Ancienne borne Michelin située vers Pouilly-en-Auxois (photo: MV, été 2011).
Très belle plaque touristique en émail conçue par la société Auer (Paris). Elle se trouve située non loin de St-Révérien sur l'ancienne N77 bis (photo: MV, nov. 2012).

La citation. Jolie, cette phrase d'Onésime Reclus, géographe, sur le Morvan: «Si quelque gouffre l'avalait, si de gigantesques érosions le diluaient à la minute -certes, il se dilue, mais à l'infinitésimale- il y aurait du grabuge en France; petit de taille, mince d'épaules, il vaut plus que sa stature, car il appelle, il dévie beaucoup de vents, il dispense beaucoup de pluies, et ses rivières, recours contre la sécheresse, importent à la Loire, comme à la Seine.».

Anciennes signalisations à Saint-Révérien. Photos: Marc Verney, novembre 2012.
Ancienne plaque directionnelle à Saint-Révérien. La RD4 est aujourd'hui la D34. Photos: Marc Verney, août 2011.

Localités traversées par la R.N.77 bis (1959):
Doudoye (N77)
Boulon

Moussy
Saint-Révérien
Guipy
Chaumot
Chitry-les-Mines
Corbigny (N485)
Cervon
L'Huis-Patault
Vauclaix (N444)
La Roche
Le Gravet
Chassaygne
Montsauche
Gouloux (pont)
Saulieu (N6, N80)
Thoisy-la-Berchère
Sausseau
Chailly
Pouilly-en-Auxois (N470)
Vandenesse
Solle
Montoillot
Echannay
Sombernon (N5)

A Corbigny (photo: MV, novembre 2012).

D'autres ressources autour de la nationale 77 bis historiques: La page Wikipédia consacrée à cette route (lire).
Une page sur le pont Dupin à Gouloux (lire).

Une vénérable signalisation à Précy, non loin de Corbigny (photo: MV, novembre 2012).

Quand un canal est à l’origine d’une aventure industrielle… L’ancienne RN77 bis traverse le canal du Nivernais à Chaumot, non loin de Corbigny. La voie d’eau, dont la construction a débuté en 1784 à La Collancelle, où fut percé le plus long tunnel (on dit voûte) du canal, devait principalement transporter le bois flottant du Morvan vers Clamecy puis, de là rejoindre la capitale française. Mais, en 1843, à la fin des travaux, le canal (et ses 116 écluses!) fut, de fait, un puissant vecteur de développement économique pour toute la région. Un maçon de la Creuse fut particulièrement actif sur le chantier: Philippe Fougerolle… qui créa par la suite l’entreprise Fougerolle, aujourd’hui partie du gigantesque groupe Eiffage.

Plaque de cocher à Thoisy-la-Berchère (photo: MV, novembre 2012).

Les galvachers, les «grandvalliers» du Morvan? Le lecteur de ce site a certainement vu passer le terme de «grandvallier», du nom de ces robustes commerçants nomades jurassiens qui partaient vendre dans toute la France les produits de leurs petites montagnes… Les galvachers étaient, eux, des agriculteurs originaires du Morvan qui partaient au loin «se louer» avec leurs bœufs de race charolaise afin de réaliser des travaux nécessitant une forte puissance de traction (débardage en forêt). Au XIXe siècle, on pouvait les rencontrer sur une vaste zone, allant du nord de la région parisienne jusqu’en Champagne. Mais c’est pendant la construction du chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée que les galvachers connurent leur heure de gloire, déplaçant les montagnes de terre et de pierre nécessaire à la confection des voies. On se doute que la profession a également largement servi les buts d’André-Marie Dupin autour du barrage des Settons et lors de la construction des routes de la région….

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Belles routes de France...
R.N.77 BIS: LA GRANDE TRAVERSEE DU MORVAN!
En 1959, la route nationale 77 bis (dite «de Nevers à Dijon») relie Prémery dans la Nièvre à Sombernon en Côte d’Or, localité où elle rencontre la RN5 Paris-Genève, sujet principal de ce site. Il y a longtemps que je voulais raconter ce voyage, picoré en plusieurs fois lors de mes balades en Bourgogne. La chaussée tournicote, enrobe les monts du Morvan… On traverse de petites localités blotties derrière un bosquet de sapins tourmentés par le vent. La pluie (en automne) est souvent de la partie; c’est rude, un peu jurassien… C’est donc une belle route pour le tourisme de promenade! Bref, on adore… et on va faire mentir le proverbe «il ne vient du Morvan ni bonnes gens ni bon vent»… Ah, mais!!

La R.N.77 bis au niveau de la limite départementale entre Nièvre et Côte d'Or (photo: MV, novembre 2012). En cliquant sur l'image, vous revenez à la page principale de ce site!

Nous voici à Prémery, l'ancien fief des évêques de Nevers, sur l’ancienne nationale 77. Il faut faire quelques tours de roue en direction de Clamecy pour trouver, sur notre droite l’embranchement de la route nationale 77 bis (D977 bis aujourd’hui).

R.N.77: AUBE SUR LOIRE...
La route nationale Sedan-Nevers par Auxerre traverse une grande partie de l'est de la France. Ardennes, Champagne, Bourgogne... Une superbe promenade! (lire)

La voie, d’après les archives départementales de la Nièvre, a été ouverte à partir de 1838 (classement en route royale: 1837). C’est effectivement à partir des années 1830, sous l'impulsion d'André-Marie Dupin, député de la Nièvre, nous dit le site patrimoinedumorvan.net, que le réseau routier régional est complètement bâti. L’homme, qui habitait le château de Raffigny à Gâcogne, s’investit donc à fond dans le projet: «Le conseil général de la Nièvre, lit-on dans la Notice biographique sur M. Dupin, a voté à M. Dupin des félicitations pour son zèle (…), pour avoir abandonné une valeur de 10 000 francs, en terrains et bâtiments, à la décharge du contingent du département, dans la route royale de Vaucloix à Saulieu».

Passé Doudoye, début «officiel» de la route, on prend la direction de Moussy (église du XVIe). Non loin de là se trouve Montenoison (3,5 km au nord) et sa butte de 417 m (panorama) qui porte les modestes ruines très romantiques d’un château du XIIIe siècle. La route dépose son léger goudron sur les terrains marneux et boisés d’une petite région naturelle, les Vaux de Montenoison, placée à cheval entre les bassins de l’Yonne et de la Loire.

Sur la table d'orientation de la butte de Montenoison, on y voit quasiment tous les lieux traversés par la RN77 bis dans le Morvan (Photo: Marc Verney, novembre 2012).

Rapidement, la chaussée entame sa descente vers Saint-Révérien, une commune qui a longtemps prospéré avec l’élevage du bœuf charolais et le flottage de bois. Là, le touriste pourra admirer une église romane du XIIe siècle (incendiée en 1723), vestige d’un ancien prieuré clunisien «à trois nefs sans transept avec rond-point de trois chapelles maladroitement restaurées en 1906», nous précise le Guide Bleu Bourgogne-Lyonnais. On pourra aussi y apprécier de belles fresques. A Saint-Révérien, on peut aussi remarquer la maison du prieur (XVe siècle), attenante à l’église et qui est l’ancien relais de poste. Juste à côté du bourg, précise encore Wikipédia, se trouvent les fouilles du site gallo-romain de Compierre, situé sur la voie romaine d’Autun à Entrains. Non loin de là, sur la route de Champallement, l’exploitation de carrières de grès (du XIXe au début du XXe) a servi à paver les routes de la Nièvre mais aussi certaines rues de… Paris!

En direction de Guipy (Photo: Marc Verney, novembre 2012).
Cet ancien panneau métal de la R.N.77 bis a été miraculeusement préservé. On le trouve à côté de Vauclaix (Photo: Marc Verney, novembre 2012).

La route s’incline maintenant vers le Beuvron et dépasse Guipy. Plus loin, Chaumot, village installé sur les bords du canal du Nivernais, a hébergé l’écrivain Jules Renard (1864-1910). L’auteur de Poil de carotte a passé son enfance dans le bourg voisin de Chitry-les-Mines. Et plus tard, il en a même été le maire! Cette petite bourgade doit son nom à des «filons argentifères exploités, nous narre le Guide Bleu, au XVIe siècle». On passe l’Yonne dans la foulée. Entre Chitry-le-Mines et Corbigny, la carte IGN Auxerre-Saulieu mentionne une voie romaine un peu au nord du tracé de l'ancienne natioanle. A Corbigny, la route N77 bis historique franchit l’Anguison, un affluent de l’Yonne. La ville était l’une des premières étapes sur la vieille route de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Vézelay.

A VOIR, A FAIRE

Plusieurs fois dévastée depuis le XIIe siècle, l’église Saint-Seine abrite cependant de belles pièces de mobilier. L’abbaye Saint-Léonard (origines du VIIIe siècle), pour sa cour d’honneur et son escalier monumental. La tuilerie de La Chapelle, qui fonctionne de père en fils depuis le XVIIIe siècle! Les fanas d’aviation iront voir le monument commémorant l'accident du Dewoitine D-332 L'Émeraude, le 15 janvier 1934, sur son vol retour d'Indochine (périront notamment dans le crash, Maurice Noguès, le pionnier de l'aviation, et Pierre Pasquier, le gouverneur général de l'Indochine)

LE COUP DE LA "ROUTE BUISSONNIERE"
Route alternative et vraiment mignonne pour rejoindre Lyon, la "route buissonnière" sillonne depuis Nemours des régions un peu oubliées et pleines de charme... (lire)

On quitte Corbigny en allant vers Cervon. Peu après, l’ancienne N77 bis tourne à droite en suivant la direction du carrefour de Vauclaix, en remontant la vallée de l’Anguison. Vauclaix porte ce nom en référence au rétrécissement de la vallée (le latin Vallis Clausa); c’est une paroisse créée par les moines de Corbigny au VIIIe siècle. Au carrefour de Vauclaix en 1959, la RN77 bis croise la N444 (route de Troyes à Château-Chinon par Chaource, aujourd’hui D944). Non loin, se trouve le château de Gâcogne, qui appartenait à André-Marie Dupin, le bienfaiteur des routes du Morvan.

Notre voiture se dirige désormais en direction de Montsauche-les-Settons. Le village, installé au-dessus de 650 m d’altitude, domine un joli paysage, rond et boisé. Peu d’anciennes maisons, car le village a été ravagé en juin 1944 par les troupes allemandes. C’est cependant un point de départ agréable pour la visite du lac des Settons, tout proche.

A VOIR, A FAIRE

Vaste lac artificiel de 360 ha de superficie, le réservoir des Settons a été créé de 1848 à 1858 sous l’impulsion d’André-Marie Dupin. A l’époque, l’installation permet le flottage du bois vers Paris en se servant de la rivière Cure comme d'un moyen de transport. Entièrement construit en blocs de granit, le barrage des Settons est un édifice imposant qui mesure 267 m de long, 20 m de hauteur et 20 m à sa base.

Plaque de la route impériale 77 bis à Montsauche-les-Settons. Notez que le IMP a été martelé sans vraiment pouvoir l'effacer (Photo: Marc Verney, novembre 2012).

Après Montsauche, l’ancienne route nationale 77 bis suit la vallée de la Cure et atteint rapidement le pont Dupin, au saut de Gouloux. Cet ouvrage de granit, haut de 13 m, coûta une somme rondelette (80 000 francs en 1838-39), mais permit d’achever totalement la transversale morvandelle entre Nevers et Dijon. Là encore, l’intervention d’André-Marie Dupin semble avoir été décisive, puisque les crédits ne furent votés à la Chambre des députés qu’après un long débat et une vibrante intervention du bienfaiteur morvandiau. La route royale passait alors par Lormes, Montsauche, Saint-Brisson, Saulieu.

Avec l’achèvement du réseau routier, avant 1850, on peut voir passer les premiers services postaux dès 1847 sur la route 77 bis. «En 1846, peut-on lire dans Le Morvan cœur de France T.1, fut achevée la route de Château-Chinon à Montsauche avec ses embranchements sur Ouroux et Planchez», ce qui parachève le plan routier dans la région.

A VOIR, A FAIRE

Le saut de Gouloux nous apparaît après quelques minutes de marche dans une verdure chatoyante. Oh… rien à voir avec les Niagara Falls… Juste un agréable coin pour un pique-nique au cœur de la nature morvandelle. Les deux moulins mécaniques et modernes qui y avaient été édifiés pour remplacer ceux, noyés, par la création du réservoir des Settons, n’existent plus.

Borne de limites départementales entre Nièvre et Côte d'Or (Photo: Marc Verney, novembre 2012).

Quelques kilomètres après Gouloux, la RN77 bis d’antan passe en Côte d’Or. Saulieu, le bourg le plus important de la région est en vue. Nous y croisons les N6 et N80 déjà évoquées dans ce site. A 258 kilomètres de Paris, la petite cité du Morvan (514 m d'altitude) est encore aujourd'hui une des grandes étapes de la route Paris-Côte d'Azur malgré le déclassement de la RN6 en D906. Au temps des diligences, Saulieu a compté jusqu’à 300 chevaux dans ses relais de poste… C’est au début du XIXe siècle que la cité aménage son centre-ville pour le rendre plus agréable à traverser (place Monge en 1810).

A VOIR, A FAIRE

Edifiée au XIIe siècle, la basilique Saint-Andoche est un bel exemple de l'art roman bourguignon; le musée municipal, qui a recréé l'ambiance d'une vieille auberge (au XVIIIe , un relais y comptait jusqu'à 200 chevaux!) et où l'on peut voir une partie de l'oeuvre de François Pompon, natif de Saulieu; les anciennes bornes routières autour de l'office du tourisme; quelques pas dans le centre ancien à la recherche des panneaux de la «route N6 historique».

R.N.6, LA ROUTE DES ALPES
Auxerre, Saulieu, Chalon, Mâcon, Lyon... suivez le jeu de piste de la N6 historique (1959) jusqu'en haut du col du Mont-Cenis. Ca décoiffe de visiter les belles routes des Alpes... (lire)

R.N.80: UN TRAVAIL DE (GALLO) ROMAINS!
Entre Châtillon-sur-Seine et Cluny, la route n°80 rencontre de belles cités de caractère et zigzague au milieu de paysages nobles et sereins marqués par la patine du temps... (lire)

Il faut ensuite parcourir 4,5 km sur l’ancienne N6 pour retrouver le tracé de la RN77 bis qui part sur la gauche en direction de Thoisy-la-Berchère. On passe au large du vieux bourg féodal de Mont-Saint-Jean et son château (ancienne borne indicatrice de la RN77 bis au carrefour!) pour traverser Chailly-sur-Armançon (château du XVIe). La chaussée y saute l’une des rigoles d’alimentation du canal de Bourgogne (réservoir de Cercey) avant de franchir l’Armançon puis le canal lui-même avant d’entrer dans Pouilly-en–Auxois.

La petite cité de l’Auxois se traverse vite. Ce qui intéresse le voyageur s’y trouve d’ailleurs sous ses pieds ! On trouve en effet ici la fameuse et longue voûte (tunnel) du canal de Bourgogne (3350 m à 378 m d’altitude). Véritable exploit technique, elle fut réalisée en sept ans entre le bassin de la Seine et celui du Rhône. La route N77 bis prend la direction du sud, longe l’autoroute du Soleil jusqu’à un embranchement où l’on doit obliquer vers Sombernon.

Extrait de l'Atlas général des routes de la Province de Bourgogne. On remarque sur cette carte (fin du XVIIIe siècle) que la route n'est encore qu'un chemin finérot (qui mène aux champs ou au villages d'à côté) de 6 pieds de large (source: archives départementales de Côte d'Or).
Cette ancienne borne indicatrice de la route impériale 77 bis se trouve non loin de Mont-Saint-Jean (Photo: Marc Verney, août 2008).

UN TOUR DANS L'AUXOIS
Voilà un pays qui cache bien son jeu... L'histoire et la nature s'y camouflent derrière de jolies collines. Au détour des routes, on s'y sent plutôt bien... (lire)

A Vandenesse-en-Auxois, où passait, selon le site de la mairie, l’une des premières lignes d’autocars créées en Côte d’Or (le Dijon-Saulieu en 1921), on se trouve au pied du site de Châteauneuf, un des plus beaux lieux de Bourgogne....

A VOIR, A FAIRE

Du village pittoresque de Châteauneuf-en-Auxois, large vue sur toute la région environnante. Le château médiéval mérite la visite. A quelques kilomètres sur la D977 bis, Commarin, son romantique château (XIIIe-XVIe siècles) et la demeure de l’écrivain Henri Vincenot.

La chaussée longe le réservoir de Panthier (camping et baignade). Voilà Solle, Commarin. On passe Montoillot. Les paysages de l’Auxois s’ouvrent à nos yeux sur les ultimes kilomètres de la RN77 bis historique. Echannay s’échappe à notre droite et voici bientôt l’autoroute A38 que l’on franchit pour atteindre Sombernon et la route blanche, l’ancienne N5 qui nous mènera jusqu’à Dijon.

R.N.5: LA SUISSE PAR MONTS ET PAR VAUX
La N5 Paris-Genève-St-Gingolph est quasiment disparue à la suite du vaste déclassement des routes nationales en 2006... On aborde ici le tronçon Sombernon-Dijon. (lire)

Marc Verney, Sur ma route, janvier 2013

Sources et documents: Atlas des routes de France (Michelin, 1951-52); carte IGN Auxerre-Saulieu n°28 (2005); carte IGN Nevers-Autun n°135 (2011); carte Michelin n°65 Auxerre–Dijon (1949); archives départementales de la Nièvre; Guide Bleu Bourgogne-Lyonnais (Hachette, 1965); Guide du Routard Bourgogne (Hachette, 2009); Le flottage en Morvan, du bois pour Paris, Gérard Guillot-Chène (éd. Garnier, 1979); Le Morvan, cœur de la France T1, J. Bruley (La Morvandelle, 1964); Nivernais et Morvan d’autrefois, Jean-Pierre Harris (éd. Horvath, 1981); Notice biographique sur M. Dupin, par M. Ortolan (Joubert éditeurs, 1840); Un coin du Morvan dans l’histoire, Alexis Paillard (Alain Schrotter éditeur, 1981); culture.gouv.fr; lemorvandiaupat.free.fr; patrimoinedumorvan.net; pierrebonnard.online.fr; saint-reverien.fr; villagesdefrance.fr; Wikisara; Wikipédia. archives départementales de Côte d'Or et de la Nièvre.

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