Il reste quelques panneaux Michelin le long de la N75 historique, comme dans la banlieue grenobloise et autour du col de la Croix-Haute. Mais plus rien au nord de Voiron (photo: MV, octobre 2008).
AMI LECTEUR: les textes, photos et dessins de ce site sont soumis au droit d'auteur. Pour toute autre utilisation, contacter l'auteur de Sur ma route. Merci de votre compréhension...
Sources et documents: Atlas Michelin des routes de France (1959); carte Michelin Beaune-Evian n°70 (1955); carte Michelin Lyon-Genève n°74 (1928); carte Michelin Environs de Lyon n°91 (1951); Description de la ville de Bourg, Joseph Brossard (Authier et Berthier imprimeurs, 1883); Guide Bleu de la France Automobile (Hachette, 1954); Histoire de la ville et du canton de Tournus, E. Meulien, publiée par la Société des amis des arts et des sciences de Tournus (A. Miège imprimeur, MDCCC XCII); Histoire des routes lyonnaises, Georges Reverdy (éd. LUGD, 1994); La Bourgogne vue par les écrivains et les artistes, An. Van Bever (Sté des éditions Louis-Michaud); Le Nord-Isère en dates et en cartes (EMCC, 2008); Noms de lieux de l'Ain, Anne-Marie Vurpas et Claude Michel (Bonneton, 1999); le site pontdain.fr; Wikipédia; Wikisara; l'office du tourisme de Morestel. Merci à la Bibliothèque publique d'information du centre Georges-Pompidou.
Dans le petit village de Vaux, entre Ambérieu et Lagnieu, à quelques encablures de la route principale, il y a cette ancienne plaque de cocher (photo: MV, avril 2009)
Villes et villages traversés par la N75 historique (1959), en italique, les anciennes RN principales croisées:
Tournus (N6)
Lacrost
Cuisery (N471)
Romenay
Saint-Trivier-de-Courtes
Mantenay
Saint-Julien-sur-Reyssouze
Jayat
Montrevel
Bourg-en-Bresse (N79, N83)
Pont-d'Ain (N84)
Saint-Denis/Ambérieu (N504)
Ambutrix
Lagnieu
Saint-Sorlin
Sault
Montalieu-Vercieu
Lancin
Arandon
Morestel
Curtin
Thuellin
Les Abrets (N6, N92)
Entrée nord de Lagnieu (photo: MV, avril 2011).
Gros plan sur l'une des plaques de Thuellin (photo: MV, février 2009).
En direction des Abrets (photo: MV, avril 2011).


Nos belles routes de France
R.N.75: LA GRIMPEE DES ALPES (I)
C'était, dans les années soixante, la route des Parisiens se précipitant dès les premières neiges à l'assaut des stations de ski des Alpes. La route nationale 75 historique reliait Tournus en Saône-et-Loire à Sisteron (Alpes de Haute-Provence). Un pied dans le nord, un pied dans le sud, la route, aujourd'hui déclassée passe au raz du Jura, s'ouvre sur les paysages du Bugey avant de traverser Grenoble et de grimper lentement jusqu'au col de la Croix-Haute, sommet du parcours à 1179 m. Puis le bitume redescend joliment vers Sisteron au son des premières cigales; nous aurons roulé un peu plus de 300 km sur cette "autre route blanche" (aux côtés de la RN5 Paris-Genève) au rythme de l'Atlas Michelin des routes de France 1959... Première partie: Tournus-Les Abrets.

La route nationale 75 historique se faufile dans le petit village d'Arandon (photo: Marc Verney, février 2009). En cliquant sur la photo, vous accédez à la deuxième partie de la promenade.


La ville de Tournus, halte mémorable sur la route du Sud
est le point de départ de notre promenade sur l'ancienne nationale 75. D'après L'Histoire de la ville et du canton de Tournus, le lieu a, de tous temps, été un important carrefour commercial. Sous la domination romaine, outre le fait que la grande voie voie Lyon-Autun y passait, c'est là que Rome avait choisi d'entreposer toutes ses provisions de grain et de fourrage pour la région... Les soldats avaient donc construit un château et des ouvrages fortifiés sur l'élévation au pied de laquelle coule la Saône, que, de ce fait, ils contrôlaient également.

R.N.6, LA ROUTE DES ALPES
Tournus, Chalon, Mâcon, Lyon, Chambéry, suivez le jeu de piste de la N6 historique (1959) jusqu'en haut du col du Mont-Cenis. Ca décoiffe de visiter les belles routes des Alpes... (lire)

L'abbaye de Tournus fut fondée en 900 environ et la belle église romane, qui, aujourd'hui encore, domine tous les environs fut consacrée en août 1019. On peut dire que les habitants de Tournus ont les pieds sur terre: profitant en 1805 d'un passage de Napoléon Ier dans leur ville, ils sollicitèrent de l'Empereur de l'argent pour financer un quai sur la Saône... Une affaire rondement menée: le décrêt d'application sera signé par Napoléon un jour plus tard!

Au XVIe siècle, déjà une histoire de... bornes!
Afin d'obtenir les meilleures zones de pêche dans la Saône, abbés de Tournus et pêcheurs de Châlon-sur-Saône se querellaient en permanence autour des limites accordées à chacun. Venu assister en 1019 à la consécration de l'église de Tournus, Hugues, le comte de Châlon accorda à cette occasion le droit de pêcher aux moines depuis le village d'Islais jusqu'à leur abbaye de Tournus... Mais les bornes qui devaient marquer les zones furent enlevées par les uns et les autres... Du coup, les frictions recommencèrent. Et, c'est sans doute une première mondiale, le Parlement de Bourgogne autorisa et finança une expertise dans la rivière pour retrouver les fameuses bornes disparues! Effectivement, les plongeurs retrouvèrent l'une de ces bornes servant de limites de pêche entre Tournus et Châlon. Afin qu'elle soit reconnaissable, les sculpteurs y avaient gravé, d'un côté un moine avec un oiseau et de l'autre, un seigneur... Mais l'histoire ne dit pas qui avait immergé la précieuse borne!

A Tournus, pour traverser la Saône, il y a très certainement eu un pont romain, dont des restes ont été retrouvés en 1507. Mais après, rien... juste deux bacs (l'un pour les piétons, l'autre pour les véhicules). Il faudra attendre 1799 pour voir débuter la construction d'un pont de bois qui sera remplacé en 1838 par un ouvrage en "fil de fer", lui même remplacé en 1869 par un pont de pierre. Le droit de péage était mal vécu par les populations bressanes et lorsqu'il fut supprimé le 23 octobre 1851, il y eut une grande fête; le pont fut décoré de guirlandes de fleurs, on dansa toute la nuit, un grand feu d'artifice fut tiré, un aérostat survola le pays... Douze mille personnes, dit-on, assistèrent à l'événement!

On suit maintenant la direction de Cuisery. Avant de pouvoir entrer dans le bourg, on aura auparavant traversé le petit village de Lacrost non loin duquel se trouvait un phare de balisage aérien dans les années cinquante. Après avoir admiré à Cuisery une belle église du XVIe siècle, on contourne la butte sur laquelle sont bâties les maisons puis on traverse la Seille, très jolie rivière jurassienne qui prend sa naissance à côté de Château-Châlon, un des plus beaux villages du Revermont. On laisse aussi partir sur la gauche l'ancienne N471 qui relie Tournus à Pontarlier (c'était aussi, à l'époque romaine une importante voie de commerce. Il faut se rappeler qu'à l'époque la traversée du Jura s'effectait par Jougne).

R.N.471: UNE ROUTE JURASSIENNE
La RN471 de 1959 relie Tournus à Pontarlier en passant par Lons-le-Saunier, Champagnole et Frasne. Un joli tour de Jura où l'on frôle des reculées et des lacs... (lire)

Sur la route de Bourg (auj. D975) qui file tout droit au travers de la plaine bressane, le parcours est "monotone mais offrant par temps clair de belles vues sur le Jura", nous dit le Guide Bleu de la France Automobile de 1954. Les petits bourgs sans histoires s'égrènent le long de la chaussée: Saint-Trivier-de-Courtes, Saint-Julien-sur-Reyssouze, Montrevel... Saint Trivier fut un saint local, ermite de la Dombes, cette région en arc-de-cercle autour de Bourg-en-Bresse correspond en fait au front de l'ancien glacier du Rhône. On ne s'étonnera pas d'y trouver des milliers d'étangs, souvent artificiels, car les lieux ont été peuplés et assainis au milieu du XIXe siècle.

A Montrevel, début septembre 1944, eut lieu l'une des nombreuses batailles de la libération de la France. Suite au débarquement allié en Provence (opération Dragoon), les colonnes motorisées allemandes en fuite s’étirent le long des nationales au nord de Lyon menant à Mâcon, Bourg-en-Bresse et Tournus (N6, N75, N83...). L’engagement de Montrevel eut lieu 19 jours seulement après Dragoon: voyant la faiblesse des nazis, les Américains décident de leur couper la route. Ils envoient une petite unité, le 117e groupe de cavalerie pour faire le job. Mais les GI's, fatigués et mal ravitaillés, sont attaqués par des blindés de la 11e division; les Américains sont bousculés et certains sont même capturés... Montrevel sera quand même libérée en 24 heures!

Sur cette plaque de la RN75, le mot "impériale" a été ôté. Photo: Marc Verney, avril 2011.

Bourg (on rajoutera la mention "en-Bresse" en 1955) est atteinte après un peu plus d'une quarantaine de km. On y croise la route Lyon-Strasbourg, l'ancienne N83. Dans sa Description de la ville de Bourg, Joseph Brossard mentionne une fortification réalisée par les Romains avec de gros blocs de pierre taillés dans des carrières du Revermont jurassien et juste une modeste cité à ses pieds. Les pragmatiques Romains pouvaient, de là, contrôler les accès au Jura, la route du Bugey et les axes entre Lyon et la Bourgogne orientale. C'est au commencement du XIIIe siècle que les sires du Bugey y construisirent des murailles et un château. Un siècle plus tard, séduit par les lieux, Amédée IV de Savoie développe la ville et fait de Bourg la capitale de ses Etats. La Bresse, annexée une première fois sous François Ier, fut définitivement rattachée à la France par Henri IV en 1601.

A VOIR, A FAIRE
Il serait dommage de quitter la ville sans avoir visité l'église de Brou (XVIe siècle), joyau gothique construit à l'initiative de Marguerite d'Autriche, veuve du duc de Savoie Philibert le Beau. Ecoutons Edgar Quinet, grand érudit local et homme politique visionnaire: "c'est là, parmi ces harmonies gémissantes que le Moyen Age est venu s'abriter dans l'église de Brou"... "Les ouvriers arrivent de Toscane, de Nuremberg, d'Angleterre, de Suisse. Les Allemands amènent le génie du symbole et du mystère; les Italiens les premiers débuts de la Renaissance; les Flamands, le goût des intérieurs domestiques; les Suisses des Alpes la patience des détails et leurs rocs d'albâtre ciselés et brodés. De tout cela se compose un ensemble qui n'appartient plus à aucun ordre, où le Nord et le Midi se pénètrent et s'enchâssent l'un dans l'autre"... Voilà un peu une description à l'image de la RN75, cette voie qui relie Nord et Sud, traversant des villes et des villages marqués par cette double appartenance...

R.N.79: DU CHAROLAIS AU JURA
En 1959, la route nationale 79 nous conduit de Nevers à La Cluse sur la commune de Montréal-la-Cluse dans le département de l’Ain (monts du Jura). Des paysages plein la vue!(lire)

STRASBOURG, PAR LA R.N.83
Voilà une route qui sillonne l'Est de la France à flanc de collines: Jura, Doubs, Vosges... On n'oubliera pas non plus les vignobles qui s'étalent de part et d'autre du bitume... Une route de gourmet? (lire)

Une Bressane culottée séduit la Reine de France!
Claudine Bouvier est une jeune servante native d'un village proche de Bourg. Engagée auprès d'un notable de Lyon, elle se retrouve un jour à Versailles, son maître ayant des affaires à boucler à Paris. Vient à passer la reine Marie-Antoinette, qui voit Claudine, habillée en costume bressan. Séduite par l'habit et la jeune femme, qui a un sens certain de la répartie, la reine autorise la servante à venir la voir quand elle le veut... Du coup, la Cour se presse autour de la rouée Bressane qui en profite allègrement! Gloire, beauté, argent facile... on pourrait s'imaginer ici dans un programme de téléréalité si l'on n'était pas au XVIIIe siècle!! Claudine ira même, et là on revient à notre histoire des transports, jusqu'à s'approprier l'idée d'un service privilégié de messageries, ce qui donnera plus tard les diligences turgotines, initiées par Turgot quelques temps plus tard. L'histoire de l'audacieuse bressane ne se finit pas trop mal: Claudine Bouvier épouse un sémillant mousquetaire qui croyait voir en elle une femme riche... (d'après Philibert Le Duc, dans La Bourgogne vue par les écrivains et les artistes).

Un boulevard urbain ceinture le centre de Bourg depuis les années 70. Il n'est donc pas difficile d'y retrouver la route du sud allant vers Pont-d'Ain, située à une vingtaine de kilomètres en ligne droite. Là, la N75 historique croise la route de Lyon à Genève (ancienne N84). C'est le commerce du grain entre la Bresse et Nantua qui a "fait" la cité, nous dit le site internet municipal. Dès 1303, en effet, on trouve la preuve de l'implantation d'un pont à cet endroit précis. Ce sont les comptes du châtelain local qui nous éclairent: il y percevait "trois oboles viennoises pour chaque homme à cheval qui traversait le pont et une obole par piéton"... Les ponts successifs -peu solides- étaient le plus souvent en bois; il faut attendre 1886 pour pouvoir emrunter un pont à cinq arches, en pierre, capable de résister à la force des eaux de la rivière Ain...

En 1807, sur le cadastre, Pont-d'Ain reste un bourg modeste, on ne voit que quelques masures à l'emplacement du carrefour des routes de Bourg et de Genève. Le site de la mairie publie ce souvenir de Gérard de Nerval, écrit dans son Voyage en Orient (1851): "Je visite le village composé d’une seule rue encombrée de bestiaux, d’enfants et de villageois avinés... (...), je reviens en suivant le cours de l’Ain, rivière d’un bleu magnifique dont le cours rapide fait tourner de nombreux moulins". Le pont sur l'Ain vivra jusqu'au 1er septembre 1944, date à laquelle il sera détruit par les Allemands. La reconstruction du passage s'achèvera en 1946.

R.N.84: SE DEFILER SUR GENEVE!
Suivez la route nationale 84, la route Genève-Lyon par Bellegarde, Nantua, Pont-d'Ain... Du Jura majeur au tonitruant Rhône... faites le plein d'émotions sur bitume!! (lire)

Sur l'Ain à Pont d'Ain. Photo: Marc Verney, avril 2011.

On quitte ici la Bresse pour entrer dans la région du Bugey, vers Ambérieu, où la N75 historique laisse partir à gauche, l'ancienne N504 en direction d'Aix-les-Bains au travers de l'impressionnante cluse de l'Albarine, coupant, nous dit le Guide Bleu de la France Automobile, "l'extrémité sud du Jura". Ce carrefour a toujours eu une importance certaine. Ainsi, en 1933, nous précise Georges Reverdy dans l'Histoire des routes lyonnaises, le conseil général de Savoie a-t-il entamé un actif lobbying pour demander la modification du tracé de la route nationale de Paris en Italie par le Mont-Cenis. Il s'agissait de faire virer les automobiles à Tournus, les faire suivre la N75 jusqu'à Ambérieu puis de suivre Belley, Chambéry par le tunnel du Chat (ouvert en 1932). Ce trajet, plus court et qui évitait Lyon, ne sera cependant jamais validé pour la route d'Italie...

A six kilomètres au sud, voilà le charmant bourg de Lagnieu, détourné depuis 1993. Au fil des rues étroites, autour de la place, cernée de platanes, on sent très nettement poindre l'influence du Sud... Curiosité: en 1959, la RN75 suivait la rive droite du Rhône puis traversait le fleuve à la hauteur du village de Sault. Un tracé abandonné depuis les années 70; la route de Grenoble s'est emparé du bitume de la départementale 65 pour traverser le Rhône quelques kilomètres au sud de Lagnieu et obliquer en direction de Vertrieu (D65G) et remonter la rive gauche du fleuve (D65D) vers Montalieu.

Montalieu-Vercieu (les communes sont fusionnées depuis le XVIIIe siècle) est connue pour être "le pays de la pierre". Ici, on exploite des carrières depuis l'Antiquité. La famille Vicat, à l'origine du ciment artificiel et qui exploite des cimenteries depuis 1853 ouvre en 1922 à Bouvesse (sud-est de Montalieu), au bord du Rhône, un "four rotatif à voie humide" permettant de confectionner un ciment d'excellente qualité. La Maison de la pierre et du ciment, à Montalieu, retrace l'histoire de ces "pierreux" qui ont durablement modifié les paysages locaux... (et la centrale Superphénix à Creys-Malville aussi... mais c'est une autre histoire!).

A Montalieu-Vercieu. On note que le panneau indique l'ancien tracé de la RN75 par Sault-Brénaz. Photo:MV, février 2009.
Nostalgia P.T.T. à Arandon. Le temps des portables était encore loin. Photo:MV, avril 2011.

Nous voici, à trente kilomètres environ à l'est de Lyon au "Pays des Couleurs", un plateau calcaire en forme de triangle, bordé par le Rhône et traversé en quasi ligne droite par la N75 historique jusqu'à Lancin et Arandon. Là, dans l'un des rares virages un peu secs, se trouve L'escale 75, un restaurant de routiers qui a dû avoir "un jour" son heure de gloire...

Morestel, à quatre kilomètres au sud, s'autoproclame "Cité des peintres". La route, ici, ne passe heureusement plus dans le petit centre enroulé sur sa butte autour de l'église et du donjon carré, mais au pied des murs sur le chemin de "sous la ville" depuis 1835. On ne peut passer dans la région sans signaler le village de Brangues (8 km à l'est), doublement marqué par Stendhal, qui y trouva l'inspiration pour son fameux roman Le Rouge et le Noir et par Paul Claudel qui y habita les dernières années de son existence (le diplomate-écrivain s'y installa le 14 juillet 1927).

La traversée de Morestel. Photo: Marc Verney, avril 2011.

Quelques kilomètres avant Les Abrets, terme de notre première étape, la commune de Veyrins-Thuellin porte la marque de la loi Marcellin sur les fusions de communes. Le 1er janvier 1973, Thuellin (309 habitants) et Veyrins (932 habitants) ne font plus qu'un... Mais aujourd'hui encore, peut-on lire dans Le Nord-Isère en dates et en cartes, le 14-Juillet est toujours célébré dans chaque village... Au bout d'une forte decsente, voilà enfin Les Abrets, terme de cette première étape. La N75 historique y croise l'ancienne RN6 qu'elle avait "quitté" à Tournus et la RN92 (D592) de Genève à Valence par Seyssel. Le nom de la petite ville viendrait du latin et désignerait un endroit boisé... Au XIIe siècle l'endroit aurait été offert aux Chevaliers du Christ (les futurs Templiers) qui y bâtiront un hospice en 1263. Nous sommes là à 45 kilomètres de Grenoble.

Le carrefour des Abrets. Photo: MV, juillet 2008.
Il ya deux plaques de la route n°75 dans le village de Thuellin. Photo: MV, avril 2011.

R.N.6, LA ROUTE DES ALPES
Chambéry, Modane, l'Italie, suivez le jeu de piste de la N6 historique (1959) jusqu'en haut du col du Mont-Cenis. Ca décoiffe de visiter les belles routes des Alpes... (lire)
R.N.92: AUX CONTOURS DES MONTS
Entre Genève et Valence, cette belle route au parcours atypique visite monts et merveilles avant d'atterrir au pays des cigales... Une course au soleil qui va vous plaire (lire)

Marc Verney, Sur ma route, juin 2011


Continuer la promenade sur la R.N. 75 (clic!)
Retour vers la page principale du site (clic!)