La nationale 191 ne manque pas de vieux vestiges de son passé automobile. Ce petit panneau Michelin se trouve au Mesnil-Racoin (photo: MV, juin 2007).

Documentation utilisée: Atlas Michelin des grandes routes (France 1959), Atlas routier Michelin (France 2007), carte Michelin n°96 Environs de Paris (1977), Guide Bleu 1928 des environs de Paris (Hachette), Guide Taride 1948 des environs de Paris.

Juste avant Baulne, en arrivant de Ballancourt-sur-Essonne (photo: MV, juin 2007).

Villes et villages traversés par la N191 (1959):
Epône (N13)
Aulnay-s-Mauldre
Maule
Mareil-s-Mauldre (N307)
Beynes
Neauphle-le-Vieux (gare)
(N12)
Mareil-le-Guyon
Les Mesnuls
(N10)
Rambouillet
Ablis
Paray-Douaville
Authon-la-Plaine (N838)
Boutervilliers
Etampes (N20)
Mesnil-Racoin
Boissy-le-Cutté
La Ferté-Alais (N449)
Baulne
Ballancourt-s-Essonne
Fontenay-le-Vicomte
Mennecy
Le Plessis-Chenet (N7)
Corbeil-Essonnes

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Belles routes de France...
RN191: le tour de l'île (de France)...
Entre Epône, sur les bords de la Seine et Corbeil-Essonnes, sur les bords de... la Seine, une jolie route propose le tour du Bassin parisien par le sud: la nationale 191, qui, en 1959, reliait de charmants bourgs comme Mareil-sur-Mauldre, Etampes, la Ferté-Alais, Fontenay-le-Vicomte... Soit 119 km d'une balade qui fleure bon les premiers weekends de l'été, quand on rôdait sa caisse sur les rondeurs agricoles de la région capitale avant d'entamer le périple estival sur la N6 ou la N7...

Eté 2007... Joli virage de la N191 peu avant Baulne et la Ferté-Alais lorsque l'on arrive de Ballancourt-sur-Essonne (photo: Marc Verney, juin 2007). Pour retourner sur la page index, cliquez ici.


Voilà Epône, en bordure de Seine. Placée "en amphithéâtre sur les coteaux qui dominent le débouché de la vallée de la Mauldre", la petite cité, nous indique le Guide Bleu des environs de Paris (Hachette 1928), possède une église avec un clocher octogonal roman et un château, qui domine les environs. Non loin de là aussi, voici "plusieurs dolmens". la route nationale 191 quitte là la N13 (surnommée ici la "route de Quarante-Sous"... et numérotée N190 dans les années vingt) et s'enfonce dans la vallée de la Mauldre (on n'est quand même pas dans les Alpes et le relief reste doux...) par Nézel et Aulnay-sur-Mauldre. La promenade est signalée dans le Guide Taride des environs de Paris 1948: voilà, nous dit le petit road book, une balade "pittoresque". Au passage, on pourra noter la précision de ces anciens ouvrages: à Nézel par exemple, Taride nous alerte sur la présence d'un passage à niveau, tout comme à Maule, village situé plus avant sur le trajet... Le voyageur y trouvera d'ailleurs aussi une église Renaissance, un château du XVIIe et des souterrains du XIIIe siècle...

A Beynes, en 2008. (photo: Marc Verney, juin 2008).

A Mareil-sur-Mauldre, la route rencontre la N307, qui achève ici son parcours depuis les portes de Paris (St-Cloud). A Beynes, on trouvait, au centre du village, les deux anciennes plaques Michelin, dont l'une indiquait "Maule 7, Mantes 23 N191" (l'émail était hélas abimé au niveau du 9, mais ces plaques ont vécu). Là, Taride pense aux cyclistes: "Forte et longue montée pour arriver à Neauphle-le-Château", l'étape suivante. Construite sur l'emplacement d'un château-fort détruit pendant la guerre de Cent Ans, la cité est "magnifique", nous dit le Guide Bleu. La route nationale ne passe pas exactement à Neauphle, mais coupe les voies SNCF sous un pont puis va se "jeter" dans la N12 un peu après Pontchartrain (lieu-dit le Pontel).

RN12: au bout des terres
L'appel du large! La route nationale 12 nous transporte jusqu'au bout des terres, à Brest. Préparez le pull rayé!!! (lire)

A Neauphle-le-Vieux. (photo: EF, juin 2008).

Il faut suivre un kilomètre de la nationale 12 "historique" pour trouver la jonction avec une nouvelle partie de la N191. Voilà Mareil-le-Guyon, un petit bourg dans lequel on roule sur la "pointe des pneus" tant on a l'impression d'entrer dans la cour d'un particulier... A côté, nous indique le Guide Bleu des environs de Paris 1928, le touristes pourra visiter Montfort-l'Amaury, "petite ville ancienne et très pittoresque" située "à la lisière nord de la forêt de Rambouillet". L'ancien charnier "mérite" une visite... Retour sur la N191, sans quitter l'univers médiéval: dans le village des Mesnuls, la route (encore pavée) semble vouloir s'enfiler entre les tours d'une forteresse moyenâgeuse cachant en son sein une bâtisse du XVIIe siècle... Sous les massifs platanes longeant la chaussée, tout cela ne manque pas de classe.

RN10: aux basques de la Gironde
La route annonce la couleur: rouge piment d'espelette, rouge bordeaux, rouge de touraine... la N10? une route de gastronomes... (lire)

La jonction avec la nationale 10 se fait entre les Essarts-le-Roi au nord et le Perray-en-Yvelines au sud. Juqu'à Ablis, le tracé de la N191 va se confondre avec celui de la N10. On arrive à Rambouillet, au coeur de la forêt du même nom (croisement avec la N306). Il faut noter que les cartes présentes dans le Guide Bleu des environs de Paris 1928 indiquent une N10 Paris-Chartres par Epernon et Maintenon et la poursuite de la nationale 191 jusqu'à Ablis. Ce ne sera plus le cas en 1959, où la N10 passe par Ablis et où c'est la N306 qui emprunte l'itinéraire Epernon, Maintenon, Chartres... Donc, à l'orée des années soixante, la RN191 renaît à Ablis. On dit (le Guide Bleu...) que Guillaume le Conquérant y aurait dormi dans un vieil hôtel, proche du presbytère. Force est de constater que tout le bourg est désormais endormi... relégué au rang de cité dortoir pour Franciliens -relativement- aisés... Ablis, c'est aussi la porte de la Beauce. Un plat pays que ne renierait pas Jacques Brel... Taride nous précise qu'en 1948, c'est encore la N188 (venant de St-Arnoult) qui file jusqu'à Chartres, et non la N10.

Borne située à Boissy-le-Cutté. (Photo: MV, juin 2007)
Le bitume défile au coeur des blés d'été. Coupe les mottes de terre en hiver. Il faut le dire: ce coin est ennuyeux. Les villages défilent, comme des silhouettes égarées dans l'horizon lointain, Paray-Douaville, Allainville, Authon-la-Plaine (on croise la N838 de Dourdan)... Rien de bien passionnant avant Etampes. La capitale de l'Hurepois est une "villégiature agréable", nous signale le Taride 1948. La ville, qui est traversée par la N20 compte de bien beaux restes d'un passé plutôt prestigieux... C'est de là, notamment, qu'étaient extraits certains des pavés de grès qui abondaient dans les rues de la capitale. On jetera un oeil sur la tour Guinette, l'église Ste-Basile (XIe) ou l'église St-Martin, au clocher étrangement penché, car bâti sur un sol marécageux... La ville est le point de départ d'excursions dans les vallées de la Juine et de la Chalouette. En sortant d'Etampes, la N191 se sépare da la N721 (vers Pithiviers) puis, au bout de 3 km, de la N837 (Milly-la-Forêt).
Après les jolis villages du Mesnil-Racoin et de Boissy-le-Cutté, ou l'on retrouve d'anciennes signalisations, voici la Ferté-Alais (croisement avec la N449). Le petit bourg, situé sur la rive droite de l'Essonne, nous dit le Guide Bleu 1928, "a conservé la forme" des enceintes du château qui la protégeait. Voilà encore des carrières à pavés sur le plateau d'Arthenay, tout proche.

A gauche, entrée de Boissy-le-Cutté, en arrivant d'Etampes. A droite, ce Michelin a été "déclassé". Il orne désormais l'entrée de Fontenay-le-Vicomte, en arrivant de Corbeil (photos: Marc Verney, juin 2007).

De là, la route remonte franchement vers le nord et suit de loin le val de l'Essonne par Ballancourt-sur-Essonne, Fontenay-le-Vicomte (bloc de grès, dit grès de Fontenay). Les multiples étangs artificiels, qui parsèment le tracé de l'Essonne, sont ici, nous explique le Guide Bleu, "le paradis des pêcheurs à la ligne". Encore quelques kilomètres désormais sans aucun intérêt, la N191 rejoint la N7 au Plessis-Chenet avant de renaître pour deux kilomètres jusqu'au centre de Corbeil-Essonnes.

RN7: la route des mille bornes
La N7 est sans doute la plus connue de nos nationales historiques. Voilà la plus sympathique des balades vers la Côte d'Azur... Près de mille kilomètres avant de plonger dans la Grande Bleue... (lire)

Marc Verney, Sur ma route (juin 2008)