).

Nous voici désormais à portée de la ville de Lure, sur des routes droites qui rappellent bien l’œuvre des intendants du XVIIIe… L'histoire de l’endroit est liée à l'installation au VIIe siècle de Saint Desle, disciple de Saint Colomban, qui fonde un oratoire dans la plaine de l'Ognon; celui-ci sera à l'origine du monastère de Lure qui devint par la suite, une puissante abbaye bénédictine. «Les habitations, signale le site lure.fr, se groupèrent peu à peu autour de l'abbaye et, sous la direction des moines, grands défricheurs, la plaine marécageuse se fertilisa». Lure est citée pour la première fois dans les actes du concile d'Aix-la-Chapelle en 817. L'origine du nom vient vraisemblablement du gaulois lautro. La cité, qui appartient au Saint-Empire, est convoitée de toutes parts, pillée et ravagée par les comtes de Montbéliard, les ducs de Bourgogne ou encore les rois de France et d'Espagne… Puis, prise par les troupes de Louis XIV, la ville est rattachée le 10 août 1679 à la Franche-Comté et à la France. En 1796, les pierres de l’abbatiale sont vendues; la domination religieuse sur Lure s’éteint. «Après la guerre de 1870-71 qui vit se dérouler de rudes combats, rappelle le site lure.fr, de nombreux industriels d'Alsace spécialisés dans la fabrication du textile, fuyant l'annexion, viennent s'établir dans la région». On entre dans la petite cité par la «rue des Vosges» (D486b), qui vient s’achever sur l’avenue de la République (qui est l’ancienne R.N.19). Et on quitte les lieux par la rue Jean-Jaurès qui prend la direction de Vy-lès-Lure. En 1954, la chaussée de la R.N.486 faisait encore le détour par le Moulin-Blanc, au moment de traverser la rivière Reigne. Ici, l’itinéraire est antique: à Vy-lès-Lure, on croise le «chemin de Calmoutier», qui était l’ancienne voie allant de Vesoul à Belfort.

R.N.19: PAR ICI L'HELVETIE!
En 1959, il faut parcourir 490 kilomètre pour joindre Paris à Bâle, en Suisse, en passant par Troyes, Chaumont, Langres, Belfort et Saint-Louis, non loin de Mulhouse... (lire)

Ancienne chaussée peu avant Vy-lès-Lure (photo: MV, décembre 2020).
Belle plaque de cocher à Vy-lès-Lure (photo: MV, décembre 2020).
La vieille route de Besançon à Lure passait par ici (photo: MV, décembre 2020).

Puis la «route de Besançon à Lure» plonge vers Aillevans où débute une vaste et complexe série de rectifications et d’améliorations de l’itinéraire… Au XVIIIe siècle, sur la carte de Cassini publiée par le Géoportail de l’IGN, on voit que la chaussée de l’époque (faite en 1737 selon De la corvée en France et en particulier dans l'ancienne province de Franche-Comté) rejoint Besançon par Aillevans, Marast, Esprels, Chassey-lès-Montbozon, Cognières, Montbozon en évitant donc Villersexel et en rejoignant l’itinéraire de la R.N.486 historique à Avilley… Une voie qui emprunte parfois des chemins aujourd’hui un peu oubliés comme dans le bois de Bisserolle, au sud de Marast. Cette chaussée est encore décrite de la même manière, numérotée route départementale n°4, dans l’Annuaire administratif, historique et statistique du département de la Haute-Saône de 1842. En 1866, le dictionnaire historique, topographique et statistique des communes du département de la Haute-Saône signale que la «route de Besançon au département des Vosges» passe dans le canton de Villersexel et facilite «le commerce que font les habitants de leurs productions agricoles et industrielles». En 1874 cependant (preuve que le chemin de Besançon aux Vosges n’a pas encore changé son orientation), un projet de rectification de la R.D.4 entre Montbozon et Thieffrans est déclaré d’utilité publique… En 1882, Adophe Joanne, dans son Itinéraire général de la France: Jura et Alpes françaises, Lyonnais, Dauphiné, Savoie, décrit un chemin qui ressemble, cette fois, comme deux gouttes d’eau à celui de la R.N.486

Au début du XIXe siècle, Villersexel, cet ancien fief du comté de Bourgogne, est relié à la route de Besançon aux Vosges par une chaussée qui traverse l’Ognon sur une levée mais aussi des ponts réalisés en 1789 (Documents statistiques sur les routes et ponts) et qui va jusqu’aux Granges-d’Ancin par le bois du Fougeray. La petite cité franc-comtoise est connue pour avoir vécu un sanglant épisode de la guerre de 1870-1871: le 9 janvier 1871, les soldats de l’armée Bourbaki vont batailler toute la journée pour s’assurer la possession des maisons… mais c’est une victoire sans lendemain pour les Français qui vont échouer, face aux Prussiens, lors de la bataille de la Lizaine, non loin de Belfort. Depuis le Xe siècle, le territoire de la localité, raconte le site villersexel.fr, s’organise à partir d’un château et d’un moulin. Il est situé sur un promontoire dominant une plaine à la confluence de deux rivières, le Scey et l’Ognon. Au XVe siècle, des fortifications protègent les habitants. Cette cité de caractère a été fortement marquée par la puissante famille de Faucogney (XIIe) et par la famille de Grammont (1699-1790). Impossible d’accéder au centre-ville par les routes historiques, l’ancienne rue des Vosges est désormais en impasse et l’on tourne autour du raidillon de la rue des Fossés par la rue de l’Hôpital, déjà visible sur la carte d’état-major de 1953 publiée par le Géoportail de l’IGN. La R.N.486 historique se poursuit avec les rues du 13-Septembre-1944 et des Champs-de-l’Aumonier. Au sortir de la ville, bien des changements encore… c’est la D9 qui nous emmène jusqu’au moderne contournement de Villersexel, et, peu après, voilà l’arrivée dans le département du Doubs où nous faisons connaissance avec la D50, une voie qui conduit les automobiliste jusqu’à Baume-les-Dames… Mais il ne faut pas se laisse hypnotiser par le beau goudron tout lisse… La R.N.486 historique faisait –au cours du XXe siècle- une belle embardée autour du bois de Chauvrey, un tracé encore visible sur la carte Michelin Dijon-Mulhouse n°66 de 1967! On note que, par une ordonnance royale de décembre 1834, le chemin de Villersexel à Cuse a été élevé au rang des routes départementales sous le n°21. Une chaussée «fort utile au canton de Rougemont», voit-on dans l'Annuaire statistique et historique du département du Doubs (1837).

L'ancienne boucle dans le bois de Chauvrey. L'accès en est très difficile. (photo: MV, décembre 2020).
Avant Cuse-et-Adrisans (photo: MV, décembre 2020).

Et puis, un peu plus loin, après Cubrial, c’est au cœur du village de Cuse-et-Adrisans que notre route n°486 prenait la direction de Rougemont. Un itinéraire que l’on retrouve dès le XVIIIe, tracé sur la carte de Cassini publiée par le Géoportail de l’IGN. Des indication précieuses vont d’ailleurs nous confirmer cette réalité. Peu avant Rougemont, se trouve le pont de la route de Cuse, indique le site internet rougemont.fr. «C’est le pont le plus ancien de Rougemont, dit ce site, puisque la décision de sa construction -un pont avec arcade en maçonnerie- sur le ruisseau venant de Gouhelans, au point où il traverse la route de Rougemont à Villersexel a été prise en 1739. Il s’agit d’un beau pont en dos d’âne, néanmoins un peu étroit pour la circulation actuelle», conclut rougemont.fr dans un texte offert par l’Association des amis du vieux Rougemont. Plus loin, les voies (rue du Vieux-Moulin et Grand-Rue) s’enroulent autour des demeures; le bourg et ses fortifications ont été pendant plusieurs siècles un des principaux sites fortifiés de Franche-Comté (la famille de Rougemont est connue est connue depuis le XIe siècle). Le château-fort, visible de très loin, se dressait au sommet de la Citadelle. Il défendait le passage –sorte de cluse– entre le Doubs et l’Ognon, raconte encore rougemont.fr. L’ancien relais de poste de la cité se trouvait rue du Pont. Une longue ligne droite s’échappe de Besançon en direction d’Avilley. On note une première rectification au niveau du bois de Rallans (évoquée au Bulletin des lois de 1843) puis une deuxième à Mondon, l’ancienne chaussée évitait totalement ce village, cisaillant la partie sud-est du bois Dessous… et enfin un troisième à Montussaint (l’ancienne voie coupe le bois du Tremblois). A Avilley, notre voie retrouve l’ancien itinéraire Besançon-Lure (actuelle D24 vers Montbozon).

Plaque de cocher dans le village de Tour-de-Sçay (photo: MV, décembre 2020).
A Chaudefontaine (photo: MV, décembre 2020).

En quittant Avilley, la route n°486 de 1959 prend la direction du petit village d’Ollans. Ce qui n’est pas –à nouveau- le cas de la chaussée ancienne, puisque celle-ci, vue sur la carte d’état-major du XIXe publiée par l’IGN, file tout droit vers Cendrey par le chemin (joliment appelé) d’Entre-les-Deux-Bois. Ici, c’est donc, sous le Second Empire, la route départementale n°7 (de Besançon à Lure). En 1850, on lit dans l'Annuaire départemental du Doubs, que cette chaussée est «fréquentée médiocrement», mais que «la rectification des nombreux mauvais pas qu'elle offre augmenterait son intérêt et son importance». Des rectifications qui semblent avoir été menées dans la dernière partie du XIXe siècle, notamment entre la Tour-de-Sçay et Corcelle-Mieslot, où la nouvelle chaussée fait le «détour» par Rignosot. Mais en 1882 encore, Paul Joanne, dans son guide Franche-Comté et Jura, indique qu'il est encore préférable de «laisser à gauche (lorsque l'on vient de Besançon, NDLR) la route qui suit le vallon et décrit un grand détour, on suit à l'Est, Nord-Est, un excellent chemin, qui, longeant les Bois-Communaux à droite, conduit directement à la Tour-de-Sçay». Soit l’ancienne chaussée... Ces derniers kilomètres sont clairement dans l’emprise de Besançon… Mais la métropole bisontine n’a pas encore trop fait ressentir ses effets dans la vallée de l’Ognon, que nous suivons depuis sa source… On évolue encore entre ces petits villages comtois, souvent dominés par leur -si caractéristique- clocher bombé aux tuiles polychromes vernissées… Les routes, modestes, virevoltent dans un paysage animé par le mouvement lent des vaches montbéliardes, qui broutent une herbe d’un vert encore bien tendre malgré la saison bien avancée…

La forêt de Chailluz, traversée par la route de Besançon à Lure, fait partie de la cité bisontine (photo: MV, décembre 2020).

A Marchaux, nous nous trouvons à dix kilomètres de l’arrivée… La R.N.486 de 1959 s’apprête à traverser la vaste forêt de Chailluz, ultime «rempart» avant notre rencontre avec la R.N.73 (D683 aujourd’hui) aux portes de Besançon. Il faut savoir que les carrières de cette forêt ont fourni une pierre avec laquelle sont construits la plupart des édifices du centre ancien de Besançon... A Marchaux, avant la réalisation de l’autoroute A36 (ici en 1978), notre chaussée traversait le village par la Grand-Rue (D226a aujourd’hui) avant de remonter vers les Combottes et de passer à côté de Braillans, à l’orée de la forêt de Chailluz. Ultime évolution notable: on remarque, à côté de l’actuelle D486, un «chemin du Roi» qui longe la chaussée moderne pendant la traversée de la forêt. Ces deux voies, indique un article de Catherine Fruchart paru dans le Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre, existaient déjà sur un plan «de 1862 sous le nom de "route départementale n°7 de Besançon à Lure" et d’"ancienne route"». Précision utile, continue Catherine Fruchart, l’actuelle D486 se confond avec la «route départementale n°7» de 1862 (en construction depuis 1851) alors que le «chemin du Roi» (conçu entre 1721 et 1738) est la «route départementale n°7» de 1834. C’est un secteur où les projets routiers (qui remontent à l’Antiquité) se sont fortement superposés et remplacés; cependant, la voie antique qui y passait, a été utilisée jusqu’au XVIIIe siècle (avec plusieurs modifications néanmoins). L’entrée dans Besançon se fait dans le quartier de Palente où la D486 se fond dans la D683. En 1452, dit Wikipédia, une tuilerie s'installe dans le secteur (on voit d'ailleurs son emplacement sur la carte d'état-major du XIXe siècle (1820-1866) publiée par l'IGN). Le carrefour a longtemps accueilli (avant sa démolition dans les années 2000) l'Auberge comtoise et sa salle de bal, un établissement qui fut précédemment relais de diligences, ainsi qu'une halte pour les bûcherons qui approvisionnaient en bois la cité de Besançon depuis la forêt de Chailluz voisine, signale encore Wikipédia. Voilà, notre trajet s’achève ici, après une promenade d’un peu plus de 140 kilomètres…

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Marc Verney, Sur ma route, janvier 2021
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