Cette plaque Michelin, qui date de 1933 est située à Saint-Hilaire-en-Lignières (photo: MV, août 2011).
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Sources et documents: Atlas des Grandes routes de France (Michelin, 1959); Atlas routier France (Michelin, 2011); Berry, Nivernais, Bourbonnais, Jean Favière (Arthaud, 1976); Bourges pas à pas, Roger Richet (éditions Horvath, 1984); Bourges pas à pas, Roger Richet (éd. Horvath, 1984); C'était la Nationale 7, la Route Bleue, la Nationale 6, Thierry Dubois (éditions Drivers, 2010); Encyclopédie historique et anecdotique de la province de Berri, Rémi Marcel (Cercle généalogique du Haut-Berry, 1994); Guide Bleu de la France automobile (Hachette, 1954); Guéret à la fin de l'Ancien Régime, Geneviève Parelon (Pulim, 2000); Guide du Routard Berry (Hachette, 2011/2012); Histoire du Berry, sous la direction de Guy Devailly (Privat, 1987); Histoire de Bourges, Emile Mesle (éd. Horvath, 1983); Histoire de Bourges au XXe siècle, 1900-1940, Roland Narboux (Royer, archives d'histoire locale, 1993); L'Indre, sous la direction de Jean-Pierre Surrault (éd. Bordessoules, 1990); Le Berry Républicain, "Levet: 2000 ans d'histoire, ah bon?", par Guillaume Bellavoine, le 1er août 2009; Le Journal de Gien, "Gien-La Bifur: la 2x2 voies est ouverte!", par Rémi Bichon, le 30 avril 2009; argentsursauldre.com; culture.gouv.fr; detours-en-limousin.com; levet.org; Wikisara, Wikipédia. Merci à la BPI du centre Georges-Pompidou et à la Bibliothèque nationale de France.
Belle plaque de rue en faîence à Gien (photo: MV, août 2011).
Villes et villages traversés par la N140 historique (1959), en italique, les anciennes RN principales croisées:
La "bifur" (N7)
Gien (N152)
La Vallée
La Ruellée
Les Bruyères
La Roche
Les Alliots
La Barbe-Grise
Le Chêne-Rond
Argent-sur-Sauldre
Aubigny-sur-Nère
La Chapelle-d'Angillon
Saint-Martin-d'Auxigny
Saint-Georges-sur-Moulon
Fussy
Bourges (N76, N144, N151)
Levet
Les Fonds-James
Châteauneuf-sur-Cher
Lignières
Feuilletin
Thevet-Saint-Julien
La Grosse-Borne
La Châtre (N143)
L'Embranchement
Le Brolet
Les Bétoulles
Genouillac
Le Poteau
Le Chêne
Villevaleix
Bretouillis
Glénic
Chavanat
Guéret (N142, N145)
Gien: distances sur la rive droite de la Loire (photo: MV, août 2011).
La Châtre: panneau Michelin de l'ancienne nationale 727 (photo: MV, août 2011).
Borne de limites départementales entre l'Indre et la Creuse (photo: MV, août 2010).


Nos belles routes de France
R.N.140: PLUS VERTE EST LA ROUTE... (I)
La route nationale 140 historique de 1959 nous propose un trajet des plus singuliers qui soit... Entamés dans le Loiret, ses premiers kilomètres de bitume nous emmènent sur les bords de la Loire, traversée à Gien sur un pont centenaire. Puis nous voilà filant tout droit vers Bourges; le vert Berry s'ouvre devant nous jusqu'à la Châtre dans l'Indre. Voici ensuite la Creuse et Guéret... puis un court extrait de Haute-Vienne avant d'entamer le long cheminement autour des monts corrézien et de rejoindre -enfin- Figeac et le Lot, sous le soleil, exactement!! Ce sont quand même 453 kilomètres de magnifiques chaussées -souvent à l'ancienne- qui se profilent devant nous... La première partie nous emmène jusqu'à Guéret.

La route nationale 140 historique traverse la Loire à Gien (Photo: Marc Verney, août 2011). En cliquant sur l'image vous pouvez suivre la suite de notre promenade sur la N140!


C'est juste après le village des Bézards
, sur la nationale 7 (D2007), que l'on trouve la célèbre "bifur", le carrefour qui voyait la N140 quitter la route de la Côte d'Azur pour prendre la direction de Gien. Le lieu, une des grandes étapes sur les chaussées menant vers le Sud, a bien changé depuis l'époque héroïque des premiers voyages automobiles... La RN140, encadrée de longues rangées de platanes centenaires, filait en quasi ligne droite jusqu'aux premières maisons de Gien.

Même la tressautante chaussée de béton, coulée dans les années 70, a été remplacée en 2009 par un enrobé noir bien ordinaire organisant une circulation à 2 X 2 voies... Quant aux platanes, ils ont été liquidés à partir d'octobre 2005... Alors, on passe vite les multiples ronds-points de la D940, pour, enfin, jouir, à Gien, du beau regard sur les rives de la Loire. Le centre-ville de Gien, qui était riche en vieilles demeures, a été détruit durant les combats sur la Loire, en juin 1940.

Un projet de reconstruction, voulu par le gouvernement de Vichy est lancé dès la fin 1940. Il se poursuivra encore après la guerre. Celui-ci, nous indique le site Wikipédia, "se situe dans la ligne du retour à l'esprit français et à la tradition". De fait, ce n'est pas mal fait et la voie d'accès au vieux pont voulue à l'époque nous amène directement sur les bords de Loire.

Le pont actuel, avec sa forme en dos d'âne, date de 1734. Mais un premier pont de pierre, remplaçant un difficile gué, avait vu le jour au XIIIe siècle. Détruit en 1458 par la débâcle du fleuve, il est remplacé, en 1464, par un autre ouvrage de pierre, qui sera, lui aussi, très abîmé au fil des ans. L'ouvrage d'aujourd'hui est cependant toujours bâti sur les solides piles de son prédécesseur. Amusant: rive droite, on peut remarquer, à côté de l'échelle des crues, une plaque marquant les distances entre Gien et d'autres cités de bord de Loire. Ainsi, on constate que Gien est à 72,640 km d'Orléans ou bien à 388,678 kilomètres de Nantes...

L'échelle des crues à côté du pont sur la Loire à Gien . Photo: MV, août 2011.

En direction du sud, passé le faubourg de Gien, la route prend la direction de Bourges. Là aussi, même s'il reste encore quelques beaux arbres le long de l'axe ancien, les paysages urbains évoluent à grande vitesse. En 2011, un chantier considérable réaménage entièrement l'apparence de la nationale 140 historique (D940) entre Loiret et Cher. Ronds-points, créneaux de dépassement... si les apparences changent, le bitume reste, lui, incroyablement droit: dix-neuf kilomètres sans virage jusqu'à Argent-sur-Sauldre. Nous voici, nous raconte le Guide Bleu de la France automobile 1954, à "l'extrémité orientale de la Sologne, plaine de 500 km2, jadis marécageuse, assainie au XIXe siècle".

En ces contrées, les routes ont été réalisées petit à petit. C'est d'abord Sully, au tout début du XVIIe siècle, alors ministre et Grand Voyer de France, qui veut relier ses possessions en Berry à Paris... Il investit sans compter sur certains tronçons de la route Bourges-Paris. Quelques années plus tard, entre 1767 et 1776, un intendant, Dupré de Saint-Maur entend faire de Bourges un carrefour routier majeur. Des chaussées sont notamment projetées vers Châteauroux, Vierzon, Nevers ou encore Guéret, peut-on lire dans l'Histoire de Bourges d'Emile Mesle. Une petite partie de ce plan sera réalisée; ainsi, le trajet Gien-Bourges sera-t-il finalisé entre 1739 et 1777.

Le premier virage se situe à Argent-sur-Sauldre. Ici, la route se détourne un tantinet du petit centre où se trouvent les relais de la Poste et du Cor d'argent. Pour le site argentsursauldre.com, "l'origine d'Argent semble très ancienne. On retrouve le nom Argento sur des monnaies mérovingiennes (...). Argent figure dans un texte de 1217". Beaucoup plus récemment, Argent-sur-Sauldre fut un important carrefour ferroviaire: pendant une quarantaine d'années, trois compagnies (dont le fameux PO, ou Paris-Orléans) desservaient cinq destinations directes différentes depuis le bourg... un cas rare pour un simple chef-lieu de département!

Une nouvelle et immense ligne droite d'une cinquantaine de kilomètres nous emmène jusqu'à Bourges. La route se joue des collines et des douces vallées: l'ondulation du bitume nous laisse entrevoir des paysages agricoles sereins; ici et là des forêts touffues couronnent l'horizon. Lovée dans ce décor bucolique, Aubigny-sur-Nère a une histoire singulière: pour bouter l'Anglais hors de France durant la guerre de Cent ans, Charles VII demande l'aide des Ecossais, alors ennemis jurés de la Couronne d'Angleterre. Ceux-ci, dirigés par John Stuart, sont vainqueurs de l'armée anglaise à Beaugé. Et Charles VII, obligé de remercier John Stuart, va lui donner la terre d'Aubigny-sur-Nère... qui ne sera rendue à la couronne de France qu'au XVIIe siècle! Ce qui fait qu'aujourdhui encore, cette petite cité berrichonne a un je-ne-sais-quoi d'écossais dans son ambiance urbaine... Etape sympathique.

Plaque Michelin située à Aubigny-sur-Nère. Photo: Marc Verney, décembre 2011.
Gros plan sur la plaque Michelin de Saint-Hilaire-en-Lignières. Photo: Marc Verney, août 2011.

Quatorze kilomètres plus au sud, voici La Chapelle-d'Angillon. Encore une cité à l'histoire étonnante! Dotée depuis le IXe siècle environ, d'un statut de principauté, La Chapelle d'Angillon a longtemps exonéré ses citoyens d'impôts; et ce jusqu'au XVIIIe siècle! Grand personnage des lieux, Sully, seigneur de Boisbelle (c'est le nom de la principauté), fit construire une ville nouvelle, Henrichemont, une dizaine de kilomètres à l'ouest de la route. Encore un personnage célèbre ayant vécu en ces contrées: l'écrivain Alain Fournier, auteur du célèbre roman Le Grand Meaulnes.

On passe maintenant les villages de Saint-Martin-d'Auxigny et de Fussy et voilà Bourges, la préfecture du Cher, solidement installée sur sa colline, au confluent de l'Yèvre et de l'Auron. La ville a une longue histoire: capitale de la tribu des Bituriges, l'ancienne Avarich est prise d'assaut par César en 52 av. JC. Il va y massacrer les 40 000 Gaulois qui s'y étaient enfermés... Passée sous la domination de Rome, Avaricum retrouve de son faste. La ville est reliée au reste de la Gaule par un vaste réseau de voies romaines et se trouve être la capitale d'une large province.

Bourges, petite histoire locale... en 1644, nous raconte l'ouvrage Bourges pas à pas, il existait une rue des Ecrevisses. Ce drôle de nom n'a pas été choisi par hasard! En effet, la rue était si étroite, que, lorsque survenait un quelconque carosse, les piétons devaient reculer rapidement devant l'avancée du véhicule, tout comme des écrevisses...

En 1100, suite au rattachement du Berry à la couronne de France, Bourges passe sous la coupe de Philippe Ier. Louis VII, son petit-fils, est même couronné dans l'église de Bourges. Mais son mariage avec Aliénor d'Aquitaine va être annulé; ce qui déclenche la guerre entre les Plantagenêts et les Capétiens. De ces temps troublés, date à Bourges, la construction de la Grosse Tour, un colossal système de défense, haut de 33 m et aux murs épais de 6 m. Celle-ci ne sera rasée qu'au XVIIe siècle.

Anciens panneaux indicateurs de la RN140 à Châteauneuf-sur-Cher, 29 km au sud de Bourges (photo: Marc Verney, août 2011)

En 1415, après la lourde défaite d'Azincourt, le Berry est l'une des rares régions à rester ralliée à la couronne de France. Charles VII, monarque -presque- sans terre est appelé ironiquement le "roi de Bourges" par les Anglais, les ennemis d'alors (ils occupent Issoudun, juste à côté!). Mais deux personnalités hors du commun vont l'aider à recouvrer ses territoires: une jeune bergère de Lorraine (que l'on a déjà rencontré au fil de nos voyages -voir N60) et un homme d'affaire avisé, le Berruyer Jacques Coeur. Celui-ci va amasser un bien considérable, qui va contribuer à la richesse de Bourges.

La ville connaîtra, à la disgrâce de Jacques Coeur, un lent déclin, amplifié, le 22 juillet 1487, par un incendie considérable qui ravage près de 3000 bâtiments. Le coup de pouce viendra en 1861, avec Napoléon III qui décidera d'installer, suite à une visite dans la région de vastes usines d'armement. La production d'armes de guerre emploiera jusqu'à 20 000 personnes en 14-18. On y a créé le célèbre canon de 75 mm.

A VOIR , A FAIRE

Bien évidemment, on visitera la vaste cathédrale Saint-Etienne, élevée dans la première partie du XIIIe siècle et désormais inscrite au patrimoine mondial de l'humanité (remarquables vitraux); le palais Jacques-Coeur, dans le vieux Bourges, construit entre 1443 et 1451, est un somptueux exemple d'architecture gothique civile; le musée du Berry, qui rassemble de nombreux restes gallo-romains; la rue Bourbonnoux et ses vieilles demeures; les marais de Bourges, 135 ha de verdure, royaume des maraîchers et des pêcheurs. Spécialité gourmande: la forestine, un bonbon croustillant contenant un onctueux praliné parfumé au chocolat...

On quite Bourges par la route de Saint-Amand-Montrond que l'on suit jusqu'à Levet. Où l'on s'inquiète très tôt d'ailleurs des grandes vitesses atteintes par les automobiles sur cette ligne droite que l'on doit aux Romains: en 1907, peut-on lire sur le site levet.org, un panneau y limite la vitesse des voitures à pétrole à 10 km/h!! C'est là que l'on prend la direction de Châteauneuf-sur-Cher par la D940 que l'on retrouve à la sortie du village. En 1959, c'est la N140 qui sort de Bourges jusqu'à Levet, et non la N144 (devenue la D2144).

Ancienne publicité peinte à Levet (photo: Marc Verney, août 2011)

Toujours en ligne droite (décidement!), la route, nous raconte le Guide Bleu 1954, "descend insensiblement vers le Cher". Le projet de route reliant Bourges à Guéret par La Châtre n'est pas neuf: en février 1683, Colbert écrivait ainsi à son cousin, intendant du Berry: "Je vous recommande la réalisation du chemin de Paris à Guéret par La Châtre"... Mais les chaussées ne seront correctement réalisées que petit à petit, au fil des XVIIIe et XIXe siècles. La morphologie de la petite cité de Châteauneuf-sur-Cher sera d'ailleurs profondément modifiée par les divers chantiers des ponts et levées réalisés sur la rivière.

On retrouve les traces de ces travaux dans l'Atlas de Trudaine, réalisé au cours du XVIIIe siècle et disponible en ligne sur le site culture.gouv.fr. Il faut souligner la grande précision des informations accompagnant les cartes... ainsi, ce texte, décrivant les approches de Lignières sur l'Arnon: "Chaussée de pavé d'échantillon sous laquelle sont construits une levée... percée de deux ponceaux de 6 pieds d'ouverture chacun et d'un petit pont de 3 arches ayant même ouverture... à cette levée succède une levée... revêtue de murs et de parapets, laquelle est percée de 12 arches de huit pieds d'ouverture chacune et se termine au fossé de la ville de Lignières". Impressionnant!

Extrait de l'Atlas de Trudaine pour la Généralité de Bourges n°12 (XVIIIe siècle). On y voit clairement l'état du Grand Chemin de Bourges à La Châtre. Origine du document: culture.gouv.fr.
Au croisement de l'ancienne N140 et de la départementale 73, à la sortie de Châteauneuf-sur-Cher (photo: Marc Verney, août 2011)

La promenade se poursuit dans l'Indre vers La Châtre. Ce département est traversé sur un peu plus de 35 km par l'ancienne N140. En 1804, peut-on voir dans L'Indre et d'après la Mémoire statistique du département de l'Indre, la route Bourges-Tulle est pavée sur 7,3 km, empierrée sur 9,8 km. Reste à faire: 18,3 km. Il y a du boulot! Après avoir longé un circuit automobile, voilà donc La Châtre, jolie petite cité qui s'étage doucement le long de la rivière Indre. Nous sommes là au pays de George Sand, "bonne dame" de Nohant, femme et écrivain exceptionnel.

A VOIR, A FAIRE


Située à 6 km seulement au nord de La Châtre, Nohant est le village qui abrita souvent George Sand (1804-1876). La demeure de l'écrivain qui s'habillait en homme est un petit château construit vers 1760. On y visite toutes les pièces où George Sand recevait (et aimait parfois) les plus grands noms de l'art de son époque. Une jolie phrase de cette auteure atypique: "Voyager, c'est apprendre; savoir, c'est exister".

Il reste 55 km à parcourir jusqu'à Guéret. Nous roulons dans la région de la Marche (c'est ainsi que les régions frontières du royaume de France étaient jadis appelées). L'itinéraire vers Guéret n'a pas toujours suivi la chaussée actuelle. Au XVIIIe siècle, si l'on en croit l'Atlas de Trudaine, c'est par Aigurande (à l'ouest), que la route Bourges-Tulle atteignait la préfecture de la Creuse. L'actuelle route est indiquée "en travaux" au-delà de Glénic sur une carte publiée dans le livre Guéret à la fin de l'Ancien Régime. Et pourtant il y a du monde sur les voies menant à Paris: des milliers de maçons creusois partent tous les ans chercher du travail dans la capitale...

Il faut le savoir: ce sont des ouvriers venus de Creuse mais aussi des quatre coins de la France qui vont bâtir au XIXe siècle le Paris haussmannien que nous connaissons aujourd'hui!! Ils vont avoir parfois de belles carrières. Ainsi, Philippe Fougerolle (1806-1883), maçon de la Creuse, fonde l'entreprise de travaux publics Fougerolle en 1844, aujourd'hui filiale du groupe Eiffage. Mais hélas, mille fois hélas, le département de la Creuse ne se remettra jamais vraiment de ces exodes massifs...

Guéret, but de notre première étape a d'abord été l'une des villes principales du comté de la Marche puis est devenue en 1790 le chef-lieu du nouveau département de la Creuse. C'est au VIIe siècle que tout a commencé. Le site est alors occupé par un domaine agricole appartenant au comte de Limoges, Lantarius. Ce dernier convainc un moine de s'y installer. Plus tard, un village se développe autour du monastère créé par le moine devenu abbé... Ces premières bâtisses de Guéret sont détruites par une incursion viking au IXe siècle.

C'est en 1514 que Guéret obtient le titre de capitale de la Marche. Plus tard, au cours du XVIIIe siècle, la ville est le théâtre de plusieurs insurrections contre un impôt: la maltôte. Durant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux jeunes Guéretois qui refusent d'aller au Service du travail obligatoire (STO) rejoignent le maquis. Grâce à leurs sacrifices, Guéret est libérée deux fois: une première le 7 juin 1944, au lendemain du débarquement allié. Mais, reprise par les allemands deux jours après, la cité n'est débarrassée définitivement de l'occupant que le 25 août 1944...

Ancien panneau Dunlop situé sur la départementale 26 à quelques encablures du hameau du Brolet, sur la N140 historique. Photo: MV, août 2011.
Au lieu-dit Le Chêne, au nord de Glénic. Peu avant sur la route, l'automobiliste attentif aura vu une ancienne pub pour la marque Azur. Photo: MV, août 2011.

Marc Verney, Sur ma route, décembre 2011

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