Près de Clelles-Gare, dans une boucle oubliée de l'ancienne N75, ce fier Michelin en très bon état résistait encore aux assauts du temps et des services de la route à la mi 2011. (photo: MV, avril 2011).
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Sources et documents: Atlas des routes de France (Michelin, 1951-52); Atlas des grandes routes de France (Michelin, 1959); Carte Michelin n°99 Grandes routes (1950); Atlas routier France (Michelin, 2011); Atlas culturel des Alpes occidentales (sous la direction de Colette Jourdain-Annequin, éd. Picard, nov. 2004); Grenoble, Gilbert Coffano (A. Sutton, nov. 1998); Grenoble, capitale alpine, P. et G. Veyret - F. Germain (Arthaud, 1967); Grenoble, histoire d'une ville, sous la direction de René Favier (Glénat, 2010); Guide Bleu de la France automobile (Hachette, 1954); Guide Michelin Alpes de Savoie et du Dauphiné (1933-34); Guide du Routard Alpes (Hachette, 2003-2004); Histoire de Voiron, Docteur Urbain Tête, Presses A. Crolard et Co (1925); Histoire du Trièves (A. Beaup, impr. A. Robert, 1977); Le département de l'Isère sous la IIIe République (1870-1940), Pierre Barral (Armand Colin, 1962); Le pays voironnais, AHPPV, Alan Sutton (2005); La route des Grandes Alpes, Ecomusée du Pays de la Roudoule (2008); Les routes de France du XIXe siècle (Georges Reverdy, presses de l'ENPC, 1993); Les routes de France du XXe siècle (1900-1951), Georges Reverdy, presses de l'ENPC, 2007; Wikipédia, Wikisara. Merci à la Bibliothèque publique d'information du centre Georges-Pompidou.
La traversée contemporaine de Voiron manque, il est vrai, d'un peu de piquant ancien... (photo: MV, avril 2011)
Villes et villages traversés par la N75 historique (1959), en italique, les anciennes RN principales croisées:
Les Abrets (N6)
La Bâtie-Divisin
Montferrat
Chirens
Le Fagot
Voiron (N92)
La Buisse
Voreppe (N85)
Le Chavalon
Fontanil-Cornillon
Saint-Egrève
Saint-Martin-le-Vinoux
Grenoble (N90)
Le Pont-de-Claix (N85)
Varces-Allières-et-Risset
Vif
Monestier-de-Clermont
Clelles-Gare
Col de la Croix-Haute
Saint-Julien-en-Beauchêne
La Rochette
La Faurie
La Valette
Aspres-sur-Buëch (N93)
Aspremont
Pont-la-Barque (N94)
Serres (N94)
Montrond
Eyguians
Laragne-Montéglin
(N85)
Sisteron
Entrée de Grenoble à la porte de France (photo: MV, avril 2011).
Cette ancienne signalisation sur portique est située à Grenoble, à l'orée du cours Jean-Jaurès (photo: MV, avril 2011).
La RN75 se faufilait dans le bourg du Monestier-de-Clermont. Embouteillages assurés avant la déviation car les rues y sont particulièrement étroites (photo: MV, avril 2011).


Nos belles routes de France
R.N.75: GRENOBLE... EN CROIX HAUTE! (II)
Nous voilà désormais aux portes des Alpes. Sous nos yeux, la R.N.75 historique se lance à l'assaut des contreforts alpins... Après le carrefour des Abrets, la chaussée file en direction de Grenoble non sans avoir longé le lac de Paladru et traversé Voiron, la ville imprégnée par la Chartreuse... Après Grenoble et le col de la Croix-Haute, notre promenade s'achève à Sisteron, ville au goût de lavande, parfumée par les prémisses de la Provence.

Juste avant Grenoble, on retrouve d'antiques et charmantes bornes de pierre numérotées 75 et au chapeau coloré de rouge... (MV, avril 2011). En cliquant immédiatement sur cette photo, vous accédez à la présentation détaillée de l'ascension du col de la Croix-Haute.


Parfois
, je me dis que si j'étais une route, je "serais" la RN75! Entamant son trajet au milieu du vignoble sud-bourguignon, voilà qu'elle batifole entre gastronomie bressane et jurassienne avant d'entrer au pays des cimes, royaume des raclettes et fondues... Car, oui, au bout de la route, il y a toujours la gourmandise, le plaisir de l'étape, la joie pétaradante de la découverte... En fait, bon... il vaut mieux être le véhicule qui parcourt le macadam, non?

A la sortie des Abrets, la route prend la direction de Voiron. Voilà un apaisant paysage de collines que la route coupe parfois au plus droit, au prix souvent de fortes montées, comme à la Bâtie-Divisin. A droite de la route, se cache un petit joyau d'origine glaciaire long de 5 km, le lac de Paladru (détour possible par la D50). Après avoir laissé derrière nous le Banchet (près de 700 m d'altitude), la R.N.75 historique, dépasse Chirens et entame son approche de Voiron. "La vue, nous dit le Guide Bleu de la France automobile de 1954, est belle sur l'extrémité nord du massif du Vercors".

Le vaste lac de Paladru est d'origine glaciaire. Dommage qu'il soit autant loti sur son pourtour. Photo: Marc Verney, avril 2011.

Ici, en 2011, c'est un peu compliqué de suivre le trajet initial de la route. Ronds-points et centres commerciaux ont, comme toujours fortement bouleversé l'organisation de la zone périurbaine. La forte descente de l'ancienne nationale, désormais en sens unique (direction Bourg) doit être contournée en suivant les indications "centre ville". Le nom de Voiron apparaît vers le XIIe siècle. Auparavant, il fallait évoquer le nom de Salmorenc; là passait certainement une voie romaine reliant Vienne, Aoste et Bourgoin. Le passage de Voiron n'est pas facile.

Au XVIIe siècle, peut-on lire dans l'Histoire de Voiron, "le seul passage pour les voitures ou piétons se rendant à Grenoble se fait par la rue Marchande, par celle du Four (en forte pente) et enfin par la rue Genevoise". Cette dernière existait déjà depuis longtemps, d'abord sous la forme d'un chemin, puis bâtie à partir du XIVe siècle. La rue Genevoise deviendra d'ailleurs peu à peu la voie "huppée" de Voiron!

Aujourd'hui, la traversée de la petite cité se fait par l'avenue du 8-Mai-1945, l'avenue de Verdun, l'avenue Jules-Ravat où l'on voit, juste en face, l'église Saint-Bruno, du XIXe siècle. Puis, après avoir contourné le quartier de la gare au prix de deux passages sous les voies ferrées, on emprunte le boulevard Edouard-Kofler. Au XVIe siècle, la région de Voiron est réputée pour son chanvre et exporte ses productions de toile vers les nombreuses foires régionales. Au XIXe siècle, la cité se tourne vers l'industrie et on verra s'installer des papèteries, des constructions métalliques... Deux boissons contribuent fortement à la notoriété de Voiron: la liqueur de chartreuse et l'Antésite, une boisson à base de réglisse. La nationale 75 historique prend maintenant la direction de Grenoble.

A VOIR, A FAIRE

Au bord de la route, on peut visiter la distillerie de la Grande-Chartreuse, histoire de faire la connaissance de l'une des plus grandes caves à liqueur dans le monde... Les moines mélangent pas moins de 130 ingrédients pour réaliser le breuvage... qu'il faut surtout déguster parcimonieusement à l'étape, après avoir quitté le volant... la chartreuse verte "tire" quand même déjà à 55°!!

R.N.92: AUX CONTOURS DES MONTS
Entre Genève et Valence, cette belle route au parcours atypique visite monts et merveilles avant d'atterrir au pays des cigales... Une course au soleil qui va vous plaire (lire)

Entre Voiron et La Buisse, le regard s'attarde sur deux massifs vertigineux qui comblent le regard: en face, la Chartreuse et à droite, le Vercors. On entre dans la cluse de Voreppe. Le trafic en direction et en provenance de Grenoble s'intensifie car c'est ici que se rejoignent les routes de Bourg, de Lyon et de Valence. Dans Le Département de l'Isère sous la IIIe République (1870-1940), on signale que l'on a pu compter en ces lieux "dès avant 1940, 5000 véhicules (...) en 24 h"! "Un vrai vestibule pour la ville de Grenoble", lit-on encore dans l'ouvrage. Ce serait plutôt de nos jours 5000 voitures à l'heure sur les chaussées périphériques de Grenoble...

Plaque indicatrice fort bien conservée de la RN75 à La Buisse, entre Voiron et Voreppe. Dans l'Isère, la mention "route nationale" apparaît systématiquement en italique sur ce genre de plaque. Photo: Marc Verney, avril 2011.

Soulagée par la moderne autoroute A48, l'ancienne nationale suit de prestigieuses et très anciennes routes transalpines. Connus depuis des temps immémoriaux, deux itinéraires se croisent ici: l'accès au Montgenèvre, le plus bas des cols routiers de la région (1850 m) et le "sillon" alpin, entre Sallanches et Gap. Pour l'heure, la R.N.75 historique arrive en banlieue grenobloise après avoir traversé Fontanil-Cornillon, Saint-Egrève et Saint-Martin-le-Vinoux. Dès lors, après avoir contemplé avec nostalgie les quelques anciennes bornes routières de pierre gravée de la N75 qui subsistent encore en 2011 dans les parages, on peut s'approcher du centre de Grenoble par un tout petit bout d'autoroute. C'est une bretelle construite à l'occasion des Jeux olympiques de 1968 et qui emmène l'automobiliste directement sur la place Dubedout après avoir franchi l'Isère sur le pont de la Porte-de-France.

Entre Voreppe et Grenoble, la route déclassée garde encore les traces kilométriques de son passé automobile... Photo: Marc Verney, avril 2011.

Auparavant, la nationale 75 suivait la route de Lyon peu avant le franchissement de l'Isère. En face de nous s'ouvre désormais l'ample cours Jean-Jaurès, créé au XVIIIe siècle sous le nom de cours Saint-André, et qui coupe l'agglomération de part en part sur huit kilomètres en suivant la direction de Sisteron jusqu'à Pont-de-Claix. La région, on l'a vu plus haut, est un carrefour routier d'importance: logiquement, on trouve donc ici les traces d'un premier pont sur l'Isère, lancé par Munatius Plancus en 43 avant JC. Grenoble, qui s'appelait alors Cularo se trouve sous domination romaine depuis 121 avant JC grâce à la victoire de Rome sur le peuple des Allobroges. C'est un centre de perception d'une taxe routière (le quarantième des Gaules) au IIe et IIIe siècles après JC.

La ville, rattachée au royaume de France en mars 1349 connaîtra un développement spectaculaire aux XIXe et XXe siècles. Grenoble aura, là, à sa tête, des personnalités décidées et volontaires, comme Honoré-Hugues Berriat, maire de 1835 à 1842 qui fait complètement repaver les rues en pierre équarrie en remplacement des galets ronds du Drac. Mais la ville elle-même n'est pas attirante; voilà ce qu'en dit Joanne, dans son Guide du voyageur en Dauphiné au XIXe: "Autant la nature est admirable, autant la ville déplaît aux étrangers... la vue et l'odorat y ont trop à souffrir. Il faut être habitué dès l'enfance à de si dégoûtants spectacles, à de si puantes odeurs. (...) Les maisons sont beaucoup plus malpropres que les rues"...

"Messieurs, la ville étouffe"
, clame donc Edouard Rey, un autre de ces maires visionnaires face à son conseil municipal... En mai 1881, Rey propose un vaste plan de développement étalé sur quatre ans. Celui-ci profite du déclassement des terrains militaires jouxtant la cité. La superficie de Grenoble quadruple; on trace seize nouvelles rues et une nouvelle place de 120 m de côté, l'actuelle place Victor-Hugo. Plus tard, en 1921, le déclassement de Grenoble en tant que place-forte militaire autorise d'autres développements, profitant cette fois de la disparition de l'enceinte fortifiée. C'est ainsi qu'eut lieu, en 1925, sur ces terrains, une célèbre exposition vantant les bienfaits de l'énergie hydraulique (la houille blanche) pour produire de l'électricité.

Plus tard encore, Grenoble sera nommée Compagnon de la Résistance (fait rare pour une ville toute entière!) pour son rôle dans la lutte contre l'occupant nazi, puis, en 1968, la cité recevra les Jeux olympiques d'hiver qui amplifieront encore le développement urbain. Aujourd'hui, en 2011, la métropole iséroise est un grand centre universitaire et industriel, ce qui engendre bien souvent de chaotiques conditions de circulation... A noter enfin: c'est à Grenoble que naît en 1889 le tout premier syndicat d'initiative de France.

A VOIR, A FAIRE

Une promenade dans la vieille ville s'impose... On y admire d'antiques demeures pleines de cachet au fil des rues (place Saint-André, place Grenette, rue Jean-Jacques-Rousseau, rue Cenoise, place Notre-Dame...), mais aussi la maison Stendhal sur la Grand-Rue, l'église collégiale Saint-André, le musée de l'Ancien Evéché et le musée de Grenoble, d'une grande richesse. Dans les quartiers du XIXe siècle, le musée de la Résistance et de la Déportation... On ne quitte pas Grenoble sans avoir grimpé au fort de la Bastille et s'être promené dans le parc Paul-Mistral.

Le cours Saint-André nous emmène à Pont-de-Claix. En 1927, peut-on lire dans l'ouvrage Les routes de France du XXe siècle (1900-1951), deux kilomètres de ce long boulevard furent réalisés en chaussée bétonnée. Au Pont-de-Claix, la route nationale 75 historique se sépare de la N85, la célèbre "route Napoléon", qui, quelques kilomètres plus loin va entamer, à Vizille, la difficile rampe de Laffrey (construite en 1771 afin d'apporter à Grenoble l'anthracite de La Mure). On franchit maintenant le Drac en longeant un pont ancien d'une élégante portée de 46 m, bâti entre 1608 et 1611 à la demande de maraîchers locaux voulant vendre leurs produits à Grenoble. Ca tombe bien, l'ouvrage fait désormais partie des "Sept Merveilles du Dauphiné"!!

Bel ensemble Michelin de la R.N.75 peu après Pont-de-Claix. Photo: Marc Verney, octobre 2008.

Après Vif, nous abordons la montée en direction du col de la Croix-Haute. Cette chaussée, nous raconte Georges Reverdy dans Les routes de France du XIXe siècle n'a pas été tout d'abord conçue comme une voie nationale. C'est en effet le département de l'Isère qui prend en charge les premiers travaux. La départementale 1 (ainsi nommée en 1802) doit aller en direction de Marseille par le col de la Croix-Haute. Là, le département de l'Isère ne fait d'ailleurs que suivre d'anciens exemples: L'atlas culturel des Alpes occidentales indique qu'une piste traversait déjà la région du Trièves au IIIe siècle avant JC et que l'étymologie même des noms de la région est ici liée aux structures routières romaines (Trièves: carrefour de trois routes).

Pour le préfet de l'Isère, en 1815, le travail de construction n'allait pas être compliqué. Cité dans l'ouvrage Histoire du Trièves, il écrivait ainsi à l'époque que la nature n'ayant "mis aucun obstacle invincible à la réalisation de la route, (...) à notre avis, les seuls ouvrages un peu essentiels qui restent à faire pour ouvrir la route aux voitures sont le pont de Saint-Michel, les portes et les escarpements des rochers de la Croix-Haute au lieu-dit Le Châtelet. Tout le reste se fera à la pioche"... Les travaux dureront de 1828 (date à laquelle la voie est classée royale) à 1838. C'est cette dernière année que seront effectués les empierrements de la chaussée jusqu'aux limites de la Drôme.

VOIR LE COL, COMME EN 1933!!
Les vieux textes ont du bon. Grâce à eux, on peut revivre par exemple la promenade automobile de la montée vivifiante au col de la Croix-Haute! Une attention signée Michelin. (lire)

Principal bourg traversé durant la montée: le Monestier-de-Clermont, où se tient en 1908 un mémorable concours de ski. Sur l'arc de triomphe qui accueillait les milliers de visiteurs on pouvait lire la devise "la montagne est l'école du fort"! Dans le village voisin de Gresse-en-Vercors, des téléskis sont installés dès 1962. La neige, qui, parfois tombait en abondance dès les abords du col du Fau (899 m) pouvait d'ailleurs poser de sérieux problèmes aux voyageurs: dès 1924, des essais de déneigement à l'aide de tracteurs à chenilles sont réalisés au col de la Croix-Haute.

Sinon, le voyageur est charmé par les paysages traversés. Dès le col du Fau, l'oeil s'émerveille devant toutes les chaînes de montagnes qui entourent le plateau du Trièves. Mais surtout, voilà, à droite de la route, le Mont-Aiguille, "extraordinaire récif calcaire", nous dit le Guide Bleu de la France automobile 1954 qui culmine à 2086 m et dont l'ascension fut réussie pour la première fois en 1492.

L'impressionnant Mont-Aiguille (à gauche). Photo: Marc Verney, avril 2011.

Aussitôt le col de la Croix-Haute (1179 m) franchi, nous voici dans le département de la Drôme. L'itinéraire, qui redescend désormais en pente douce vers Aspres-sur-Buëch, fera partie de la route d'hiver des Alpes, créée en 1923 par le Touring Club de France. Cette voie, éminement touristique, carrossable en toutes saisons et sillonnée par plusieurs lignes d'autobus, reliait Aix-les-Baix à Nice en passant par Grenoble et Sisteron.

Une fin compliquée

Passé le col, nous dit le Guide Bleu 1954, "la nature commence à prendre un aspect méridional". Après Lus-la-Croix-Haute, la chaussée emprunte désormais la vallée du Buëch, un torrent qui naît dans le vallon de la Jarjatte, jusqu'à Sisteron. La route, environnée en 1954 de champs de lavande "gagnés sur la pierraille environnante", entre rapidement dans le département des Hautes-Alpes.

On arrive facilement à Aspres-sur-Buëch, localité où l'on rejoint la route de Die (ancienne N93). Cette localité est, au début du XIXe siècle la conclusion de la route 75. Après, la réalisation -autour de 1842- d'une nouvelle chaussée plus directe par Aspremont a sans doute repoussé en amont de Serres, au lieu-dit Pont-la-Barque, la fin de la route 75. Encore plus loin, sur les cartes, jusqu'à la première moitié du XXe siècle, c'est pourtant la nationale 93 qui relie Serres à la RN85, peu avant Sisteron.

Passé le col de la Croix-Haute, la route regarde vers la Drôme. Les paysages, peu à peu prennent un caractère méditerranéen affirmé. Photo: Marc Verney, avril 2011.

Cependant, en retournant à notre Atlas Michelin 1959 des routes de France, base intangible de notre travail sur le site internet Sur ma route, nous devons constater que la RN75 se poursuit au-delà de Serres jusqu'aux portes de Sisteron. Et il faut, pour continuer le voyage, passer Laragne, où l'on trouvait jadis une ancienne auberge d'étape dont l'enseigne était une araignée (Aragne en provençal). Dès lors, nous dit le Guide Bleu 1954, "la route s'écarte un peu du Buëch dont la sépare un rang de collines et vient longer la Durance". Les retrouvailles avec la "route Napoléon" se font dans le département des Alpes de Haute-Provence (anciennes Basses-Alpes), près de 5 km au nord de Sisteron, terminus de notre promenade.

Marc Verney, Sur ma route, juin 2011


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